Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2300118(TA83-2300118)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI des Demueyes, qui demandait une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour déterminer les causes des dysfonctionnements de son réseau d'alimentation en eau. Le juge a estimé que les désordres concernent un réseau privé situé sur une propriété privée, ce qui relève du droit privé et non de la compétence de la juridiction administrative. Par conséquent, la demande d'expertise a été jugée irrecevable, et les conclusions du SIVOM Nord Artuby Jabron au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA83-2500071(TA83-2500071)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi en référé suspension par plusieurs associations environnementales contre un permis de construire délivré par le maire du Pradet à la métropole Toulon-Provence-Méditerranée pour un pôle de valorisation des déchets. Les requérantes invoquaient notamment une méconnaissance des articles L. 411-1 et L. 411-2 du code de l'environnement (absence de dérogation pour des espèces protégées), des principes de la loi littoral, et des risques d'inondation. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2302556(TA83-2302556)
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné deux requêtes de Mme B, contestant des indus d’aide exceptionnelle de solidarité (200 euros) et de prime d’activité (630,47 euros), notifiés par la CAF du Var. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que la CAF avait suffisamment motivé ses décisions et que les conditions d’attribution des aides n’étaient pas remplies, notamment en raison de l’absence de droit à l’aide personnalisée au logement pour certaines périodes. Il a également estimé que la remise de dette n’était pas justifiée, compte tenu de la fraude constatée et de l’absence de bonne foi de la requérante. Les décisions s’appuient sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l’action sociale et des familles.
N° TA83-2500025(TA83-2500025)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui demandait d'enjoindre à la commune de Vidauban d'abattre un arbre situé devant sa propriété. Le juge a constaté que ces conclusions à fin d'injonction, présentées à titre principal, ne relevaient pas d'un recours pour excès de pouvoir recevable. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
N° TA83-2403554(TA83-2403554)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Cette décision fait suite à une demande d'annulation d'une décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car M. A n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation reçue le 31 octobre 2024. L'ordonnance, rendue le 28 janvier 2025, se fonde également sur l'article R. 412-1 du même code.
N° TA83-2500063(TA83-2500063)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de M. A B, qui demandait d'enjoindre à la commune de Besse sur Issole de remettre en état une chaussée. Le juge a estimé que ces conclusions à fin d'injonction, présentées à titre principal, étaient manifestement irrecevables. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter de telles requêtes sans instruction préalable.
N° TA83-2403900(TA83-2403900)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait la suspension de son permis de visite par la maison d'arrêt de Draguignan. Malgré une demande de régularisation du tribunal, elle n'a pas produit l'acte attaqué dans le délai imparti, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA83-2404261(TA83-2404261)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, infirmier libéral, qui demandait un "permis blanc" suite à la suspension de son permis de conduire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l’article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la demande sans examiner le fond.
N° TA83-2202898(TA83-2202898)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 28 janvier 2025, du désistement pur et simple de M. B de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre une décision du ministre du travail autorisant son licenciement. Cette solution a été retenue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de donner acte des désistements. La demande de l’établissement français du sang Paca Corse au titre de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée.
N° TA83-2400382(TA83-2400382)
Le Tribunal Administratif de Toulon, par une ordonnance du 28 janvier 2025, a pris acte du désistement pur et simple de la commune de Saint Maximin La Sainte Baume. Cette dernière avait initialement saisi le tribunal pour obtenir la condamnation de la communauté d'agglomération Provence Verte au titre de la responsabilité contractuelle et de l'enrichissement sans cause, pour un montant total d'environ 1,8 million d'euros. Le désistement est intervenu à la suite d'une médiation acceptée par les deux parties, conformément aux articles L. 213-7 et suivants du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, met ainsi fin à l'instance.
N° TA83-2201275(TA83-2201275)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A, militaire ayant sollicité la résiliation de son contrat d'engagement, rejetée par le ministre des armées. Le requérant invoquait un défaut de motivation, une erreur de droit et de fait, une erreur d'appréciation, ainsi qu'une violation de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en opposant les besoins du service, conformément à l'article L. 4139-13 du code de la défense. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA83-2500070(TA83-2500070)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 octobre 2024 par laquelle le Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne sur Mer a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la baisse de traitement invoquée ne constituant pas, en l'espèce, une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de la requérante justifiant une suspension avant l'examen au fond. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2200785(TA83-2200785)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, militaire de la marine nationale, qui contestait la décision du 19 janvier 2022 du ministre des armées confirmant son débarquement pour raisons médicales du bâtiment de soutien et d'assistance outre-mer d'Entrecasteaux. Le requérant invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation, un détournement de procédure et de pouvoir, ainsi que l'incompétence de l'autorité signataire. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en s'appuyant sur les dispositions du code de la défense et des arrêtés relatifs à l'aptitude médicale et à l'emploi du personnel militaire. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative contestée.
N° TA83-2403686(TA83-2403686)
Le Tribunal administratif de Toulon annule l'arrêté du 8 octobre 2024 par lequel le préfet du Var avait obligé M. B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal estime que l'administration n’a pas retiré le titre de séjour pluriannuel valable de l’intéressé, ce qui rendait illégale la mesure d’éloignement fondée sur l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, l’arrêté est annulé et l’État est condamné à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA83-2201407(TA83-2201407)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C épouse A, militaire de la marine nationale, qui contestait la décision de débarquement pour raisons médicales prise à son encontre en raison de son refus de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée, le ministre des armées pouvant légalement édicter des obligations vaccinales pour les militaires sur le fondement de l'article D. 4122-13 du code de la défense, et a écarté les moyens tirés de l'absence de base légale, de l'atteinte à la vie privée et du détournement de pouvoir. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la substitution de base légale demandée par le ministre.
N° TA83-2203447(TA83-2203447)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, administrateur des affaires maritimes, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de réintégration anticipée dans son corps d’origine, formulée avant la fin de sa disponibilité. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre, estimant que l’arrêté de réintégration pris postérieurement n’avait pas retiré la décision contestée. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée de l’absence de recours préalable obligatoire, en application des articles L. 4125-1 et R. 4125-1 du code de la défense. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, au motif que l’administration n’avait pas justifié de l’absence de poste vacant au sein du corps d’origine de M. B, méconnaissant ainsi les dispositions de l’article L. 4139-9 du code de la défense.
N° TA83-2200330(TA83-2200330)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A, fonctionnaire de police, d’un recours en excès de pouvoir contre une mise en demeure de payer un indu de rémunération de 2 310 euros, correspondant à un complément d’indemnité de fidélisation en secteur difficile. Le requérant contestait le bien-fondé de la créance, invoquant une erreur de fait sur le montant et une erreur de droit au regard du délai de retrait de la décision attributive de l’indemnité, ainsi que des dispositions du décret n° 99-1055 du 15 décembre 1999. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’administration avait légalement réclamé l’indu, sans préciser les textes exacts appliqués dans le dispositif final.
N° TA83-2202335(TA83-2202335)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les requêtes de la SCI BOAE et de M. et Mme C contestant des rehaussements d'impôt sur les sociétés et d'impôt sur le revenu pour 2017-2018, liés à une activité de location meublée. Les requérants invoquaient des vices de procédure (avis de vérification, motivation) et contestaient le bien-fondé des impositions et pénalités. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer partiel pour les dégrèvements accordés en cours d'instance. Pour le surplus, il a rejeté les conclusions des requêtes, validant la procédure et le bien-fondé des impositions et pénalités appliquées sur le fondement des articles 35, 206 du code général des impôts et L. 47, L. 57 du livre des procédures fiscales.
N° TA83-2403688(TA83-2403688)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle "travailleur saisonnier", l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a annulé cet arrêté pour vice de procédure, en retenant que le préfet n'avait pas respecté la procédure contradictoire préalable obligatoire prévue à l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combiné aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA83-2403678(TA83-2403678)
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné la requête de M. A, ressortissant togolais, contestant un arrêté préfectoral du 22 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'absence de fondement légal de l'obligation de quitter le territoire. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.