Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2403377(TA83-2403377)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'opposition du maire de Bormes les Mimosas à la déclaration préalable de la SAS Free Mobile pour l'implantation d'un relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la société requérante, notamment ceux tirés de l'incompétence et de l'erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction ont également été rejetées, et les frais de justice ont été laissés à la charge de chaque partie.
N° TA83-2403388(TA83-2403388)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du maire de la Roquebrussanne du 30 mai 2024 qui s'opposait à la déclaration préalable de la société Cellnex France Infrastructures pour l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'intérêt public lié à la couverture du territoire national et des engagements de Bouygues Telecom. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision, fondée sur une erreur de droit dans l'application du plan local d'urbanisme (articles A.2.1 et A.2.4). Le tribunal a enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai d'un mois, sans astreinte.
N° TA83-2403409(TA83-2403409)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 13 juin 2024 par lequel le préfet du Var a refusé de renouveler la carte de résident de M. A, ressortissant tunisien, pour menace grave à l'ordre public. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, et qu'en tout état de cause, aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2403463(TA83-2403463)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. C contre un arrêté préfectoral du Var l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant réside à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Marseille, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA83-2303550(TA83-2303550)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article R.532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de Mme B. Cette expertise vise à déterminer les causes et les préjudices liés à sa prise en charge au centre hospitalier intercommunal Toulon La Seyne-sur-Mer en septembre 2021, où elle a subi une ostéosynthèse, et à évaluer le caractère nosocomial d'une infection survenue postérieurement. Le tribunal a jugé la demande utile et non manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence administrative, sans préjuger des responsabilités. Il a rejeté la demande de l'ONIAM visant à imposer un pré-rapport, rappelant que l'expert est libre d'organiser ses opérations dans le respect du contradictoire.
N° TA83-2403413(TA83-2403413)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. et Mme B qui demandaient la suspension de la décision de la Commission des recours de l’Académie de Nice refusant l’autorisation d’instruction dans la famille pour leur enfant. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, l’irrégularité de la procédure et l’erreur d’appréciation sur la situation propre de l’enfant, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la condition d’urgence n’a pas été examinée. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 131-5 du code de l’éducation.
N° TA83-2403414(TA83-2403414)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de la Commission des recours de l'Académie de Nice refusant l'autorisation d'instruction dans la famille pour l'enfant Harper. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l'éducation. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence.
N° TA83-2402735(TA83-2402735)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne une demande de la commune de Seillons-Source-d'Argens visant à contraindre la communauté de communes Provence Verdon à assurer une collecte complète et régulière des déchets ménagers. La commune invoque une atteinte à la salubrité publique, à l'environnement et à la continuité du service public, en se fondant sur les articles L. 2224-13 et R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue par le juge n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la requête sollicite des injonctions sous astreinte pour remédier aux manquements allégués.
N° TA83-2403470(TA83-2403470)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Var du 16 septembre 2024 retirant la carte de séjour de M. B et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant disposait d'une procédure spéciale prévue aux articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant au tribunal administratif de statuer sur le fond dans un délai de six mois, ce qui exclut le recours à la procédure d'urgence. Aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, absence d'examen sérieux, erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH) n'a été examiné au fond en raison de ce constat procédural.
N° TA83-2400405(TA83-2400405)
Le Tribunal administratif de Toulon a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B C, qui a subi une paralysie du nerf sciatique après une opération chirurgicale à l’hôpital d’instruction des armées Sainte-Anne en août 2022. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer les causes, responsabilités et préjudices liés à cette prise en charge. Le tribunal a rejeté la demande d’établissement d’un pré-rapport, estimant que cette modalité relève de la libre appréciation de l’expert. Les droits de la caisse primaire d’assurance maladie du Var ont été réservés, et les dépens seront fixés ultérieurement.
N° TA83-2403475(TA83-2403475)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Sainte-Maxime refusant un permis de construire pour l'extension d'une villa. Le juge a estimé que les circonstances invoquées par le requérant, notamment les besoins d'hébergement de sa mère âgée et les raisons de santé de sa compagne, ne caractérisaient pas une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate justifiant une suspension provisoire. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA83-2403407(TA83-2403407)
Ce résumé concerne une requête en référé suspension déposée devant le Tribunal Administratif de Toulon par des parents contestant le refus de l’autorisation d’instruire leur enfant en famille pour l’année 2024-2025. Les requérants invoquent une atteinte grave à l’intérêt supérieur de l’enfant, notamment en raison de son état de santé (diabète de type 1) et de la continuité de son instruction à domicile avec ses frères et sœurs déjà autorisés. Ils soutiennent que l’administration a violé les articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l’éducation en exigeant des critères excessifs et en commettant une erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais la demande porte sur la suspension de la décision attaquée et une injonction sous astreinte, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2202237(TA83-2202237)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, pilote de ligne, qui contestait la décision du conseil médical de l'aéronautique civile (CMAC) du 15 juin 2022 déclarant son inaptitude médicale définitive non imputable au service aérien. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, jugeant que la décision, fondée exclusivement sur des motifs médicaux couverts par le secret, était régulièrement motivée conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également rejeté les moyens de défaut d'examen sérieux et d'erreur manifeste d'appréciation, sans les développer dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA83-2201696(TA83-2201696)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi par M. A d'une demande d'exécution de son jugement du 25 mars 2021, a constaté que l'administration avait effacé la sanction disciplinaire du dossier de l'agent et lui avait versé la somme de 2 000 euros au titre des frais de justice. En conséquence, le tribunal a estimé que les mesures nécessaires à l'exécution du jugement avaient été prises et a déclaré la demande d'exécution sans objet. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA83-2201938(TA83-2201938)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B qui demandait l'annulation de l'arrêté du 14 avril 2022 autorisant l'installation d'une grue à tour sur un chantier. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de la recommandation R406 de la Caisse nationale d'assurance maladie, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant, cette recommandation étant dépourvue de valeur normative. Les autres moyens, tirés de difficultés de terrain, de l'absence d'affichage du permis de construire et d'un préjudice d'anxiété, ont été écartés comme non établis ou insuffisamment précis. La décision se fonde sur les articles R. 4321 et R. 4323-19 du code du travail, sans retenir de violation de ces dispositions.
N° TA83-2300536(TA83-2300536)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de Mme C épouse A. Cette expertise vise à déterminer les causes et les responsabilités liées à sa prise en charge au centre hospitalier de Fréjus Saint-Raphaël pour une fracture du poignet, ainsi qu'à évaluer ses préjudices. Le tribunal a rejeté la demande de dépôt d'un pré-rapport et les conclusions du centre hospitalier tendant à mettre les frais d'expertise à la charge de la requérante.
N° TA83-2201210(TA83-2201210)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par les ayants droit de M. I D, décédé des suites d’une contamination par le virus de l’hépatite C (VHC) due à une transfusion sanguine en 1970, afin d’obtenir réparation du préjudice d’assistance par tierce personne. Les requérants se sont désistés de leur demande après avoir obtenu satisfaction par une ordonnance de référé de la Cour administrative d’appel de Marseille leur accordant une provision. L’ONIAM s’est opposé au désistement et a demandé le remboursement partiel de la provision versée, tandis que la caisse de prévoyance du personnel ferroviaire a réclamé le remboursement de ses débours. Le tribunal a pris acte du désistement des consorts D, constatant qu’il était pur et simple, et a rejeté les conclusions de l’ONIAM et de la caisse, faute de lien avec le litige principal.
N° TA83-2202305(TA83-2202305)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Asie et de la SARL Côté Jardin, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du maire du Castellet ordonnant la fermeture de leur établissement pour non-conformité aux règles de sécurité incendie. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, la référence au procès-verbal de la commission de sécurité permettant d'identifier les travaux requis. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de droit, la décision étant fondée sur le code de la construction et de l'habitation et non sur les dispositions du code de l'urbanisme invoquées. La solution retenue confirme la légalité de la mesure de police administrative prise par le maire.
N° TA83-1903564(TA83-1903564)
Le Tribunal administratif de Toulon a condamné l’État à indemniser M. B, ancien conducteur de véhicules à la direction des constructions navales de Toulon, pour le préjudice d’anxiété résultant de son exposition aux poussières d’amiante. La juridiction a retenu la responsabilité de l’État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en application de l’article L. 4123-19 du code de la défense et du décret n° 77-949 du 17 août 1977. Elle a jugé que l’exposition prolongée et sans protection suffisante, attestée par des documents officiels, ouvrait droit à réparation du préjudice moral lié au risque élevé de développer une pathologie grave.
N° TA83-2201664(TA83-2201664)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation du lycée polyvalent régional Jean Moulin à lui verser des dommages et intérêts pour discrimination à l’embauche liée à son handicap. La requête a été jugée irrecevable car dirigée contre le lycée, un établissement public local, alors que le préjudice invoqué résultait d’une décision de l’État (refus de renouvellement de contrat), dont la responsabilité est distincte. Le tribunal a appliqué les articles R. 911-82 et L. 421-1 du code de l’éducation, ainsi que les principes de recevabilité des conclusions indemnitaires. Les demandes de frais de justice ont été rejetées.