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Le Tribunal administratif de Rouen a annulé la décision du 26 avril 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime avait rejeté la demande de regroupement familial de M. A, ressortissant marocain, au bénéfice de son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur des condamnations pénales pour infractions à la législation sur les stupéfiants et au code de la route, ces faits ne caractérisant pas un refus de se conformer aux principes essentiels régissant la vie familiale en France au sens de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rouen annule le refus du préfet de l'Eure de délivrer un certificat de résidence de dix ans à un ressortissant algérien. Le préfet avait motivé son refus par une menace pour l'ordre public fondée sur une condamnation pénale de 2016, mais le juge estime ces faits insuffisants pour justifier une telle menace. La décision est annulée pour erreur d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande sous trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, réfugié congolais, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Maritime d’autoriser le regroupement familial pour son épouse et ses trois enfants. Le tribunal a estimé que le mariage de M. A, célébré à l’étranger par procuration sans transcription sur les registres de l’état civil français, était inopposable aux tiers en application de l’article 12 de la Convention de Genève et de l’article 171-5 du code civil. De plus, le fils aîné du couple était majeur à la date de la demande, ne remplissant pas la condition de minorité prévue à l’article L. 434-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision a été jugée conforme à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et à l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 22 mars 2023 l'assignant à résidence pour six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait légalement appliqué les articles L. 731-3 et L. 732-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence de perspective raisonnable d'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. Il a également écarté le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination, celle-ci ne constituant pas la base légale de l'assignation.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. F, détenu, contestant le blocage des numéros de téléphone de deux proches et le refus de leur délivrer des permis de visite. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le ministre, jugeant les conclusions suffisamment précises et liées. Il a ensuite procédé à une substitution de base légale, fondant les décisions sur les articles L. 341-7 et R. 341-6 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les décisions attaquées étaient justifiées par les faits de harcèlement et menaces téléphoniques commis par M. F, et que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était pas disproportionnée au regard de l'ordre public.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 11 décembre 2024 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour l'intéressé de démontrer une vie privée et familiale stable en France. Enfin, la prolongation était légalement fondée sur l'article L. 612-11 du même code, dès lors que M. A s'était maintenu irrégulièrement sur le territoire après une obligation de quitter les lieux sans délai.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 22 juin 2023 par lequel le maire de Grand-Couronne avait refusé son permis de construire. Le tribunal a considéré que la commune avait bien instruit la demande et que le dossier était resté incomplet, ce qui justifiait le refus. Il a également écarté l'existence d'un permis tacite, faute de dossier complet dans les délais. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables, faute de demande préalable. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 424-2, R. 423-19, R. 423-22, R. 423-23 et R. 423-38 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 2 décembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait correctement apprécié la situation de l'intéressé, notamment l'absence de circonstances humanitaires justifiant de ne pas édicter l'interdiction. La solution retenue confirme la légalité de l'interdiction de retour prise sur le fondement des articles L. 612-7 et L. 612-10 du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. D et Mme C qui contestaient une décision relative à l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) pour leur fille. Le tribunal a estimé que ce litige, relevant du contentieux général de la sécurité sociale, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de celle du juge judiciaire. La solution retenue est l’incompétence de la juridiction administrative, en application des articles L. 541-1 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ainsi que de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A contestant un certificat d'urbanisme négatif délivré par le préfet de la Seine-Maritime. Le tribunal a jugé que le projet de construction de deux maisons sur un terrain situé à Aubermesnil-aux-Erables méconnaissait l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Il a estimé que le terrain, bien que proche de quelques constructions, se trouvait dans un secteur agricole et que le projet aurait pour effet d'étendre la partie urbanisée de la commune. Par conséquent, la décision préfectorale n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Rouen annule le refus implicite du maire d'Oudalle de délivrer un certificat de permis d'aménager tacite à la SAS NDC Foncier. La société avait déposé une demande de permis d'aménager le 23 juin 2022 et, en l'absence de demande de pièces complémentaires dans le délai d'un mois, un permis tacite était né le 23 septembre 2022 en application des articles R. 423-22, R. 423-23 et R. 424-1 du code de l'urbanisme. Le tribunal juge que la commune était tenue de délivrer le certificat prévu à l'article R. 424-13 du même code, sans que la production ultérieure d'une pièce complémentaire ne remette en cause l'existence du permis tacite. Aucune injonction n'est prononcée, la commune ayant déjà délivré le certificat en exécution d'une ordonnance de référé.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de l'Eure du 23 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu de M. B n'avait pas été méconnu, car il avait pu présenter ses observations lors de l'examen de sa demande d'asile, préalablement à la décision contestée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant l'annulation de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour. Les textes appliqués sont notamment l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de dix jours de cellule avec sursis pour détention de stupéfiants. Le tribunal a écarté les moyens d’irrégularité du compte rendu d’incident, de défaut de motivation et d’erreur de droit, en jugeant que le compte rendu avait été établi dans les plus brefs délais et que la décision attaquée était suffisamment motivée. Il a également considéré que la décision de la directrice interrégionale, fondée sur le code pénitentiaire en vigueur, s’était substituée à la décision initiale erronée. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 234-12 du code pénitentiaire et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, détenu, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 1 000 euros pour la destruction de biens (plaques de cuisson, ventilateur, table) lors d'une fouille de cellule. Le tribunal a jugé que l'administration pénitentiaire n'avait commis aucune faute : la table en carton était interdite par le règlement intérieur, et les plaques et le ventilateur, cassés et présentant un risque pour la sécurité, pouvaient être retirés et détruits conformément à l'article R. 225-5 du code pénitentiaire. La responsabilité de l'État n'a donc pas été engagée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de Mme C et M. D contre la délibération 2022-10 de la communauté d'agglomération Seine Eure approuvant la modification n°1 du plan local d'urbanisme intercommunal. Les requérants contestaient notamment la procédure, le défaut de concertation, et le classement en zone N de leur parcelle. Le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant que la modification, qui réduisait une zone agricole, relevait de la procédure de révision allégée prévue à l'article L. 153-34 du code de l'urbanisme et non de la modification ordinaire. En conséquence, la délibération attaquée a été annulée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme B et autres voisins demandant l'annulation de l'arrêté du 1er mars 2022 par lequel le maire de Bouafles ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de la SCI PLL pour l'aménagement d'une aire de loisirs et d'une piscine dans un camping. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence de saisine de l'agence régionale de santé, aucune disposition légale ou réglementaire ne l'imposant pour ce type de projet. Il a également jugé que les requérants n'établissaient pas la réalité et la gravité des nuisances sonores invoquées au titre de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les recours de Mme C, ressortissante du Surinam, contre deux arrêtés du préfet de la Seine-Maritime du 20 décembre 2024. Le premier arrêté l’assignait à résidence pour quarante-cinq jours, et le second l’obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a considéré que la convocation administrative préalable n’était pas irrégulière et que la mesure d’éloignement était justifiée par l’absence de titre de séjour et la menace pour l’ordre public, en raison de condamnations pénales pour trafic de stupéfiants. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné les recours de M. A, ressortissant sénégalais, contre deux arrêtés d'assignation à résidence pris par les préfets de l'Eure et de la Seine-Maritime. Concernant l'arrêté du 4 décembre 2024, le tribunal a constaté qu'il avait été abrogé le 23 décembre 2024 et qu'il n'avait reçu aucune exécution, ce qui a privé d'objet le recours. Pour l'arrêté du 23 décembre 2024, le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Rouen a annulé la décision du 18 décembre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à Mme D A, ressortissante tchadienne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la requérante justifiait d'un motif légitime pour avoir présenté sa demande d'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours, en raison de l'indisponibilité de rendez-vous à la préfecture. Cette solution est fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions matérielles d'accueil dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Eure du 13 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, fondée sur les stipulations de l'accord franco-algérien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace grave pour l'ordre public que constitue la condamnation de l'intéressé pour viol incestueux.