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Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C B, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur un examen complet de la situation personnelle de la requérante, dont les attaches familiales récentes en France ne justifiaient pas une protection au titre du droit au respect de la vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de la SASU Ada Bat et de M. B A, qui contestaient le refus du préfet d'Ille-et-Vilaine d'autoriser l'emploi de M. A en qualité de chef d'équipe maçon. Les conclusions indemnitaires des requérants ont été jugées irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée, en application des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et R. 5221-20 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A pour contester la décision du recteur de l'académie de Rennes qualifiant la rupture de son contrat d'AESH de "démission" par Pôle-Emploi. En cours d'instance, le recteur a modifié le motif en "fin de contrat à durée déterminée". Le tribunal a invité Mme A à confirmer le maintien de sa requête, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mais elle n'a pas répondu dans le délai d'un mois. En application de cet article, elle est réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions. L'ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une étudiante en droit afin d'enjoindre au préfet du Finistère de prolonger son titre de séjour "étudiant" en raison de l'urgence liée à la suspension de sa bourse d'État. En cours d'instance, le préfet a délivré à la requérante une attestation de décision favorable valant autorisation de séjour et de travail jusqu'au 31 octobre 2025. Le juge a constaté que la demande était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de la SARL Arkos Investissements, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés pour 2018. La société invoquait la nullité rétroactive d'un abandon de créance de 1 400 000 euros consenti par son gérant, arguant d'un vice du consentement (erreur sur sa situation comptable). Le tribunal juge que la rectification fiscale (réintégration d'une provision) est étrangère au motif de l'abandon de créance, et que l'erreur alléguée ne peut donc affecter sa validité. La solution est fondée sur l'article 1135 du code civil, relatif aux motifs déterminants du consentement.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Morbihan du 26 août 2024 refusant de renouveler le récépissé de demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante guinéenne. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas satisfaite, faute pour la requérante de justifier d'un préjudice grave et immédiat, notamment en raison de l'absence de preuves suffisantes de sa situation professionnelle et du délai de deux mois écoulé avant son recours. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1990.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par Mme B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre des armées rejetant sa demande d’indemnité de départ volontaire. Après que le ministre a fait droit à sa demande, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement accepté par le ministre. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 novembre 2024.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B qui contestait l'arrêté du 30 mai 2022 du maire de La-Bazouge-du-Désert abrogeant l'arrêté de 2018 portant réouverture du chemin rural de Bruet. Le tribunal a jugé que l'arrêté de 2018, qui autorisait la circulation des véhicules sur un chemin rural relevant du domaine privé communal, n'avait pas créé de droits au profit de la requérante et que son abrogation était légale. La décision s'appuie sur les articles L. 161-1 et L. 161-2 du code rural et de la pêche maritime, ainsi que sur l'article L. 161-1 du code de la voirie routière, rappelant que l'affectation à l'usage du public d'un chemin rural peut être remise en cause par une décision administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 4 août 2021 par lequel la maire de Rennes a délivré un permis de construire pour la surélévation partielle d'une maison individuelle. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence de saisine de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) et la méconnaissance de diverses dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la délégation de signature était régulière et que le terrain n'étant pas situé dans le périmètre de protection d'un monument historique, la saisine de l'ABF n'était pas requise. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 621-32 du code du patrimoine et R. 600-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe d’ethnie tchétchène, contestant un arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment le vice de procédure lié à la notification de la décision de la Cour nationale du droit d’asile, l’invocation inopérante de l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE, et le défaut d’examen particulier. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 611-1, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, Mme D et la SC Le Lou comme irrecevable pour tardiveté. Les requérants contestaient un permis de construire délivré le 21 novembre 2022 par le maire de Lancieux pour deux bâtiments de 24 logements et un pôle médical. Le tribunal a constaté que l'affichage réglementaire du permis sur le terrain avait débuté au plus tard le 29 novembre 2022, faisant courir le délai de recours contentieux de deux mois, lequel expirait le 30 mars 2023. La requête, enregistrée le 11 août 2023, était donc tardive, et le recours gracieux formé le 13 février 2023 n'a pu prolonger ce délai contentieux, en application des articles R. 421-1 du code de justice administrative et R. 600-2 du code de l'urbanisme.
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes (5ème Chambre) rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 16 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, au motif que M. B avait déjà pu présenter ses observations lors de sa garde à vue. Il juge également que l'arrêté est suffisamment motivé en droit et en fait, et que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions d'éloignement fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de la région Bretagne du 5 mai 2022 refusant son autorisation d'exploiter des parcelles à Theix-Noyalo. Le tribunal a jugé que le préfet avait correctement appliqué l'ordre des priorités du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) de Bretagne, en retenant la priorité n° 4.2 pour l'EARL de Burguhennec (installation d'agriculteur) et la priorité n° 9 pour M. A (agrandissement). Il a estimé que l'arrêté n'était entaché ni d'erreur d'appréciation ni de méconnaissance des orientations du SDREA, fondant sa décision sur les articles L. 312-1 et L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime.
Le Tribunal Administratif de Rennes (5ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme B dirigées contre un arrêté de non-opposition à déclaration préalable pour une division parcellaire et un permis de construire une maison individuelle à Saint-Malo. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant, car ils n'établissaient pas en quoi ces autorisations affectaient directement leurs conditions de jouissance ou d'occupation de leur bien. Sur le fond, il a rappelé que le juge administratif n'a pas compétence pour se prononcer sur l'existence ou la validité de servitudes de droit privé, et que les autorisations d'urbanisme délivrées respectaient les règles du plan local d'urbanisme, notamment l'article UE 3 concernant l'accès à la voie publique. Les demandes de frais de justice présentées par les requérants ont été rejetées, et ces derniers ont été condamnés à verser des sommes à la commune et aux bénéficiaires des autorisations.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation du refus implicite du maire de Saint-Agathon de dresser un procès-verbal d'infraction pour non-conformité des travaux du lotissement "Les Écrins de Kerhollo". Le tribunal a jugé que, bien que le maire soit tenu de constater les infractions en vertu des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme, cette obligation cesse lorsque l'action publique est prescrite. En l'espèce, les travaux litigieux, achevés depuis plus de six ans, étaient prescrits conformément à l'article 8 du code de procédure pénale, ce qui rendait impossible toute poursuite. Par conséquent, la décision de refus du maire était légale.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la maire de Melgven refusant de référencer une réserve d'eau privée comme point d'eau incendie. Les requérants, M. et Mme A C, invoquaient une urgence liée à des factures d'eau impayées et un risque de responsabilité, mais le juge a estimé que ces éléments ne caractérisaient pas une atteinte grave et immédiate à leurs intérêts justifiant une suspension. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 2225-2, R. 2225-1 et R. 2225-2 du code général des collectivités territoriales, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 24 septembre 2021 par lequel la maire de Rennes s'est opposée à la déclaration préalable de Mme B pour la surélévation de sa maison individuelle. Le tribunal a jugé que la commune avait fait une inexacte application de l'article 4.2 du titre IV du règlement du PLUi de Rennes Métropole, car le projet s'intégrait dans un environnement urbain hétérogène sans créer de rupture. Il a enjoint à la commune de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné cette dernière à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Finistère à M. A, un ressortissant guinéen confié à l’aide sociale à l’enfance. La décision est fondée sur l’article L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose une appréciation globale de la situation du demandeur. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur de droit en ne prenant pas en compte l’ensemble des critères prévus (suivi de formation, liens familiaux, avis de la structure d’accueil). En conséquence, la décision du 17 mai 2023 et le rejet implicite du recours gracieux sont annulés.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Dekra Industrial. Celle-ci contestait l'attribution à la société Socotec Équipements de deux lots d'un marché public de vérification d'appareils de levage, en invoquant notamment le caractère anormalement bas des offres retenues et l'irrégularité de la méthode de notation du critère prix. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, la société requérante ayant par ailleurs abandoné le moyen tiré de l'absence de mémoire environnemental. En conséquence, la demande de suspension de la procédure de passation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Le requérant avait transmis des courriers de l’agence nationale des titres sécurisés (France Titres) l’informant de la production prochaine de son titre de séjour, sans exposer de conclusions ni de moyens. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté l’absence de requête valable. La saisine a donc été rejetée par ordonnance du 5 novembre 2024.