Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2202262(TA83-2202262)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du ministre de l’Intérieur de reconstituer partiellement les points de son permis de conduire suite à un stage de sensibilisation effectué les 2 et 3 février 2022. Le tribunal a jugé que la décision d’invalidation du permis (48 SI) avait été régulièrement notifiée le 29 décembre 2021, soit avant le stage, rendant le requérant non titulaire d’un permis valide à cette date. En application de l’article L. 223-6 du code de la route, le bénéfice du stage de récupération de points ne pouvait donc être accordé. Les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA83-2202192(TA83-2202192)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre, juge unique) rejette la requête de M. B A qui demandait l'annulation des retraits de points ayant conduit à l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de notification des retraits, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Il juge également que le moyen fondé sur le défaut d'information préalable prévu à l'article L. 223-3 du code de la route est inopérant, car la requête ne contient aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. En conséquence, le tribunal rejette l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA83-2202149(TA83-2202149)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de retrait de 4 points de son permis de conduire. En défense, le ministre de l’intérieur a fait valoir que l’infraction avait été classée sans suite et que les points avaient été restitués. Le tribunal a constaté que la décision contestée ne figurait plus au relevé d’information intégral, ce qui équivaut à un retrait de la décision après l’introduction de la requête. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête étant devenues sans objet.
N° TA83-2202099(TA83-2202099)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la décision "48 SI" lui avait été régulièrement notifiée le 12 mars 2022 à son adresse à Tourves, comme en attestait l'avis de réception produit par le ministre de l'intérieur. En l'absence de preuve contraire apportée par le requérant, la notification était réputée régulière et le délai de recours de deux mois était expiré au moment de l'introduction de la requête le 1er août 2022. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable pour tardiveté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA83-2201930(TA83-2201930)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B A contestant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points associés. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour trois retraits de points qui avaient été retirés du relevé d'information du requérant en cours d'instance. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits, jugeant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Il a également écarté le moyen tiré du défaut d'information préalable, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA83-2201926(TA83-2201926)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la décision "48 SI" lui avait été régulièrement notifiée le 4 septembre 2021 à son adresse, et que sa requête, enregistrée le 20 juillet 2022, était tardive. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative pour opposer cette fin de non-recevoir, sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés par le requérant.
N° TA83-2201646(TA83-2201646)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon concerne un recours de Mme B A contre une décision du ministre de l'intérieur portant perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal constate un non-lieu à statuer pour un retrait de points déjà annulé, mais rejette le surplus de la requête. Il estime que la requérante, en période probatoire, ne pouvait bénéficier d'une récupération de points par stage, son capital étant déjà au maximum légal. La solution est fondée sur les articles L. 223-1, L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route.
N° TA83-2201645(TA83-2201645)
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de M. A, qui contestait le retrait de six points sur son permis de conduire. Le juge constate que la décision initiale lui a été notifiée le 19 janvier 2022 avec mention des voies et délais de recours. Le recours gracieux formé le 11 avril 2022 est tardif, car intervenu après l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La requête est donc irrecevable.
N° TA83-2201619(TA83-2201619)
Permis de conduire – Perte de validité pour solde de points nul – Stage de récupération de points. Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de M. B contestant la décision du ministre de l'intérieur du 6 décembre 2021. Il juge que le stage de sensibilisation effectué les 2 et 3 décembre 2021 a bien été pris en compte, mais que le capital maximal de 8 points du requérant (permis probatoire) ne permettait de récupérer que 3 points, insuffisants pour compenser les 11 points perdus. La décision est fondée sur les articles L. 223-6, R. 223-8 et L. 223-1 du code de la route.
N° TA83-2201583(TA83-2201583)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A B contestant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à trois infractions. Le tribunal a jugé que le défaut de notification des retraits de points par lettre simple n'affecte pas leur légalité, mais seulement leur opposabilité, et que la décision finale de perte de validité rend ces retraits opposables. Il a également estimé que l'administration avait satisfait à l'obligation d'information préalable prévue à l'article L. 223-3 du code de la route. La solution retenue est fondée sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA83-2103294(TA83-2103294)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la commune de Saint-Tropez d’un recours de plein contentieux visant à engager la responsabilité décennale de plusieurs constructeurs (cabinet Naviglio, BTP Consultants, SELE, Bourgeois, UBC Ingénierie) pour des désordres affectant la charpente et la couverture de la chapelle "du Couvent". La commune demandait la condamnation in solidum des défendeurs à lui verser 301 907 euros TTC, ou à titre subsidiaire des sommes individualisées. Le tribunal a rejeté les conclusions de la commune, considérant que le rapport d’expertise additif, sur lequel elle fondait ses prétentions, n’avait pas été soumis au contradictoire et ne pouvait être retenu, et que les désordres invoqués ne présentaient pas un caractère décennal au sens des principes applicables aux marchés publics. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2202540(TA83-2202540)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon concerne un recours de M. A B contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge unique a rejeté la requête, considérant que le défaut de notification des retraits de points par lettre simple n'affecte pas leur légalité et que l'administration peut constater la perte de validité dès lors que la dernière décision de retrait récapitule les précédents. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avaient été respectées. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA83-2201798(TA83-2201798)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon concerne le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger le permis de conduire russe (Tchétchénie) de Mme A contre un titre français, au motif que le document était contrefait. Le tribunal rejette la requête en annulation de la requérante. Il estime d'abord que la décision préfectorale est suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Ensuite, il juge que le préfet n'a pas commis d'erreur de droit en s'appuyant sur l'avis du service spécialisé dans la détection de la fraude documentaire, sans être tenu de consulter les autorités étrangères, comme le prévoit l'article 7 de l'arrêté du 12 janvier 2012.
N° TA83-2202452(TA83-2202452)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car tardive, l'administration ayant apporté la preuve d'une notification régulière de la décision "48 SI" à l'adresse de résidence du requérant le 16 avril 2022. Le tribunal a rappelé que la notification est réputée régulière lorsque le pli a été présenté à l'adresse du destinataire et que celui-ci a été avisé de sa mise en instance, sans qu'il soit nécessaire de prouver sa réception effective. La solution est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.
N° TA83-2201840(TA83-2201840)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l'Intérieur, estimant que la requête n'était pas tardive. Cependant, après avoir examiné le fond, le tribunal a considéré que les moyens soulevés par M. B n'étaient pas fondés, notamment en ce qui concerne l'absence d'information préalable et la notification des retraits de points. La décision est fondée sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA83-2202516(TA83-2202516)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de M. B contre le refus implicite du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire ivoirien. Le préfet ayant abrogé sa décision le 28 octobre 2022, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et injonction. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées, faute de demande préalable. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2403471(TA83-2403471)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi en référé suspension par M. A d’une décision du ministre de l’Intérieur portant invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, a constaté que l’infraction litigieuse du 7 juin 2023 avait été supprimée du relevé de points, rendant le solde à nouveau positif. En conséquence, l’administration est réputée avoir retiré la décision contestée, et le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Les conclusions présentées au titre des frais d’instance ont été rejetées. Cette solution repose sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA83-2403551(TA83-2403551)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de France Travail du 2 octobre 2024 radiant M. B de la liste des demandeurs d'emploi pour six mois et lui supprimant ses allocations. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de manière suffisamment grave et immédiate le préjudice causé par la décision contestée, se bornant à affirmer sans preuve que ses revenus étaient devenus nuls. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance motivée sans instruction contradictoire ni audience publique, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2403552(TA83-2403552)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension d'une décision de France Travail lui notifiant un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi de 4 391,39 euros. Le juge a estimé que le litige, relatif au service de cette allocation relevant du régime conventionnel d'assurance chômage, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de l'ordre judiciaire, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2403592(TA83-2403592)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers l’Italie pris par le préfet des Bouches-du-Rhône, se déclare incompétent territorialement. Il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Marseille, seul compétent en vertu des articles R. 922-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, car l’autorité ayant pris la décision a son siège dans le ressort de cette juridiction.