Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2201387(TA83-2201387)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la SAS D-Cis, qui contestait des rappels de TVA d’un montant total de 1 180 360 euros pour l’année 2018. La société soutenait que la proposition de rectification était insuffisamment motivée, mais le tribunal a jugé que ce moyen relevait du bien-fondé et non de la régularité de la procédure. Sur le fond, la société n’a pas démontré que les frais de conseil liés à la cession de titres n’étaient pas incorporés au prix de cession, ce qui justifiait le refus de déduction de la TVA. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 57 du livre des procédures fiscales et du 1 du I de l’article 271 du code général des impôts.
N° TA83-2201383(TA83-2201383)
Le Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) a statué sur le recours de Mme A Martin contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017. La requérante demandait la décharge ou la réduction de ces impositions, estimant que l'administration avait irrégulièrement évalué d'office ses revenus fonciers et que certaines sommes provenaient de donations ou de ventes personnelles. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure d'imposition était régulière et que la requérante n'apportait pas la preuve du caractère non imposable des sommes en litige. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 66 et L. 73 du livre des procédures fiscales.
N° TA83-2201206(TA83-2201206)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête des consorts H demandant l'annulation de l'arrêté du 10 septembre 2021 par lequel le maire du Beausset ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation d'une antenne de radiotéléphonie. Le tribunal a jugé que le terrain d'assiette du projet n'étant pas situé dans une zone d'aléa de mouvement de terrain selon le plan de prévention des risques naturels applicable, le maire n'avait pas à exiger d'étude géotechnique préalable sur le fondement de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, tirés notamment des risques d'incendie, de l'impact visuel et de la méconnaissance du plan local d'urbanisme, ont également été écartés.
N° TA83-2201023(TA83-2201023)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B et des Pépinières du Plan visant à annuler l'arrêté du 8 juillet 2021 par lequel le maire d'Entrecasteaux s'est opposé à l'installation d'une caravane sur une parcelle en secteur Aco du PLU. Le tribunal a jugé que l'opposition était fondée sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, en raison d'un risque d'incendie justifié par l'absence de défense incendie adaptée, et que les moyens tirés de l'illégalité externe (motivation, consultation du SDIS) et interne (erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés. La demande d'injonction et les conclusions subsidiaires ont été rejetées, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2202388(TA83-2202388)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, agent de la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait l'annulation du refus implicite de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville à compter de 2016. Le tribunal a jugé que les fonctions exercées par la requérante à l'unité éducative d'activités de jour (UEAJ) de Toulon ne correspondaient pas aux critères fixés par l'annexe au décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001, notamment parce que cet établissement n'était ni un centre de placement immédiat, ni un centre éducatif renforcé, ni un foyer accueillant des jeunes issus des quartiers prioritaires. Par conséquent, la demande de Mme A a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir tirée de la prescription quadriennale soulevée par le ministre de la justice.
N° TA83-2202277(TA83-2202277)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus implicite de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. La juridiction a estimé que la requérante ne justifiait pas remplir les conditions fixées par le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 et son annexe, notamment en ce qui concerne son intervention dans le ressort territorial d'un contrat local de sécurité. Le tribunal a également rappelé que l'attribution de cette bonification est subordonnée à la limite des crédits disponibles et ne constitue pas un droit statutaire, écartant ainsi le moyen tiré de la rupture d'égalité. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA83-2202189(TA83-2202189)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus implicite de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a jugé que la requérante n'établissait pas exercer ses fonctions dans le ressort territorial d'un contrat local de sécurité, condition prévue par le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001. Il a également écarté le moyen tiré de l'épuisement des crédits, rappelant que la NBI n'est pas un droit statutaire mais dépend de l'exercice effectif de fonctions éligibles. En conséquence, la décision implicite de rejet a été confirmée.
N° TA83-2202188(TA83-2202188)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, professeur technique de la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait l'annulation du refus implicite de l'administration de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a estimé que le requérant ne démontrait pas que ses fonctions, exercées au sein d'une unité éducative d'activités de jour (UEAJ) à Toulon, correspondaient aux critères prévus par le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 et ses annexes, notamment en l'absence de preuve que l'établissement accueillait principalement des jeunes issus de zones urbaines sensibles ou de quartiers prioritaires. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et du décret précité.
N° TA83-2302608(TA83-2302608)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon concerne les recours de Mme B contre des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, ainsi que ses demandes de remise gracieuse. Le tribunal rejette l'ensemble des requêtes, considérant que les indus sont fondés et que Mme B, ayant réitéré des fausses déclarations, ne peut se prévaloir de sa bonne foi pour obtenir une remise. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA et à la prime d'activité.
N° TA83-2302467(TA83-2302467)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de M. B, qui contestait deux indus de revenu de solidarité active (RSA) notifiés par le département du Var, d’un montant total de 4 378,08 euros, pour la période d’octobre 2020 à mars 2022. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que M. B n’avait pas démontré sa bonne foi, car il n’avait pas déclaré des ressources issues de la solidarité familiale, de remboursements de tiers et de revenus locatifs, malgré son obligation déclarative. Il a également jugé que sa situation financière ne justifiait pas une remise gracieuse de la dette. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives au RSA et sur le code de justice administrative.
N° TA83-2302909(TA83-2302909)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A E pour contester des indus de revenu de solidarité active (RSA), prime d'activité, aides au logement et allocations familiales, ainsi qu'une pénalité administrative pour dissimulation de vie maritale. Le tribunal a relevé d'office son incompétence pour statuer sur l'indu d'allocations familiales et la pénalité administrative, ces litiges relevant du juge judiciaire. Sur le fond, il a jugé que la CAF du Var avait légalement constaté l'existence d'une vie maritale et des déclarations inexactes de ressources, justifiant les indus, et a rejeté la demande de remise de dette faute de saisine préalable de la CAF. La requête a été rejetée dans son ensemble, sans application des textes spécifiques sur la motivation des décisions de la commission de recours amiable.
N° TA83-2303288(TA83-2303288)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de remise totale d’un indu de prime d’activité de 237,63 euros, pour lequel une remise partielle de 118,82 euros lui avait déjà été accordée. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal a estimé que, malgré la bonne foi non contestée de Mme B, elle n’établissait pas une précarité suffisante pour justifier une remise totale, au vu de ses ressources mensuelles d’environ 1 580 euros. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA83-2402635(TA83-2402635)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant gambien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a examiné la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une délivrance de titre aux étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance entre 16 et 18 ans. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur manifeste d'appréciation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
N° TA83-2202537(TA83-2202537)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné l'opposition de Mme B à une contrainte de Pôle emploi (11 258,29 €) pour un indu d’aide au retour à l’emploi, perçu entre août 2020 et juin 2021 alors qu’elle se trouvait en Algérie. Le tribunal a relevé d’office que la requérante n’avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 5426-19 du code du travail avant de saisir le juge. Par conséquent, ses conclusions contestant le bien-fondé de l’indu ont été jugées irrecevables.
N° TA83-2301451(TA83-2301451)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A contestant deux indus de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant total de 9 417,83 euros, notifiés par la CAF du Var pour les périodes de février à août 2019 et de septembre 2019 à juillet 2021. La requérante soutenait que les sommes non déclarées provenaient de ventes partielles, de remboursements, d’aides sociales ou de dons, mais le tribunal a jugé que l’intégralité des ressources, y compris le chiffre d’affaires d’auto-entrepreneur, devait être déclarée conformément aux articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus, en application des règles de calcul des ressources issues de l’article R. 262-19 du même code et de l’article 102 ter du code général des impôts.
N° TA83-2202275(TA83-2202275)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait l'annulation du refus implicite de l'administration de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville pour ses fonctions à l'UEMO de Draguignan à compter de 2016. Le tribunal a jugé que la requérante ne remplissait pas les conditions fixées par le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001, car son unité d'affectation ne correspondait à aucun des types d'établissements ou de fonctions ouvrant droit à cette bonification (centre de placement immédiat, centre éducatif renforcé, foyer, ou centre d'action éducative situé en quartier prioritaire). La solution retenue s'appuie sur les textes applicables, notamment le décret de 2001 et la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991.
N° TA83-2202244(TA83-2202244)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait l'annulation du refus implicite de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas remplir les conditions fixées par le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001, notamment celle d'intervenir dans le ressort territorial d'un contrat local de sécurité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de dépens.
N° TA83-2403712(TA83-2403712)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur demande du maire de Saint Cyr-sur-Mer fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a désigné un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine. La requête faisait état d'un risque imminent d'effondrement de la toiture et de la structure, constaté par les services techniques municipaux. Le juge a ordonné une expertise dans les 24 heures pour constater l'état du bâtiment, évaluer le péril et proposer des mesures de sécurité. Cette décision permet à la commune de prendre un éventuel arrêté de mise en sécurité sur la base du rapport d'expertise.
N° TA83-2403508(TA83-2403508)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 26 septembre 2024 fixant à 13 000 euros son indemnisation au titre de la loi du 23 février 2022. Par un mémoire enregistré le 24 octobre 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 8 novembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
N° TA83-2403707(TA83-2403707)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi en référé par le maire de La Garde sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné la désignation d'un expert pour examiner un immeuble appartenant à la SAFER PACA présentant un péril grave (fissures, effondrement partiel de toiture et de mur). Constatant l'urgence liée aux risques pour la sécurité publique, le juge a confié à l'expert une mission de constat et d'évaluation du péril, avec remise d'un rapport sous 48 heures. La décision applique les articles L. 511-9 et R. 556-1 du code de justice administrative.