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Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. A, propriétaire à Leuville-sur-Orge, qui demandait la condamnation solidaire de la commune et de l’agglomération Cœur d’Essonne pour des dommages causés par des travaux de voirie (suppression d’un trottoir, problèmes d’évacuation des eaux pluviales et de sécurité). Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes indemnitaires et injonctives de M. A, considérant que la responsabilité des personnes publiques n’était pas engagée. La solution s’appuie sur les principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics et les dispositions du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné les requêtes de la SASP FC Grenoble Rugby contestant les décisions des 14 et 23 décembre 2022 par lesquelles la commission d'appel de la Fédération Française de Rugby (FFR) avait déclaré irrecevable son recours contre une sanction disciplinaire (retrait de 5 points et amende de 20 000 euros). Le club soutenait notamment que le délai de recours de 7 jours francs n'avait pas couru en raison d'une notification irrégulière, faute d'un système certifié et sûr, et que l'irrecevabilité pouvait être régularisée. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a appliqué les dispositions du code des sports et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de la société Continental Foncier qui contestait une délibération du conseil municipal de Milly-la-Forêt autorisant le maire à engager des discussions pour la cession future d’une parcelle. Le tribunal relève que cette délibération, qui acte la fin d’une relation contractuelle et vise la valorisation d’un terrain relevant du domaine privé communal sans en affecter le périmètre ou la consistance, ne met en cause que des rapports de droit privé. En conséquence, le juge administratif se déclare incompétent et renvoie le litige à la compétence du juge judiciaire.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus implicite du préfet de l’Essonne de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal estime que la simple attestation de dépôt d’une demande de rendez-vous en ligne ne constitue pas une demande de titre de séjour au sens de l’article R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En l’absence de dépôt régulier, aucune décision implicite de refus n’est née, rendant les conclusions irrecevables. Les demandes d’injonction et de frais de justice sont également rejetées.
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé la décision du 1er avril 2022 par laquelle le préfet des Yvelines s'était déclaré incompétent pour examiner la demande de titre de séjour de M. A, un ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A avait suffisamment établi résider à l'adresse déclarée à Trappes, contrairement aux conclusions de l'enquête domiciliaire. Il a enjoint au préfet de statuer sur cette demande dans un délai de trois mois et condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la société Recyc Matelas Europe, qui contestait une amende de 84 000 euros infligée par le DRIEETS d’Île-de-France pour non-respect des obligations d’hygiène et de mise en conformité de ses installations sanitaires, vestiaires et locaux de restauration. La société invoquait notamment l’incompétence de l’autorité, un défaut de motivation et une erreur de fait, mais le tribunal a jugé ces moyens infondés. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 8115-1 et suivants du code du travail, relatifs aux sanctions administratives pour manquements aux règles d’hygiène et de sécurité au travail.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C, qui contestait l'affectation de sa fille en classe de seconde au lycée Descartes d'Antony et demandait son inscription au lycée Lakanal de Sceaux pour des motifs médicaux et personnels. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée à l'intéressée et restée sans réponse. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Refus de classement en formation professionnelle en cuisine. Tribunal administratif de Versailles. Rejet de la requête pour irrecevabilité, car un refus de classement au travail n'est pas un acte susceptible de recours pour excès de pouvoir, sauf atteinte aux droits et libertés, ce qui n'était pas établi. Application des articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, et des articles 717-3 du code de procédure pénale et R. 412-1 et R. 412-8 du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B A d’un recours en plein contentieux contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées des Yvelines rejetant sa demande de carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d’instance, la maison départementale des personnes handicapées a annulé sa décision initiale et attribué la carte au requérant, qui a ensuite demandé "l’annulation de sa requête". Le tribunal a interprété cette demande comme un désistement pur et simple, et en a donné acte par ordonnance, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement de titre de séjour de M. B, ressortissant camerounais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une situation particulière nécessitant une intervention rapide, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 421-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant le refus d’admission en master 2 à l’Université Paris-Saclay. La requête initiale, enregistrée le 26 septembre 2024, ne contenait aucun moyen, et le mémoire motivé déposé le 24 décembre 2024 l’a été après l’expiration du délai de recours contentieux. Le juge a fait application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. Olivier Vagneux, conseiller municipal d'opposition, qui demandait l'annulation du refus implicite du maire de Savigny-sur-Orge de lui communiquer l'état annuel des indemnités perçues par les élus en 2021. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car ce document avait déjà été communiqué aux conseillers municipaux, conformément à l'article L. 2123-24-1-1 du code général des collectivités territoriales. En raison du caractère abusif du recours, M. Vagneux a été condamné à une amende de 2 000 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante pakistanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne du 11 juillet 2022 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était régulièrement signé par un délégataire compétent et suffisamment motivé en droit et en fait. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 2 et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été rejetés comme non assortis de précisions suffisantes. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision implicite de rejet du préfet des Yvelines concernant la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante philippine. La décision est annulée pour défaut de motivation, car le préfet n'a pas communiqué les motifs du rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de Mme D, qui sollicitait la condamnation de l'État à l'indemniser des préjudices subis du fait de l'illégalité d'un refus de titre de séjour opposé à son époux. Le tribunal a reconnu que l'illégalité de cet arrêté constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Cependant, il a estimé que les préjudices moral, économique et lié à la perte de la prime d'activité n'étaient pas établis, faute de lien direct et certain entre la faute et les préjudices allégués. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D, qui demandait la condamnation de l'établissement public interdépartemental Yvelines - Hauts-de-Seine pour un accident de vélo survenu le 26 août 2020 sur la RD36. Le tribunal a estimé que l'excavation dans la chaussée, bien qu'étant la cause de l'accident, ne constituait pas un défaut d'entretien normal de la voie publique, car ses dimensions n'excédaient pas celles auxquelles les usagers peuvent normalement s'attendre. En conséquence, la responsabilité de l'établissement public n'a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires de M. D ont été rejetées. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. Vagneux, conseiller municipal, contestant le refus du maire de Savigny-sur-Orge de lui permettre de poser des questions orales et de présenter des projets de vœux et motions lors de séances du conseil municipal. Le requérant invoquait la méconnaissance des articles L. 2121-19 du code général des collectivités territoriales et des articles 5 et 20 du règlement intérieur de la commune. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les refus étaient justifiés par le non-respect par M. Vagneux des règles de procédure prévues par le règlement intérieur, notamment le nombre excessif de questions orales soumises.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’une demande d’exécution de son précédent jugement du 27 juillet 2023, constate que le préfet de l’Essonne n’a pas délivré à M. A le titre de séjour « vie privée et familiale » ordonné, se limitant à des autorisations provisoires. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, il enjoint à nouveau au préfet de délivrer ce titre sous deux mois, sous astreinte de 10 euros par jour de retard. L’État est également condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du préfet de police de Paris du 22 août 2024, qui prolongeait de vingt-quatre mois l'interdiction de retour sur le territoire français de M. C, ressortissant algérien. Le juge a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa relation stable avec une ressortissante française, de la naissance imminente de leur enfant, et de la présence régulière de sa famille en France. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent de prendre en compte la situation personnelle et familiale de l'étranger.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 27 novembre 2024 par lequel le préfet des Yvelines a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a constaté que l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français était déjà suspendue de plein droit en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A avait introduit un recours en annulation contre cet arrêté. En conséquence, la condition d'urgence n'était pas remplie pour le surplus des décisions contestées, justifiant le rejet de la requête.