Droit européen — EUR-Lex
46 746textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 047Par année
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025.#FL und KM Baugesellschaft m.b.H. & Co. KG et S AG.#Renvoi préjudiciel – Concurrence – Article 101 TFUE – Effet utile – Directive 2014/104/UE – Règles régissant les actions en dommages et intérêts en droit national pour les infractions aux dispositions du droit de la concurrence des États membres et de l’Union européenne – Article 6, paragraphes 6 et 7 – Article 7, paragraphe 1 – Directive 2019/1/UE – Octroi aux autorités de concurrence des États membres des moyens de mettre en œuvre plus efficacement les règles de concurrence et de garantir le bon fonctionnement du marché intérieur – Article 31, paragraphe 3 – Champ d’application – Mécanisme d’entraide administrative et judiciaire entre autorités nationales – Transfert du dossier d’une autorité de concurrence à une autorité effectuant une enquête pénale – Jonction au dossier d’une enquête pénale des déclarations effectuées en vue d’obtenir la clémence et des propositions de transaction, ainsi que de leurs annexes – Accès à ces documents des personnes mises en examen et des autres parties à une telle procédure.#Affaire C-2/23.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application des directives 2014/104 et 2019/1 concernant la protection des déclarations de clémence et des propositions de transaction dans le cadre d'une procédure pénale nationale. La Cour juge que ces directives ne s'opposent pas à ce que ces documents, initialement transmis par une autorité de concurrence à une autorité judiciaire dans le cadre d'une entraide, soient versés au dossier d'une enquête pénale. Toutefois, l'accès à ces documents par les personnes mises en examen et les autres parties à la procédure pénale est strictement encadré par le droit national, sous réserve du respect des droits de la défense et de l'effet utile du droit de la concurrence de l'Union.
30 octobre 2025
Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 30 octobre 2025.###
L'avocat général Kokott propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Les conclusions précisent les critères permettant de déterminer si un professionnel « dirige » ses activités vers l'État membre du consommateur, notamment via un site internet, afin de déclencher la protection juridictionnelle spécifique accordée au consommateur. Cette affaire est cruciale pour les professionnels du droit français car elle affine la notion de « ciblage » dans le commerce électronique, impactant directement la détermination du for compétent pour les litiges transfrontaliers.
30 octobre 2025
Affaire C-790/23, Qassioun: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025 (demande de décision préjudicielle du Korkein hallinto-oikeus – Finlande) – X / Maahanmuuttovirasto [Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Protocole (no 22) sur la position du Danemark annexé au traité UE et au traité FUE – Accord entre la Communauté européenne et le Royaume de Danemark concernant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale présentée par un ressortissant d’un pays tiers – Règlement (UE) n° 604/2013 – Article 18, paragraphe 1, sous d) – Obligations de l’État membre responsable – Obligation de reprise en charge d’un ressortissant de pays tiers dont la demande a été rejetée et qui a présenté une demande dans un autre État membre – Notion de demande [de protection internationale] – Statut particulier du Royaume de Danemark – Notion de rejet – Décision de non-prolongation ou de non-renouvellement d’un titre de séjour temporaire – Exclusion]
La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel finlandais, la portée de l'obligation de reprise en charge d'un ressortissant d'un pays tiers par l'État membre responsable au titre du règlement Dublin III (article 18, §1, d)). Elle interprète la notion de "demande" de protection internationale et de "rejet" de celle-ci, en tenant compte du statut particulier du Danemark. L'arrêt clarifie notamment si une décision de non-prolongation ou de non-renouvellement d'un titre de séjour temporaire constitue un "rejet" au sens de ce règlement.
30 octobre 2025
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025.#UR contre DF.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 98/59/CE – Licenciements collectifs – Article 3, paragraphe 1, premier alinéa – Exigence de notification préalable à l’autorité publique compétente du projet de licenciement collectif – Conformité de la notification aux prescriptions de cette directive – Absence – Validité du licenciement – Article 4, paragraphe 1, premier alinéa – Période de carence de 30 jours.#Affaire C-134/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'absence de notification préalable à l'autorité publique compétente, conforme aux prescriptions de la directive 98/59/CE, affecte la validité des licenciements collectifs. Elle rappelle que la période de carence de 30 jours prévue à l'article 4, paragraphe 1, ne peut être réduite ou ignorée sans respecter les obligations procédurales de notification.
30 octobre 2025
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025.#UR contre DF.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesarbeitsgericht.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 98/59/CE – Licenciements collectifs – Article 3, paragraphe 1, premier alinéa – Exigence de notification préalable à l’autorité publique compétente du projet de licenciement collectif – Conformité de la notification aux prescriptions de cette directive – Absence – Validité du licenciement – Article 4, paragraphe 1, premier alinéa – Période de carence de 30 jours.#Affaire C-134/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'absence de notification préalable d'un projet de licenciement collectif à l'autorité publique compétente, conformément aux prescriptions de la directive 98/59/CE, entraîne l'invalidité des licenciements. L'arrêt souligne que cette notification doit être complète et conforme avant le début de la période de carence de 30 jours prévue à l'article 4, paragraphe 1, de la directive.
30 octobre 2025
Conclusions de l'avocat général M. J. Richard de la Tour, présentées le 30 octobre 2025.###
L'avocat général Richard de la Tour propose à la Cour de justice de l'Union européenne de préciser les conditions dans lesquelles un juge national peut écarter une décision de justice définitive contraire au droit de l'Union, en particulier au regard du principe de l'autorité de la chose jugée. Il examine l'équilibre à trouver entre l'effectivité du droit de l'Union et la sécurité juridique, notamment en présence d'une violation manifeste. Ces conclusions pourraient avoir un impact significatif sur les voies de recours en droit français, en redéfinissant les limites du principe d'irrévocabilité des décisions.
30 octobre 2025
Conclusions de l'avocate générale Mme T. Ćapeta, présentées le 30 octobre 2025.###
L'avocate générale propose à la Cour de juger que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose un délai de forclusion pour contester une décision de maintien en détention, lorsque ce délai court à compter de la notification de la décision sans que la personne détenue ait été informée de ses voies de recours. Cette interprétation vise à garantir l'effectivité du droit à un recours juridictionnel, notamment dans le cadre des procédures de transfert relevant du règlement Dublin III.
30 octobre 2025
Conclusions de l'avocat général M. N. Emiliou, présentées le 30 octobre 2025.###
L'avocat général propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de transport aérien de passagers. Il examine notamment la qualification d'une action en indemnisation fondée sur le règlement (CE) n° 261/2004 comme relevant de la matière contractuelle ou délictuelle, afin de déterminer le tribunal compétent pour connaître du litige. Cette affaire clarifie les règles de compétence applicables aux passagers aériens face à un transporteur établi hors de l'Union européenne.
30 octobre 2025
Affaire C-2/23, FL und KM Baugesellschaft et S: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025 (demande de décision préjudicielle de l’Oberlandesgericht Wien – Autriche) – FL und KM Baugesellschaft m.b.H. & Co. KG, S AG (Renvoi préjudiciel – Concurrence – Article 101 TFUE – Effet utile – Directive 2014/104/UE – Règles régissant les actions en dommages et intérêts en droit national pour les infractions aux dispositions du droit de la concurrence des États membres et de l’Union européenne – Article 6, paragraphes 6 et 7 – Article 7, paragraphe 1 – Directive 2019/1/UE – Octroi aux autorités de concurrence des États membres des moyens de mettre en œuvre plus efficacement les règles de concurrence et de garantir le bon fonctionnement du marché intérieur – Article 31, paragraphe 3 – Champ d’application – Mécanisme d’entraide administrative et judiciaire entre autorités nationales – Transfert du dossier d’une autorité de concurrence à une autorité effectuant une enquête pénale – Jonction au dossier d’une enquête pénale des déclarations effectuées en vue d’obtenir la clémence et des propositions de transaction, ainsi que de leurs annexes – Accès à ces documents des personnes mises en examen et des autres parties à une telle procédure)
La Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application des directives 2014/104 et 2019/1 concernant la protection des déclarations de clémence et des propositions de transaction dans le cadre d’une procédure pénale nationale. Elle juge que ces directives ne s’opposent pas à ce que ces documents, obtenus par une autorité de concurrence, soient transmis à une autorité d’enquête pénale et joints au dossier de cette dernière, pour autant que leur accès soit réservé aux seules personnes mises en examen et non aux autres parties à la procédure. Cet arrêt clarifie ainsi l’équilibre entre l’effectivité du droit de la concurrence et les droits de la défense dans les enquêtes pénales.
30 octobre 2025
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025.#X contre Maahanmuuttovirasto.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Protocole (no 22) sur la position du Danemark annexé au traité UE et au traité FUE – Accord entre la Communauté européenne et le Royaume de Danemark concernant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale présentée par un ressortissant d’un pays tiers – Règlement (UE) no 604/2013 – Article 18, paragraphe 1, sous d) – Obligations de l’État membre responsable – Obligation de reprise en charge d’un ressortissant de pays tiers dont la demande a été rejetée et qui a présenté une demande dans un autre État membre – Notion de “demande [de protection internationale]” – Statut particulier du Royaume de Danemark – Notion de “rejet” – Décision de non-prolongation ou de non-renouvellement d’un titre de séjour temporaire – Exclusion.#Affaire C-790/23.
Cet arrêt clarifie les obligations de reprise en charge d'un demandeur d'asile entre États membres dans le cadre du règlement Dublin III, en lien avec le statut particulier du Danemark. La Cour précise qu'une décision de non-prolongation d'un titre de séjour temporaire ne constitue pas un "rejet" d'une demande de protection internationale au sens de l'article 18, ce qui exclut l'obligation de reprise en charge. L'arrêt interprète également la notion de "demande" et les effets de l'accord spécifique liant le Danemark à ce système.
30 octobre 2025
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 30 octobre 2025.#A contre B.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile et commerciale – Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 25, paragraphe 1 – Convention attributive de juridiction – Nullité quant au fond selon le droit de l’État membre dont la juridiction est saisie – Notion.#Affaire C-398/24.
L'arrêt précise que la validité d'une clause attributive de juridiction au sens de l'article 25 du règlement Bruxelles I bis doit être appréciée selon le droit national applicable, y compris ses règles de nullité de fond. La Cour indique que le juge saisi sur le fond peut examiner la nullité de la clause, même si cette nullité est invoquée comme moyen de défense principal contre la compétence.
30 octobre 2025
Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 29 octobre 2025.#KF contre Banque européenne d'investissement.#Fonction publique – Personnel de la BEI – Sécurité sociale – Comité d’invalidité – Refus de reconnaître l’invalidité – Exécution des termes d’un accord de règlement amiable – Obligation de motivation – Responsabilité».#Affaire T-330/24.
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Banque européenne d'investissement (BEI) refusant de reconnaître l'invalidité d'un membre de son personnel, au motif que la BEI n'a pas correctement exécuté les termes d'un accord de règlement amiable et a insuffisamment motivé sa décision. Cet arrêt rappelle l'obligation pour les institutions de l'UE de respecter scrupuleusement les accords conclus avec leurs agents et de motiver de manière adéquate leurs décisions en matière de sécurité sociale, notamment celles émanant d'un comité d'invalidité.
29 octobre 2025
Arrêt du Tribunal (cinquième chambre) du 29 octobre 2025.#UPL Europe Ltd et Indofil Industries (Netherlands) BV contre Commission européenne.#Produits phytopharmaceutiques – Substance active mancozèbe – Non-renouvellement de l’approbation – Règlement (CE) no 1107/2009 et règlement d’exécution (UE) no 844/2012 – Procédure d’évaluation de la demande de renouvellement de l’approbation d’une substance active – Erreur manifeste d’appréciation – Procédure de classification et d’étiquetage harmonisés – Règlement (CE) no 1272/2008.#Affaire T-742/20 RENV.
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision de la Commission de ne pas renouveler l'approbation du mancozèbe, une substance active phytopharmaceutique, pour erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la Commission avait commis une erreur en fondant sa décision sur une classification et un étiquetage harmonisés de la substance qui n'étaient pas encore définitivement adoptés. Cette annulation souligne l'importance du respect de la procédure prévue par le règlement (CE) n° 1107/2009 et le règlement d'exécution (UE) n° 844/2012, en particulier la nécessité de disposer d'une classification harmonisée définitive avant de prendre une décision de non-renouvellement.
29 octobre 2025
Conclusions de l'avocat général Mme M. Brkan, présentées le 29 octobre 2025.###
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) examine, dans les conclusions de l'avocat général Brkan, la question de la responsabilité d'un État membre pour violation du droit de l'UE par sa juridiction suprême. L'affaire porte sur les conditions d'engagement de cette responsabilité, notamment l'exigence d'une violation suffisamment caractérisée et le rôle du juge national dans son appréciation. Ces conclusions précisent les critères jurisprudentiels issus de l'arrêt Köbler, en clarifiant la marge d'appréciation laissée aux États membres pour réparer les préjudices causés par des décisions judiciaires contraires au droit de l'Union.
29 octobre 2025
Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 29 octobre 2025.#Itron, Inc. contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne verbale ITRON – Marques de l’Union européenne verbales antérieures ITRON – Motifs relatifs de refus – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001 – Article 8, paragraphe 5, du règlement 2017/1001 – Distance entre les produits et les services en cause.#Affaire T-565/24.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Itron, Inc. contre le refus de l'EUIPO d'enregistrer la marque verbale "ITRON" pour des produits et services liés aux compteurs intelligents et à la gestion de l'énergie. La décision confirme l'absence de risque de confusion avec les marques antérieures identiques "ITRON" déjà enregistrées pour des services financiers et de gestion de données, en raison de la distance significative entre les secteurs d'activité concernés.
29 octobre 2025
Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 29 octobre 2025.#Lara Comi contre Parlement européen.#Droit institutionnel – Réglementation concernant les frais et indemnités des députés au Parlement – Recouvrement d’indemnités versées au titre du remboursement des frais parlementaires – Répétition de l’indu – Enrichissement sans cause.#Affaire T-422/23.
29 octobre 2025
Affaire T-742/20 RENV: Arrêt du Tribunal du 29 octobre 2025 – UPL Europe et Indofil Industries (Netherlands)/Commission [Produits phytopharmaceutiques – Substance active mancozèbe – Non-renouvellement de l’approbation – Règlement (CE) no 1107/2009 et règlement d’exécution (UE) no 844/2012 – Procédure d’évaluation de la demande de renouvellement de l’approbation d’une substance active – Erreur manifeste d’appréciation – Procédure de classification et d’étiquetage harmonisés – Règlement (CE) no 1272/2008]
Le Tribunal de l'UE annule la décision de la Commission de ne pas renouveler l'approbation du mancozèbe, une substance active phytopharmaceutique. Il juge que la Commission a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur une classification harmonisée (CLP) qui n'était pas encore définitivement adoptée pour justifier le non-renouvellement. L'arrêt précise ainsi les limites du pouvoir de la Commission lorsqu'elle anticipe les résultats d'une procédure parallèle de classification.
29 octobre 2025
Affaire T-750/22: Arrêt du Tribunal du 29 octobre 2025 – UniSystems Luxembourg et Unisystems systimata pliroforikis/AEMF (Marchés publics de services – Procédure d’appel d’offres – Prestation de services de développement, de conseil et de soutien dans le domaine des systèmes d’information – Rejet de l’offre d’un soumissionnaire – Offre anormalement basse – Détermination du droit matériel applicable – Obligations applicables dans les domaines du droit environnemental, du droit social et du droit du travail – Erreur manifeste d’appréciation)
Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de UniSystems Luxembourg et Unisystems systimata pliroforikis contre l'AEMF concernant le rejet de leur offre dans un appel d'offres pour des services informatiques, jugée anormalement basse. L'arrêt précise les obligations du pouvoir adjudicateur pour vérifier le caractère anormalement bas d'une offre, notamment au regard du respect du droit social et du travail applicable, et confirme la marge d'appréciation de l'AEMF. Cette décision intéresse les praticiens des marchés publics européens sur les critères d'évaluation des offres anormalement basses et le contrôle juridictionnel de l'erreur manifeste d'appréciation.
29 octobre 2025
Arrêt du Tribunal (quatrième chambre) du 29 octobre 2025.#UniSystems Luxembourg Sàrl et Unisystems systimata pliroforikis monoprosopi anonymi emporiki etairia contre Autorité européenne des marchés financiers.#Marchés publics de services – Procédure d’appel d’offres – Prestation de services de développement, de conseil et de soutien dans le domaine des systèmes d’information – Rejet de l’offre d’un soumissionnaire – Offre anormalement basse – Détermination du droit matériel applicable – Obligations applicables dans les domaines du droit environnemental, du droit social et du droit du travail – Erreur manifeste d’appréciation.#Affaire T-750/22.
Le Tribunal de l'UE annule la décision de l'Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) rejetant l'offre d'UniSystems comme anormalement basse dans un marché public de services informatiques. L'arrêt précise que l'AEMF a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur des obligations sociales et environnementales non applicables au regard du droit luxembourgeois, seul droit matériel pertinent pour l'exécution du contrat. Cette décision rappelle l'importance de déterminer correctement le droit national applicable pour vérifier le caractère anormalement bas d'une offre.
29 octobre 2025
Affaire T-422/23: Arrêt du Tribunal du 29 octobre 2025 – Comi/Parlement (Droit institutionnel – Réglementation concernant les frais et indemnités des députés au Parlement – Recouvrement d’indemnités versées au titre du remboursement des frais parlementaires – Répétition de l’indu – Enrichissement sans cause)
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-422/23, a statué sur le recouvrement par le Parlement européen d'indemnités versées à un député au titre du remboursement de frais parlementaires. L'arrêt précise les conditions de la répétition de l'indu et de l'enrichissement sans cause dans ce contexte institutionnel, en examinant la légalité de la décision de recouvrement. Cette décision est pertinente pour les professionnels du droit français intervenant en contentieux européen, notamment sur les obligations de remboursement des fonds publics et les limites du principe de protection de la confiance légitime.
29 octobre 2025