Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2201328(TA83-2201328)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, agent territorial, qui demandait l'annulation de la décision du 21 mars 2022 par laquelle la métropole Toulon Provence Méditerranée avait refusé de reconnaître sa perte auditive comme maladie professionnelle. Le tribunal a estimé que M. B n'apportait pas la preuve que sa pathologie remplissait les conditions du tableau n°42 des maladies professionnelles ni qu'elle était directement causée par l'exercice de ses fonctions, conformément à l'article 21bis de la loi du 13 juillet 1983. La décision de l'administration, fondée sur l'avis défavorable de la commission départementale de réforme, n'a donc pas été jugée entachée d'erreur d'appréciation. Les conclusions de la métropole au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2201152(TA83-2201152)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la société Saint-Germain Vienne, qui sollicitait la condamnation de la commune du Lavandou à l’indemniser pour le préjudice subi en raison de l’opposition de la commune au raccordement électrique d’un immeuble. La société invoquait l’illégalité du refus implicite de la commune et de sa décision du 19 février 2018, mais le tribunal a considéré que ces moyens étaient infondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans indemnisation, et la mise à la charge de la société des frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme et le code des relations entre le public et l’administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2402666(TA83-2402666)

Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 13 juin 2024 par lequel le maire de Hyères s'est opposé à la déclaration préalable de la société FREE MOBILE pour l'installation d'antennes de téléphonie mobile. Le tribunal juge que le maire a méconnu l'autorité de la chose jugée attachée à l'ordonnance du 23 mai 2024 du juge des référés, qui avait suspendu un précédent refus et ordonné le réexamen du dossier. En l'absence de circonstances nouvelles, l'administration ne pouvait pas se fonder à nouveau sur le même motif (atteinte au caractère des lieux) pour rejeter la demande. La décision s'appuie sur les principes de force obligatoire des décisions de justice et les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2402171(TA83-2402171)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 6 mai 2024 par lequel le maire d'Ollioules s'était opposé à la déclaration préalable de la société FREE MOBILE pour l'installation d'un relais de téléphonie mobile. Le tribunal a requalifié cet arrêté en décision de retrait de l'arrêté de non-opposition initial du 13 février 2024. Il a jugé que cette décision de retrait, bien qu'ayant respecté la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, était illégale en raison d'une erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. En conséquence, la commune d'Ollioules a été condamnée à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2401847(TA83-2401847)

Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 4 janvier 2024 par lequel le maire de Tourves ne s'est pas opposé à une déclaration préalable de travaux (création d'une ouverture et pose de climatiseurs). Le tribunal retient que le maire était en situation de compétence liée pour s'opposer au projet, en raison de l'avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France, l'immeuble étant situé aux abords de monuments historiques. La solution est fondée sur les articles R. 423-54 et R. 425-1 du code de l'urbanisme, combinés au code du patrimoine.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2500127(TA83-2500127)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C visant à annuler l'arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le juge a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation personnelle, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions du préfet du Var, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2303006(TA83-2303006)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de Mme C contre des indus de prestations familiales et d'allocation de logement, ainsi qu'une notification de fraude. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives à la fraude, estimant que le courrier de notification ne constituait pas une décision faisant grief. Concernant les indus, le tribunal a rejeté la demande de remboursement échelonné de Mme C, jugeant sa proposition insuffisante au regard de sa capacité financière. Enfin, le tribunal a confirmé le bien-fondé de l'indu d'allocation de logement, en application du code de la construction et de l'habitation, en raison du lien de parenté entre Mme C et son bailleur.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2303107(TA83-2303107)

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme D d’une demande de remise gracieuse d’indu de prime d’activité, d’allocations familiales et de RSA, pour un montant total de 6 410,48 euros. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du litige relatif aux allocations familiales, cette matière relevant de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. S’agissant de la prime d’activité et du RSA, la requête a été rejetée comme irrecevable, faute pour la requérante d’avoir formé une demande préalable auprès de l’administration compétente, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2201553(TA83-2201553)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, puéricultrice territoriale, qui contestait son classement dans le sous-groupe A5-1 pour l'attribution de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, en application de l'article R. 421-2 du code de justice administrative, et pour défaut de motivation, conformément à l'article R. 411-1 du même code. À titre subsidiaire, le tribunal a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité de traitement était infondé. La décision s'appuie sur les dispositions des lois n° 83-634 et n° 84-53, ainsi que sur les décrets n° 91-875, n° 2014-513 et n° 2020-182.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA83-2400238(TA83-2400238)

Le Tribunal administratif de Toulon a donné acte du désistement de l'association Centre de santé dentaire de Toulon, qui contestait une décision du 9 janvier 2024 de la CPAM du Var suspendant pour trois mois son exercice conventionnel. Le juge des référés avait rejeté la demande de suspension de cette décision, faute de moyen sérieux. Conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, la requérante était tenue de confirmer le maintien de sa requête en annulation dans un délai d'un mois, ce qu'elle n'a pas fait. L'association est donc réputée s'être désistée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA83-2301009(TA83-2301009)

Le Tribunal Administratif de Toulon, par une ordonnance du 24 janvier 2025, a constaté le désistement d'office de M. A B, qui contestait le refus du maire de la Seyne-sur-Mer de lui accorder un abonnement sur le marché des Sablettes pour 2023. En application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant avait été invité à confirmer le maintien de sa requête dans un délai d'un mois, faute de quoi il serait réputé s'être désisté. N'ayant pas confirmé dans ce délai, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA83-2403803(TA83-2403803)

Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement d’office de la requête de M. B et Mme C, qui contestaient le refus du rectorat de Nice de les autoriser à instruire leur enfant dans la famille. Ce désistement est intervenu après le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés le 2 décembre 2024, faute de doute sérieux sur la légalité de la décision. Conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérants, n’ayant pas confirmé le maintien de leur requête dans le délai d’un mois suivant la notification de l’ordonnance de référé, sont réputés s’être désistés. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2201211(TA83-2201211)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Casa del Sol visant à annuler l'arrêté du 17 mars 2022 par lequel le maire de Sainte-Maxime a prononcé la péremption de son permis de construire pour six maisons. La société soutenait avoir réalisé des travaux de second œuvre en 2021, mais le tribunal a jugé que les factures produites (pour cloisons, menuiseries et carrelage) ne démontraient pas des travaux suffisants au regard de l'ampleur du projet, conformément à l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme. La solution retenue confirme ainsi la péremption du permis pour interruption des travaux pendant plus d'un an.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA83-2301880(TA83-2301880)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office National des Combattants et des Victimes de Guerre (ONAC) lui refusant le bénéfice de l’aide prévue par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 pour les enfants de harkis. En cours d’instance, l’ONAC a accordé une aide financière de 6 500 euros au requérant. Faute pour M. B d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA83-2404251(TA83-2404251)

Le Tribunal administratif de Toulon, saisi par la société Callon Traitement Thermique d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de la direction générale des finances publiques de lui accorder l’aide « gaz et électricité », s’est déclaré incompétent territorialement. Appliquant l’article R. 312-10 du code de justice administrative, il a jugé que le litige, relatif à une législation régissant les activités professionnelles, relevait du tribunal du ressort du lieu de l’établissement de la société, situé à Saint-Étienne. Par conséquent, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Lyon, seul compétent pour en connaître.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2201067(TA83-2201067)

Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 10 décembre 2021 par lequel le président du département du Var a classé Mme A dans le groupe de fonctions C3-2 pour l'attribution de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La requérante, adjointe administrative, contestait ce classement en soutenant que ses fonctions de chargée de gestion administrative relevaient du groupe B3-3. Le tribunal a retenu une erreur manifeste d'appréciation, constatant que la fiche de poste et l'organigramme établissaient l'exercice de fonctions de "chargée de gestion administrative" et non d'"assistante de gestion administrative". La décision s'appuie notamment sur les décrets n° 2014-513 et n° 2020-182 relatifs au régime indemnitaire (RIFSEEP).

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2500026(TA83-2500026)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision du 25 novembre 2024 rejetant le recours gracieux de M. A, qui sollicitait l'autorisation d'exercer la profession de masseur-kinésithérapeute en France. Le juge a reconnu l'urgence, car l'absence d'autorisation empêche M. A de travailler et de percevoir des revenus, affectant gravement sa situation. Il a également estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision, fondé sur l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision attaquée et enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2500115(TA83-2500115)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé provision, rejette la demande de M. B A et de sa famille qui sollicitaient le versement d’une provision par la commune de Solliès-Toucas en réparation des préjudices résultant d’un accident de service survenu le 9 octobre 2013. Le juge estime que l’obligation de la commune n’est pas sérieusement contestable, car les requérants ne justifient pas, en l’état, de l’existence et de l’étendue de leurs préjudices, d’autant qu’une expertise médicale est en cours. La solution retenue est fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2500144(TA83-2500144)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet du Var de lui délivrer une convocation pour déposer une première demande de titre de séjour, en raison de son mariage avec un résident de longue durée et de la présence de leurs enfants français. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution d’une décision administrative préexistante, à savoir le refus de rendez-vous opposé par la préfecture le 8 janvier 2025, fondé sur un précédent arrêté de refus de séjour et d’obligation de quitter le territoire. La condition d’utilité de la mesure n’étant pas remplie, la requête a été rejetée, de même que les conclusions au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2500018(TA83-2500018)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de Mme B, agent contractuel licencié par le liquidateur du Groupement d'Intérêt Public "France Services". La requérante contestait son licenciement et le refus implicite du Centre communal d'action sociale (CCAS) de La Seyne-sur-Mer de reprendre son contrat de travail, invoquant l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, sans se prononcer sur le fond des moyens soulevés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension.

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