Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2403362(TA83-2403362)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’une demande d’annulation d’une amende administrative de 140 euros émise par la commune de Cogolin pour dépôt de déchet irrégulier. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le contentieux du recouvrement de cette créance non fiscale relève du juge judiciaire, en application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. L’ordonnance rappelle que le contentieux du bien-fondé de la créance relève du juge compétent sur le fond, tandis que celui du recouvrement incombe au juge de l’exécution.
N° TA83-2403478(TA83-2403478)
Le Tribunal Administratif de Toulon, par une ordonnance du 8 novembre 2024, a rejeté la requête de Mme B qui contestait une amende administrative de 140 euros infligée par la commune de Cogolin pour dépôt de déchet irrégulier. Le tribunal a estimé que ce litige, portant sur le recouvrement d’une créance non fiscale d’une collectivité territoriale, relève de la compétence du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA83-2402804(TA83-2402804)
Le Tribunal Administratif de Toulon a constaté le désistement d’office de la requête de Mme C, qui contestait le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour sa fille. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La notification de l’ordonnance de rejet, envoyée à son adresse et non réclamée, a été réputée régulière. En conséquence, le tribunal a donné acte du désistement par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA83-2401432(TA83-2401432)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de l’Agence de services et de paiement (ASP) de lui accorder l’aide « coup de pouce énergie » de 250 euros. Après avoir invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, et en l’absence de réponse dans le délai imparti, le tribunal a constaté un désistement d’office. Par ordonnance du 8 novembre 2024, il a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA83-2304064(TA83-2304064)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi par la société Le Moins Cher En Formation d’une demande d’exécution du jugement n°2102282 du 15 juin 2022, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer. Cette solution a été retenue car le ministre de l’intérieur a conclu à l’exécution totale du jugement dans son mémoire en défense, et la société requérante n’a formulé aucune observation en réponse. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2402805(TA83-2402805)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement d'office de Mme C, qui contestait le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour sa fille. Ce désistement est intervenu car, après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, elle n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La notification de l'ordonnance de rejet, contenant cette obligation, a été régulièrement effectuée à son adresse. En conséquence, le tribunal a constaté le désistement et rejeté la demande de frais de justice.
N° TA83-2302303(TA83-2302303)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, qui lui avait attribué une indemnité de 3 000 euros. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement de la requête par ordonnance du 8 novembre 2024.
N° TA83-2302023(TA83-2302023)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONAC) de lui accorder une indemnité au titre de la loi du 23 février 2022 pour les enfants de harkis. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Mme B n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a donné acte de son désistement par ordonnance du 8 novembre 2024. La solution retenue est donc le désistement d’office de la requête.
N° TA83-2400101(TA83-2400101)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la société AEI PROMOTION d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Raphaël refusant un permis de construire pour un bâtiment mixte (commerces, bureaux, logements). Le refus était motivé par la méconnaissance de plusieurs articles du plan local d'urbanisme (PLU), notamment sur la hauteur, le stationnement et l’accessibilité du local poubelles. La société requérante contestait ces motifs et soutenait que des prescriptions auraient pu être imposées. Le tribunal a examiné la recevabilité de la requête et les moyens soulevés, en application du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA83-2403550(TA83-2403550)
Rejet d’une requête par le Tribunal administratif de Toulon, saisi en plein contentieux par M. A B contre une décision de refus d’échange de son permis de conduire étranger. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d’avoir exposé le moindre moyen juridique, en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2202429(TA83-2202429)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation de la métropole Toulon Provence Méditerranée à l’indemniser des préjudices subis suite à la chute d’un arbre sur son véhicule le 1er avril 2022. La juridiction a estimé que la collectivité apportait la preuve d’un entretien normal de l’ouvrage public, l’arbre ne présentant aucun signe extérieur de fragilité avant sa chute, provoquée par des rafales de vent. En conséquence, la responsabilité de la métropole n’a pas été engagée, et la requête a été rejetée. L’assureur L’Olivier a été mis hors de cause.
N° TA83-2203027(TA83-2203027)
Le Tribunal administratif de Toulon annule partiellement la décision du 5 octobre 2022 par laquelle la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) a attribué à Mme B, enfant d'ancien supplétif, une aide de 4 000 euros dans le cadre du dispositif prévu par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. Le tribunal estime que l'administration a commis une erreur d'appréciation en n'attribuant pas le montant maximal de 5 000 euros correspondant au rang de priorité de la requérante, compte tenu de ses besoins non contestés. En conséquence, il enjoint à l'ONACVG de verser une aide supplémentaire de 1 000 euros à Mme B.
N° TA83-2203041(TA83-2203041)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS clinique chirurgicale du golfe de Saint-Tropez, qui demandait l'annulation de dix titres exécutoires émis par le centre hospitalier de Saint-Tropez pour un montant total de 659 622 euros, correspondant à des redevances d'occupation du domaine public. Le tribunal a jugé que les titres exécutoires comportaient des bases de liquidation suffisantes, en référence au contrat d'occupation du domaine public signé le 2 septembre 2013, et que la société, qui continuait à occuper le domaine sans titre, était redevable d'une indemnité d'occupation en application des articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA83-2201550(TA83-2201550)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, architecte, d'un litige l'opposant à la commune de Sanary-sur-Mer suite à la résiliation de son marché de maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation de la batterie de la Cride. Le requérant demandait le paiement de diverses sommes, dont une actualisation de prix et des intérêts moratoires. Le tribunal a fait droit à la demande d'actualisation du prix de la mission d'avant-projet (AVP) à hauteur de 722,10 euros HT, en application des clauses contractuelles de révision des prix. En revanche, il a rejeté la demande d'intérêts moratoires, estimant que les conditions contractuelles de leur versement n'étaient pas remplies. La solution s'appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et du code des marchés publics.
N° TA83-2001697(TA83-2001697)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ancien militaire de la Marine nationale, qui demandait réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence résultant de son exposition à l’amiante. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance était prescrite. Le point de départ de la prescription a été fixé au 1er janvier 2010, dès lors que M. B avait eu connaissance suffisante du risque lié à l’amiante en 2009, année d’établissement de son attestation d’exposition. La demande indemnitaire préalable, présentée le 16 mai 2019, était donc tardive. La décision applique les articles 1er et 2 de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État.
N° TA83-2202865(TA83-2202865)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du 30 novembre 2018 du préfet du Var lui ordonnant de se dessaisir de ses armes, lui interdisant d'en acquérir ou détenir, et retirant la validation de son permis de chasser. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, mais a jugé que le moyen relatif au défaut de procédure contradictoire était infondé, l'administration ayant envoyé la demande d'observations à la dernière adresse connue de l'intéressé, sans que celui-ci ait signalé son changement d'adresse. Sur le fond, le tribunal a considéré que l'arrêté était légalement fondé sur les articles L. 312-3 et L. 312-11 du code de la sécurité intérieure, ainsi que sur l'article L. 423-15 du code de l'environnement, en raison d'une condamnation pour viol et agressions sexuelles figurant au bulletin n°2 du casier judiciaire de M. A. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité.
N° TA83-2202739(TA83-2202739)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du maire du Lavandou de lui verser l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE). Le tribunal a jugé que la démission de Mme B, motivée par une perte de revenus, ne pouvait être assimilée à une perte involontaire d'emploi au sens de l'article L. 5424-1 du code du travail, rendant la décision de refus légale. Les conclusions indemnitaires de la requérante ont été déclarées irrecevables faute de demande préalable auprès de la commune, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2201649(TA83-2201649)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, mandataire d’un groupement d’entreprises, qui demandait la condamnation du département du Var à lui verser 53 449,73 euros pour des prestations supplémentaires réalisées dans le cadre du lot n° 8 d’un marché public de restructuration du pôle social de Draguignan. Le tribunal a jugé que la demande était irrecevable faute de mémoire en réclamation préalable et, subsidiairement, infondée, car les modifications invoquées résultaient de la non-conformité initiale des équipements proposés par le groupement aux spécifications techniques du cahier des clauses techniques particulières (CCTP). La solution s’appuie sur les principes du droit des marchés publics et les stipulations du CCTP, sans faire droit à la demande d’indemnisation.
N° TA83-2202711(TA83-2202711)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la société ETB, qui contestait une décision de l'OFII lui imposant une contribution spéciale et forfaitaire pour l'emploi d'un ressortissant tunisien sans titre de séjour. La société invoquait l'incompétence de l'auteur de la décision et l'absence de base légale, mais le tribunal a écarté ces moyens. Il a jugé que la délégation de signature à la cheffe du service juridique était valable et que le procès-verbal de gendarmerie, faisant foi, établissait l'infraction. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code du travail.
N° TA83-2202709(TA83-2202709)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le montant de l'indemnité de 6 000 euros qui lui avait été accordée par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. La requérante estimait cette somme insuffisante, arguant que la période de son séjour dans un hameau de forestage après 1975 n'avait pas été prise en compte. Le tribunal a jugé que l'administration avait bien tenu compte de la période allant jusqu'au 31 décembre 1975, conformément à l'article 3 de la loi du 23 février 2022, et que la requérante ne pouvait prétendre à une réparation pour la période postérieure à cette date. La solution retenue est donc le rejet de la demande.