Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
12 574 décisions disponibles — page 231/629
N° TA83-2202428(TA83-2202428)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. et Mme A d’une demande d’injonction visant à contraindre la société Enedis à enlever un câble électrique surplombant leur propriété, qu’ils estiment implanté irrégulièrement. Le tribunal a constaté que l’acte de propriété ne mentionnait aucune servitude au profit d’Enedis pour cet ouvrage public, et que l’implantation n’avait pas été régularisée par une convention ou une déclaration d’utilité publique conformément aux articles L. 323-3 et suivants du code de l’énergie. En conséquence, la présence du câble constitue une emprise irrégulière, justifiant le prononcé d’une injonction de déplacement sous astreinte. La demande d’indemnisation a été réservée, et Enedis a été condamnée à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA83-2202125(TA83-2202125)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mmes D et E contestant la requalification en occupation irrégulière du navire "Motus III" sur le domaine portuaire de Bandol, ainsi que leurs demandes indemnitaires. Le tribunal a d'abord écarté l'exception d'incompétence soulevée par la SOGEBA, jugeant que le litige, relatif à l'exécution d'un contrat d'amarrage et à l'occupation du domaine public, relevait de la compétence administrative en application de l'article L. 2331-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Sur le fond, il a considéré que la décision de requalification n'était entachée ni d'erreur de droit ni de détournement de pouvoir, et qu'aucune faute ni rupture d'égalité devant les charges publiques n'était établie, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions.
N° TA83-2202340(TA83-2202340)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet du Var lui interdisant définitivement d'exercer toute fonction auprès de mineurs. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure, une composition irrégulière de la commission consultative, et une erreur d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense, jugeant que l'audition lors de l'enquête administrative n'était pas soumise aux garanties applicables à une procédure disciplinaire ou pénale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 227-4 et L. 227-10 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA83-2200257(TA83-2200257)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C épouse A, qui contestait le refus de l’ONIAM de se substituer à l’assureur du centre hospitalier et d’indemniser ses préjudices au titre de la solidarité nationale. La requérante estimait insuffisante l’offre d’indemnisation de 4 459,64 euros proposée par l’assureur, fondée sur un avis de la CCI retenant une perte de chance de 20 %. Le tribunal a jugé que les conditions de l’article L. 1142-15 du code de la santé publique, qui prévoient la substitution de l’ONIAM en cas de silence ou de refus de l’assureur de faire une offre, n’étaient pas remplies, l’assureur ayant formulé une offre. Il a également estimé que les conditions de prise en charge au titre de la solidarité nationale n’étaient pas réunies, faute d’avis de la CCI ou de condamnation judiciaire en ce sens.
N° TA83-2002520(TA83-2002520)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A, ancien officier marinier, d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante entre 1993 et 2006. Le tribunal a jugé que l’État, en tant qu’employeur, avait manqué à son obligation de sécurité en ne protégeant pas efficacement l’agent contre un danger connu, engageant ainsi sa responsabilité. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de la sécurité sociale.
N° TA83-2202899(TA83-2202899)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre deux saisies administratives à tiers détenteur émises par le service de gestion comptable de Saint-Cyr sur Mer pour le recouvrement de sommes liées à l’occupation d’un emplacement sur le domaine de la Bergerie. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’ordre public tiré de son incompétence, considérant que le litige, né du rapport entre un service public industriel et commercial (régie autonome de la Bergerie) et un usager, relève du droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans examen au fond. Cette solution s’appuie sur les articles L. 2224-11 et suivants du code général des collectivités territoriales.
N° TA83-2302315(TA83-2302315)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS clinique chirurgicale du golfe de Saint-Tropez, qui contestait deux titres exécutoires émis par le centre hospitalier de Saint-Tropez. Le premier titre, d’un montant de 55 euros, concernait une consultation externe, et le second, de 55 435,03 euros, portait sur des remboursements de travaux liés à un contrat d’occupation du domaine public. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire pour les travaux était suffisamment motivé, car il référait précisément au contrat du 2 septembre 2013 et à la convention de fonctionnement, fournissant ainsi les bases de liquidation requises par l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Il a également estimé que la société requérante n’établissait pas l’absence de base légale, le contrat étant toujours en vigueur faute de préavis de résiliation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris celle relative à la saisie administrative à tiers détenteur et aux frais de justice.
N° TA83-2201480(TA83-2201480)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la société AXA France IARD, en tant qu'assureur subrogé, pour obtenir la condamnation du centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer à lui rembourser les sommes versées à une patiente et au département du Var suite à un viol commis dans l'établissement. Le tribunal a rejeté l'exception de chose jugée soulevée par l'hôpital, estimant que le recours de l'assureur avait un objet et des parties différents de la précédente action de la victime. Sur le fond, il a retenu la responsabilité de l'hôpital pour défaut de surveillance, en raison de la dangerosité avérée de l'auteur et de l'absence de personnel de garde, constituant une faute dans l'organisation du service public hospitalier sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
N° TA83-2000014(TA83-2000014)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. A, ouvrier d'État, pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 2007 et 2015. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection efficaces malgré la connaissance des risques. Le tribunal a accordé 5 000 euros au titre du préjudice moral d'anxiété, estimant que l'exposition établie par une fiche et des attestations créait un risque élevé de pathologie grave. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et le code de justice administrative.
N° TA83-2000246(TA83-2000246)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, militaire de la Marine nationale, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante entre 1981 et 2001. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que M. B avait eu connaissance suffisante du risque lié à l’amiante dès 2007, date de l’attestation d’exposition, et que sa demande indemnitaire, formulée en 2019, était prescrite. La solution est fondée sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État.
N° TA83-2002538(TA83-2002538)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, ancien militaire de la Marine nationale, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence résultant de son exposition à l'amiante. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance était prescrite depuis le 1er janvier 2008, date à laquelle le requérant avait eu connaissance de son exposition via une attestation établie en 2007. La demande indemnitaire préalable, présentée le 18 juin 2020, était donc tardive. Les textes appliqués sont la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État et l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2000590(TA83-2000590)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A, ancien militaire, d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière dans la marine nationale. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre des armées, la demande préalable ayant été rejetée par la commission de recours des militaires. Il a jugé que l’État avait manqué à son obligation de sécurité envers son agent, en application de l’article L. 4123-19 du code de la défense et du décret du 17 août 1977, en ne prenant pas les mesures nécessaires pour le protéger contre l’inhalation de poussières d’amiante, engageant ainsi sa responsabilité. La solution retenue est donc la reconnaissance de la responsabilité de l’État, le tribunal se prononçant sur le principe de la faute et renvoyant à l’évaluation des préjudices.
N° TA83-2203488(TA83-2203488)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS clinique chirurgicale du golfe de Saint-Tropez, qui demandait l'annulation de quatre titres exécutoires émis par le centre hospitalier de Saint-Tropez pour un montant total de 257 728 euros au titre de redevances d'occupation du domaine public. La société soutenait que les titres ne comportaient pas les bases de liquidation et étaient dépourvus de base légale. Le tribunal a jugé que les titres faisaient référence au contrat d'occupation du domaine public de 2013, qui détaillait les modalités de calcul de la redevance, et que l'occupation continue du domaine public par la clinique justifiait le paiement de la redevance, même en l'absence de renouvellement formel du contrat. La décision s'appuie sur les articles 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 et L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA83-2403420(TA83-2403420)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Var de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a estimé que ce litige, fondé sur les articles L. 821-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. En conséquence, il a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Toulon, conformément à l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA83-2301508(TA83-2301508)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de carte mobilité inclusion mention "stationnement". Par un mémoire du 9 octobre 2024, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 novembre 2024. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure prenant fin par ce désistement.
N° TA83-2403468(TA83-2403468)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Var de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, le litige relevant de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'article L. 821-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Toulon, conformément à l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA83-2403673(TA83-2403673)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait une interdiction de retour sur le territoire français d’un an prise par le préfet du Var. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait ni adresse ni signature, en violation des articles R. 411-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. En l’absence de domicile connu, le tribunal n’a pas pu inviter le requérant à régulariser cette irrecevabilité manifeste. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA83-2401808(TA83-2401808)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la société Chaudronnerie Brignolaise de sa requête en référé provision dirigée contre la société Var Aménagement Développement. La demande de cette dernière, tendant à obtenir une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, a été rejetée, chaque partie conservant la charge de ses propres frais. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2401832(TA83-2401832)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une procédure de recouvrement d’amendes de stationnement. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que les contestations relatives au recouvrement d’amendes pénales relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 521 du code de procédure pénale.
N° TA83-2402543(TA83-2402543)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 5 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. A B de sa requête en plein contentieux. Celle-ci visait l’annulation de décisions du ministre de l’intérieur portant perte de points sur son permis de conduire, ainsi que le recrédit des points et des dommages et intérêts. Le désistement étant intervenu après le dépôt d’un mémoire en défense du ministre, le tribunal a constaté qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce qu’il en soit donné acte, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.