Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

12 574 décisions disponibles — page 234/629

DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA83-2403593(TA83-2403593)

Le Tribunal administratif de Toulon, saisi en référé par la maire de Ginasservis sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné la désignation d'un expert pour examiner des immeubles menaçant ruine. La requête faisait suite à l'effondrement d'une toiture et à des désordres structurels affectant plusieurs propriétés, créant un péril pour la sécurité publique. Le juge a fait droit à la demande en nommant un expert avec mission de constater l'état des bâtiments, d'évaluer la gravité du péril et de proposer des mesures provisoires. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2403358(TA83-2403358)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Alpes de Haute Provence du 26 septembre 2024 suspendant le permis de conduire de Mme B pour six mois. La requérante invoquait l'urgence liée à l'exercice de sa profession, mais le juge a estimé que cette condition n'était pas remplie. Il a considéré que la gravité de l'infraction (conduite sous stupéfiants) justifiait la mesure de suspension au nom de la sécurité routière, faisant primer l'intérêt public sur la situation personnelle. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2403451(TA83-2403451)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et une assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également jugé que la possibilité pour M. A de bénéficier d'un titre de séjour de plein droit en vertu de l'accord franco-algérien ne faisait pas obstacle à son éloignement. La décision s'appuie sur les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2200684(TA83-2200684)

Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme B divorcée A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 8 janvier 2021 par lequel le maire de Saint-Zacharie ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. D pour la construction d'une piscine avec plage en bois. Le tribunal estime que le dossier de déclaration préalable, bien qu'incomplet, permettait au service instructeur d'apprécier la conformité du projet aux règles d'urbanisme, notamment à l'article UA 7 du PLU concernant les distances d'implantation. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-36 du code de l'urbanisme et UA 7 du PLU.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2403438(TA83-2403438)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une amende infligée par la SNCF et à demander une indemnisation. Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que le litige, opposant un particulier à la SNCF, société commerciale, relevait du droit privé et donc de la compétence exclusive des juridictions judiciaires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402593(TA83-2402593)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus du préfet du Var de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint de Français et l'obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que, conformément à l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, la délivrance d'un titre de séjour de dix ans pour conjoint de Français est régie par cet accord, et non par le code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a estimé que M. C ne remplissait pas les conditions de l'accord, notamment la régularité de son séjour en France et une durée de mariage d'au moins un an à la date de la décision. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2402591(TA83-2402591)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 3 juillet 2024 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, au sens des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans établir de faits précis et personnels justifiant cette qualification. En conséquence, l'arrêté a été annulé, et il a été enjoint au préfet de délivrer à M. B une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402590(TA83-2402590)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 3 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2402576(TA83-2402576)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 13 juillet 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes obligeait M. A, ressortissant turc, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et lui interdisait le retour pour un an. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prenant cette décision sans avoir préalablement statué sur la demande de titre de séjour déposée par M. A en avril et juin 2024. En conséquence, l'arrêté a été annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2200923(TA83-2200923)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de l'association syndicale autorisée (ASA) Domaine Bella Vista. Celle-ci contestait l'arrêté du maire de Saint-Tropez du 10 février 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'édification d'un portail. Le tribunal a jugé que le projet, incluant un mur bahut, était de nature à porter atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants, en application de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Les moyens tirés d'une rupture d'égalité et de la conformité au plan local d'urbanisme ont été écartés comme inopérants.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2201008(TA83-2201008)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 27 octobre 2021 par lequel le maire de La Farlède avait retiré une décision de non-opposition à une déclaration préalable et s'était opposé au projet de M. A. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable au retrait n'avait pas été respectée, car le délai accordé pour présenter des observations était insuffisant au regard du délai de trois mois prévu à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme. Cette irrégularité a privé le requérant d'une garantie essentielle, entraînant l'annulation de l'arrêté et de la décision implicite de rejet du recours gracieux. La décision se fonde sur les articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2201047(TA83-2201047)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la prescription imposée par le maire du Muy dans un arrêté de non-opposition à déclaration préalable, exigeant que les nouvelles fenêtres soient en bois peint avec petits bois. Le tribunal a jugé que le maire ne s'était pas estimé en situation de compétence liée par l'avis de l'architecte des bâtiments de France et que le moyen tiré de la rupture d'égalité de traitement était inopérant, la légalité s'appréciant au regard des seules règles d'urbanisme applicables au projet. La décision de rejet du recours gracieux a également été validée par voie de conséquence. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2202062(TA83-2202062)

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) porte sur le refus implicite du ministre de l'intérieur de reconnaître comme relevant de la catégorie active les services accomplis par un commandant de police lors d'une mise à disposition en préfecture (2009-2015) et lors de sa réintégration en CRS (2015-2020). Le tribunal rappelle que seuls les emplois présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles, dont la nomenclature est fixée par décret, sont classés en catégorie active au sens de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Il constate que la période de mise à disposition en préfecture ne correspond pas à un emploi de catégorie active, tandis que la période de réintégration en CRS, durant laquelle il exerçait les fonctions de commandant de police, figure dans la liste des emplois actifs annexée au décret n° 54-832 du 13 août 1954. En conséquence, le tribunal annule partiellement la décision implicite de rejet en ce qu'elle concerne la période du 1er octobre 2015 au 7 juin 2020 et enjoint au ministre de prendre en compte cette période comme service actif.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2201378(TA83-2201378)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. et Mme B qui sollicitaient la restitution de 7 842 euros d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux acquittés lors de la cession d'un bien immobilier à Sainte-Maxime. Les requérants invoquaient le bénéfice de l'exonération prévue au 1° bis du II de l'article 150 U du code général des impôts pour la première cession d'un logement autre que la résidence principale, sous condition de remploi du prix de vente. Le tribunal a jugé que, bien que la demande d'exonération puisse être formulée par voie contentieuse, les époux B ne justifiaient pas avoir respecté les conditions de l'exonération, notamment l'engagement de remploi dans les délais, et a donc rejeté leur requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2201367(TA83-2201367)

Le Tribunal Administratif de Toulon a statué sur la requête de M. et Mme C, qui contestaient des rehaussements d'impôt sur le revenu, de contribution sur les hauts revenus et de contributions sociales pour l'année 2015. Les requérants soulevaient des moyens de procédure, notamment l'irrégularité de la vérification de comptabilité de la société Gicur, et contestaient le bien-fondé des rehaussements portant sur diverses dépenses (cadeaux, réceptions, véhicules, etc.) considérées comme non déductibles par l'administration. Le tribunal a examiné l'ensemble des moyens, tant sur la régularité de la procédure que sur le fond, en application des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur la décharge ou le maintien des impositions contestées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2203205(TA83-2203205)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D E, commandant de police, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 20 juillet 2022 du ministre de l'intérieur prononçant une exclusion temporaire de fonctions de neuf mois fermes. Le requérant invoquait des vices de procédure, notamment l'utilisation d'une enquête administrative plutôt que judiciaire pour établir des faits de travail dissimulé, et contestait la légalité interne des motifs retenus (passivité dans la recherche de poste, perception indue de rémunération, refus d'affectation). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient inopérants ou infondés, en s'appuyant sur les dispositions du code général de la fonction publique, du code de la sécurité intérieure et du décret n° 2017-105 du 27 janvier 2017. La décision confirme la sanction disciplinaire sans faire droit aux demandes de l'intéressé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2302390(TA83-2302390)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A, conseiller pénitentiaire, contestant son exclusion temporaire de fonctions de 24 mois prononcée le 19 juin 2023. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, car un arrêt rétroactif de la cour administrative d'appel de Marseille a rétabli la révocation initiale de M. A, rendant la sanction d'exclusion sans effet juridique. Les conclusions visant à faire exécuter d'autres décisions de justice ont été rejetées comme irrecevables, car relevant d'un litige distinct. Cette décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2300156(TA83-2300156)

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A et Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Var refusant l’orientation de leur enfant vers un parcours de scolarisation ou de formation. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, le juge administratif a constaté que les décisions de la CDAPH relèvent de la compétence du tribunal judiciaire. Par conséquent, l’ordonnance rejette la requête comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA83-2300523(TA83-2300523)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue le 28 octobre 2024, donne acte du désistement de Mme D B C de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci contestait la décision du 9 février 2023 de la mairie de Vidauban excluant définitivement son fils de la cantine scolaire. Le tribunal avait invité la requérante, sur le fondement de l'article R.612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu'elle n'a pas fait dans le délai imparti. En conséquence, elle est réputée s'être désistée, et le tribunal constate ce désistement pur et simple.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA83-2300750(TA83-2300750)

Le Tribunal administratif de Toulon, saisi par M. B d’une demande d’exécution du jugement n°2002394 du 10 février 2022, a constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer. Le ministre de l’intérieur ayant indiqué avoir totalement exécuté ce jugement, et le requérant n’ayant pas contesté cette affirmation ni répondu aux invitations du tribunal, la demande est devenue sans objet. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, prononce un non-lieu à statuer.

Résumé IA