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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Toulon

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

12 562 décisions disponibles — page 230/629

DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2201550(TA83-2201550)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, architecte, d'un litige l'opposant à la commune de Sanary-sur-Mer suite à la résiliation de son marché de maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation de la batterie de la Cride. Le requérant demandait le paiement de diverses sommes, dont une actualisation de prix et des intérêts moratoires. Le tribunal a fait droit à la demande d'actualisation du prix de la mission d'avant-projet (AVP) à hauteur de 722,10 euros HT, en application des clauses contractuelles de révision des prix. En revanche, il a rejeté la demande d'intérêts moratoires, estimant que les conditions contractuelles de leur versement n'étaient pas remplies. La solution s'appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et du code des marchés publics.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2202428(TA83-2202428)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. et Mme A d’une demande d’injonction visant à contraindre la société Enedis à enlever un câble électrique surplombant leur propriété, qu’ils estiment implanté irrégulièrement. Le tribunal a constaté que l’acte de propriété ne mentionnait aucune servitude au profit d’Enedis pour cet ouvrage public, et que l’implantation n’avait pas été régularisée par une convention ou une déclaration d’utilité publique conformément aux articles L. 323-3 et suivants du code de l’énergie. En conséquence, la présence du câble constitue une emprise irrégulière, justifiant le prononcé d’une injonction de déplacement sous astreinte. La demande d’indemnisation a été réservée, et Enedis a été condamnée à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2202125(TA83-2202125)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mmes D et E contestant la requalification en occupation irrégulière du navire "Motus III" sur le domaine portuaire de Bandol, ainsi que leurs demandes indemnitaires. Le tribunal a d'abord écarté l'exception d'incompétence soulevée par la SOGEBA, jugeant que le litige, relatif à l'exécution d'un contrat d'amarrage et à l'occupation du domaine public, relevait de la compétence administrative en application de l'article L. 2331-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Sur le fond, il a considéré que la décision de requalification n'était entachée ni d'erreur de droit ni de détournement de pouvoir, et qu'aucune faute ni rupture d'égalité devant les charges publiques n'était établie, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2002520(TA83-2002520)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A, ancien officier marinier, d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante entre 1993 et 2006. Le tribunal a jugé que l’État, en tant qu’employeur, avait manqué à son obligation de sécurité en ne protégeant pas efficacement l’agent contre un danger connu, engageant ainsi sa responsabilité. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de la sécurité sociale.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2200257(TA83-2200257)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C épouse A, qui contestait le refus de l’ONIAM de se substituer à l’assureur du centre hospitalier et d’indemniser ses préjudices au titre de la solidarité nationale. La requérante estimait insuffisante l’offre d’indemnisation de 4 459,64 euros proposée par l’assureur, fondée sur un avis de la CCI retenant une perte de chance de 20 %. Le tribunal a jugé que les conditions de l’article L. 1142-15 du code de la santé publique, qui prévoient la substitution de l’ONIAM en cas de silence ou de refus de l’assureur de faire une offre, n’étaient pas remplies, l’assureur ayant formulé une offre. Il a également estimé que les conditions de prise en charge au titre de la solidarité nationale n’étaient pas réunies, faute d’avis de la CCI ou de condamnation judiciaire en ce sens.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202711(TA83-2202711)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la société ETB, qui contestait une décision de l'OFII lui imposant une contribution spéciale et forfaitaire pour l'emploi d'un ressortissant tunisien sans titre de séjour. La société invoquait l'incompétence de l'auteur de la décision et l'absence de base légale, mais le tribunal a écarté ces moyens. Il a jugé que la délégation de signature à la cheffe du service juridique était valable et que le procès-verbal de gendarmerie, faisant foi, établissait l'infraction. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code du travail.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2203027(TA83-2203027)

Le Tribunal administratif de Toulon annule partiellement la décision du 5 octobre 2022 par laquelle la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) a attribué à Mme B, enfant d'ancien supplétif, une aide de 4 000 euros dans le cadre du dispositif prévu par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. Le tribunal estime que l'administration a commis une erreur d'appréciation en n'attribuant pas le montant maximal de 5 000 euros correspondant au rang de priorité de la requérante, compte tenu de ses besoins non contestés. En conséquence, il enjoint à l'ONACVG de verser une aide supplémentaire de 1 000 euros à Mme B.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2202429(TA83-2202429)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation de la métropole Toulon Provence Méditerranée à l’indemniser des préjudices subis suite à la chute d’un arbre sur son véhicule le 1er avril 2022. La juridiction a estimé que la collectivité apportait la preuve d’un entretien normal de l’ouvrage public, l’arbre ne présentant aucun signe extérieur de fragilité avant sa chute, provoquée par des rafales de vent. En conséquence, la responsabilité de la métropole n’a pas été engagée, et la requête a été rejetée. L’assureur L’Olivier a été mis hors de cause.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202709(TA83-2202709)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le montant de l'indemnité de 6 000 euros qui lui avait été accordée par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. La requérante estimait cette somme insuffisante, arguant que la période de son séjour dans un hameau de forestage après 1975 n'avait pas été prise en compte. Le tribunal a jugé que l'administration avait bien tenu compte de la période allant jusqu'au 31 décembre 1975, conformément à l'article 3 de la loi du 23 février 2022, et que la requérante ne pouvait prétendre à une réparation pour la période postérieure à cette date. La solution retenue est donc le rejet de la demande.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202865(TA83-2202865)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du 30 novembre 2018 du préfet du Var lui ordonnant de se dessaisir de ses armes, lui interdisant d'en acquérir ou détenir, et retirant la validation de son permis de chasser. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, mais a jugé que le moyen relatif au défaut de procédure contradictoire était infondé, l'administration ayant envoyé la demande d'observations à la dernière adresse connue de l'intéressé, sans que celui-ci ait signalé son changement d'adresse. Sur le fond, le tribunal a considéré que l'arrêté était légalement fondé sur les articles L. 312-3 et L. 312-11 du code de la sécurité intérieure, ainsi que sur l'article L. 423-15 du code de l'environnement, en raison d'une condamnation pour viol et agressions sexuelles figurant au bulletin n°2 du casier judiciaire de M. A. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2203041(TA83-2203041)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS clinique chirurgicale du golfe de Saint-Tropez, qui demandait l'annulation de dix titres exécutoires émis par le centre hospitalier de Saint-Tropez pour un montant total de 659 622 euros, correspondant à des redevances d'occupation du domaine public. Le tribunal a jugé que les titres exécutoires comportaient des bases de liquidation suffisantes, en référence au contrat d'occupation du domaine public signé le 2 septembre 2013, et que la société, qui continuait à occuper le domaine sans titre, était redevable d'une indemnité d'occupation en application des articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202739(TA83-2202739)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du maire du Lavandou de lui verser l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE). Le tribunal a jugé que la démission de Mme B, motivée par une perte de revenus, ne pouvait être assimilée à une perte involontaire d'emploi au sens de l'article L. 5424-1 du code du travail, rendant la décision de refus légale. Les conclusions indemnitaires de la requérante ont été déclarées irrecevables faute de demande préalable auprès de la commune, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2201649(TA83-2201649)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, mandataire d’un groupement d’entreprises, qui demandait la condamnation du département du Var à lui verser 53 449,73 euros pour des prestations supplémentaires réalisées dans le cadre du lot n° 8 d’un marché public de restructuration du pôle social de Draguignan. Le tribunal a jugé que la demande était irrecevable faute de mémoire en réclamation préalable et, subsidiairement, infondée, car les modifications invoquées résultaient de la non-conformité initiale des équipements proposés par le groupement aux spécifications techniques du cahier des clauses techniques particulières (CCTP). La solution s’appuie sur les principes du droit des marchés publics et les stipulations du CCTP, sans faire droit à la demande d’indemnisation.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202899(TA83-2202899)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre deux saisies administratives à tiers détenteur émises par le service de gestion comptable de Saint-Cyr sur Mer pour le recouvrement de sommes liées à l’occupation d’un emplacement sur le domaine de la Bergerie. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’ordre public tiré de son incompétence, considérant que le litige, né du rapport entre un service public industriel et commercial (régie autonome de la Bergerie) et un usager, relève du droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans examen au fond. Cette solution s’appuie sur les articles L. 2224-11 et suivants du code général des collectivités territoriales.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2002538(TA83-2002538)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, ancien militaire de la Marine nationale, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence résultant de son exposition à l'amiante. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance était prescrite depuis le 1er janvier 2008, date à laquelle le requérant avait eu connaissance de son exposition via une attestation établie en 2007. La demande indemnitaire préalable, présentée le 18 juin 2020, était donc tardive. Les textes appliqués sont la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État et l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2000590(TA83-2000590)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A, ancien militaire, d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière dans la marine nationale. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre des armées, la demande préalable ayant été rejetée par la commission de recours des militaires. Il a jugé que l’État avait manqué à son obligation de sécurité envers son agent, en application de l’article L. 4123-19 du code de la défense et du décret du 17 août 1977, en ne prenant pas les mesures nécessaires pour le protéger contre l’inhalation de poussières d’amiante, engageant ainsi sa responsabilité. La solution retenue est donc la reconnaissance de la responsabilité de l’État, le tribunal se prononçant sur le principe de la faute et renvoyant à l’évaluation des préjudices.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2203488(TA83-2203488)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS clinique chirurgicale du golfe de Saint-Tropez, qui demandait l'annulation de quatre titres exécutoires émis par le centre hospitalier de Saint-Tropez pour un montant total de 257 728 euros au titre de redevances d'occupation du domaine public. La société soutenait que les titres ne comportaient pas les bases de liquidation et étaient dépourvus de base légale. Le tribunal a jugé que les titres faisaient référence au contrat d'occupation du domaine public de 2013, qui détaillait les modalités de calcul de la redevance, et que l'occupation continue du domaine public par la clinique justifiait le paiement de la redevance, même en l'absence de renouvellement formel du contrat. La décision s'appuie sur les articles 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 et L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2000246(TA83-2000246)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, militaire de la Marine nationale, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante entre 1981 et 2001. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que M. B avait eu connaissance suffisante du risque lié à l’amiante dès 2007, date de l’attestation d’exposition, et que sa demande indemnitaire, formulée en 2019, était prescrite. La solution est fondée sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2302315(TA83-2302315)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS clinique chirurgicale du golfe de Saint-Tropez, qui contestait deux titres exécutoires émis par le centre hospitalier de Saint-Tropez. Le premier titre, d’un montant de 55 euros, concernait une consultation externe, et le second, de 55 435,03 euros, portait sur des remboursements de travaux liés à un contrat d’occupation du domaine public. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire pour les travaux était suffisamment motivé, car il référait précisément au contrat du 2 septembre 2013 et à la convention de fonctionnement, fournissant ainsi les bases de liquidation requises par l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Il a également estimé que la société requérante n’établissait pas l’absence de base légale, le contrat étant toujours en vigueur faute de préavis de résiliation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris celle relative à la saisie administrative à tiers détenteur et aux frais de justice.

7 novembre 2024Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2201480(TA83-2201480)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la société AXA France IARD, en tant qu'assureur subrogé, pour obtenir la condamnation du centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer à lui rembourser les sommes versées à une patiente et au département du Var suite à un viol commis dans l'établissement. Le tribunal a rejeté l'exception de chose jugée soulevée par l'hôpital, estimant que le recours de l'assureur avait un objet et des parties différents de la précédente action de la victime. Sur le fond, il a retenu la responsabilité de l'hôpital pour défaut de surveillance, en raison de la dangerosité avérée de l'auteur et de l'absence de personnel de garde, constituant une faute dans l'organisation du service public hospitalier sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.

7 novembre 2024Résumé IA
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