Droit européen — EUR-Lex

434 009textes du droit de l'Union européenne.

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Ordonnance CJUE62025CO0590_INF

Ordonnance du vice-président de la Cour du 30 octobre 2025.#Alireza Malekzadeh Arasteh contre Commission européenne.#Pourvoi – Référé – Recours en indemnité – Demande d’ouverture d’une procédure en manquement contre le Royaume de Suède – Décision de la Commission européenne portant rejet de cette demande – Préjudice prétendument subi par la partie requérante – Irrecevabilité manifeste.#Affaire C-590/25 P(R).

Le vice-président de la Cour de justice de l'Union européenne rejette comme manifestement irrecevable le pourvoi formé par M. Alireza Malekzadeh Arasteh contre une ordonnance du Tribunal. Ce pourvoi visait à contester le rejet par la Commission européenne d'une demande d'ouverture d'une procédure en manquement contre la Suède, ainsi qu'à obtenir réparation d'un préjudice allégué. La décision confirme qu'un particulier ne peut pas contraindre la Commission à engager une telle procédure ni obtenir une indemnité sur ce fondement.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62025TB0363

Affaire T-363/25, UNIX: Ordonnance du Tribunal (chambre préjudicielle) du 30 octobre 2025 (demande de décision préjudicielle de la Fővárosi Törvényszék – Hongrie) – UNIX Autó és Autóalkatrészkereskedelmi Kft./Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága (Renvoi préjudiciel – Article 226 du règlement de procédure du Tribunal – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Fiscalité – Système commun de TVA – Directive 2006/112/CE – Article 168, sous a), et article 178, sous a) – Droit à déduction de la TVA payée en amont – Refus – Fraude fiscale – Opération ne se déroulant pas entre les parties figurant sur la facture – Absence de préjudice pour le budget de l’État)

Le Tribunal de l'Union européenne, statuant par ordonnance, a jugé que le droit à déduction de la TVA peut être refusé lorsqu'une opération ne s'est pas déroulée entre les parties figurant sur la facture, même si le budget de l'État n'a subi aucun préjudice. Cette décision s'inscrit dans la jurisprudence constante relative à la lutte contre la fraude fiscale et précise les conditions de l'article 168, sous a), et 178, sous a), de la directive TVA. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt confirme que l'absence de préjudice budgétaire n'est pas un obstacle au refus de déduction en cas de défaut d'identité réelle des parties à l'opération.

30 octobre 2025

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Mesure nationale d'exécution72024L2994SVK_202506300

Mesure nationale d'exécution (UE) 2024/2994

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CA0146

Affaire C-146/24 P: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 30 octobre 2025 – Fugro / Conseil [Pourvoi – Fiscalité – Lutte contre l’évasion fiscale – Directive (UE) 2022/2523 – Niveau minimal d’imposition mondial pour les groupes d’entreprises multinationales et les groupes nationaux de grande envergure dans l’Union européenne – Article 17 – Exclusion applicable au résultat provenant de l’exploitation de navires en trafic international – Contestation de la portée de cette exclusion – Recevabilité – Article 263, quatrième alinéa, TFUE – Qualité pour agir – Défaut d’affectation individuelle]

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Fugro contre le refus du Tribunal de l'UE de déclarer recevable son recours en annulation partielle de la directive anti-évasion fiscale (2022/2523). Le litige portait sur la portée de l'exclusion prévue à l'article 17 de la directive concernant le résultat provenant de l'exploitation de navires en trafic international. La Cour confirme que Fugro n'était pas individuellement concernée par la disposition contestée, car celle-ci s'applique de manière générale à toutes les entreprises remplissant les conditions objectives, et non à une catégorie fermée d'opérateurs.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CA0134

Affaire C-134/24, Tomann: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025 (demande de décision préjudicielle du Bundesarbeitsgericht – Allemagne) – UR, en qualité de mandataire liquidateur de V GmbH / DF (Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 98/59/CE – Licenciements collectifs – Article 3, paragraphe 1, premier alinéa – Exigence de notification préalable à l’autorité publique compétente du projet de licenciement collectif – Conformité de la notification aux prescriptions de cette directive – Absence – Validité du licenciement – Article 4, paragraphe 1, premier alinéa – Période de carence de 30 jours)

L'arrêt de la Cour de justice dans l'affaire C-134/24 (Tomann) précise que la notification préalable à l'autorité publique compétente, exigée par l'article 3, paragraphe 1, de la directive 98/59/CE, doit être conforme aux prescriptions de cette directive pour être valable. En l'absence d'une telle conformité, le licenciement collectif est invalide, et ce, indépendamment du respect de la période de carence de 30 jours prévue à l'article 4, paragraphe 1. Pour le praticien français, cette décision renforce l'exigence de rigueur formelle dans la procédure de licenciement collectif, en subordonnant la validité des licenciements à la régularité substantielle de la notification à l'administration.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62025TO0363

Ordonnance du Tribunal (chambre préjudicielle) du 30 octobre 2025.#UNIX Autó és Autóalkatrészkereskedelmi Kft. contre Nemzeti Adó- és Vámhivatal Fellebbviteli Igazgatósága.#Demande de décision préjudicielle, introduite par Fővárosi Törvényszék.#Renvoi préjudiciel – Article 226 du règlement de procédure du Tribunal – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Fiscalité – Système commun de TVA – Directive 2006/112/CE – Article 168, sous a), et article 178, sous a) – Droit à déduction de la TVA payée en amont – Refus – Fraude fiscale – Opération ne se déroulant pas entre les parties figurant sur la facture – Absence de préjudice pour le budget de l’État.#Affaire T-363/25.

Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'ordonnance T-363/25, répond à un renvoi préjudiciel hongrois concernant le droit à déduction de la TVA. Il rappelle que le droit à déduction peut être refusé en cas de fraude fiscale, notamment lorsque l'opération ne s'est pas réellement déroulée entre les parties mentionnées sur la facture, et ce, même en l'absence de préjudice concret pour le budget de l'État. Cette décision s'inscrit dans la lignée de la jurisprudence constante de la Cour sur la lutte contre la fraude en matière de TVA.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62025TN0749

Affaire T-749/25: Recours introduit le 30 octobre 2025 – FLA Europe et Cortina/EUIPO – Skechers USA (S)

L'affaire T-749/25 oppose FLA Europe et Cortina à l'EUIPO et à Skechers USA concernant un litige sur la marque de l'Union européenne (S). Le recours, introduit le 30 octobre 2025, vise probablement à contester une décision de l'EUIPO relative à la validité ou à l'opposition de cette marque, ce qui pourrait avoir un impact sur les droits des titulaires de marques et les procédures d'enregistrement.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62025TN0748

Affaire T-748/25: Recours introduit le 30 octobre 2025 – FLA Europe et Cortina/EUIPO – Skechers USA (S)

La Cour de l'Union européenne est saisie d'un recours formé par FLA Europe et Cortina contre une décision de l'EUIPO dans un litige l'opposant à Skechers USA, concernant la marque de l'Union européenne "S". Les requérantes contestent vraisemblablement le refus d'enregistrement ou l'annulation de cette marque, invoquant des motifs de droit de l'Union relatifs à la protection des marques.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62023CJ0790

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025.#X contre Maahanmuuttovirasto.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Korkein hallinto-oikeus.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Protocole (no 22) sur la position du Danemark annexé au traité UE et au traité FUE – Accord entre la Communauté européenne et le Royaume de Danemark concernant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale présentée par un ressortissant d’un pays tiers – Règlement (UE) n° 604/2013 – Article 18, paragraphe 1, sous d) – Obligations de l’État membre responsable – Obligation de reprise en charge d’un ressortissant de pays tiers dont la demande a été rejetée et qui a présenté une demande dans un autre État membre – Notion de “demande [de protection internationale]” – Statut particulier du Royaume de Danemark – Notion de “rejet” – Décision de non-prolongation ou de non-renouvellement d’un titre de séjour temporaire – Exclusion.#Affaire C-790/23.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la portée de l'obligation de reprise en charge d'un ressortissant de pays tiers par l'État membre responsable au titre du règlement Dublin III (article 18, §1, d)), dans le cadre des relations spécifiques avec le Danemark. La Cour juge que la notion de « rejet » d'une demande de protection internationale ne couvre pas une décision de non-prolongation ou de non-renouvellement d'un titre de séjour temporaire accordé par le Danemark, ce qui exclut l'obligation de reprise en charge pour ce motif.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62023CJ0143_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 30 octobre 2025.#KI et FA contre Mercedes-Benz Bank AG et Volkswagen Bank GmbH.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Contrat de crédit destiné à l’achat d’un véhicule automobile – Directive 2008/48/CE – Article 10, paragraphe 2, sous l) – Exigences relatives aux informations devant être mentionnées dans le contrat – Obligation de préciser le taux d’intérêt de retard – Article 14, paragraphe 1 – Droit de rétractation – Début du délai de rétractation en cas d’absence de mention relative au taux d’intérêt de retard – Caractère abusif de l’exercice du droit de rétractation – Conséquences de l’exercice du droit de rétractation dans le cadre du contrat de crédit lié à un contrat d’achat de véhicule – Obligations du consommateur à l’égard du prêteur – Méthode de calcul de l’indemnité compensatrice pour perte de valeur du bien financé – Article 14, paragraphe 3, sous b) – Paiement des intérêts à la suite de la rétractation d’un contrat de crédit lié à un contrat de fourniture de biens.#Affaire C-143/23.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'absence, dans un contrat de crédit, de la mention du taux d'intérêt de retard (exigée par l'article 10, paragraphe 2, sous l), de la directive 2008/48) empêche le délai de rétractation de courir, et ce, même si le consommateur a eu connaissance de ce taux par d'autres moyens. L'exercice de ce droit de rétractation ne peut être considéré comme abusif du seul fait que le consommateur l'utilise pour se soustraire à un contrat devenu désavantageux. Enfin, en cas de rétractation d'un crédit affecté à l'achat d'un véhicule, l'indemnité pour perte de valeur du bien due par le consommateur doit être calculée en fonction de la dépréciation réelle et non selon une méthode forfaitaire prédéfinie.

30 octobre 2025

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Ordonnance CJUE62024CO0215

Ordonnance de rectification du 30 octobre 2025.#YX.#Rectification d’arrêt.#Affaire C-215/24.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rectifie matériellement un arrêt antérieur rendu dans l'affaire C-215/24, concernant le requérant YX. La rectification porte sur une erreur matérielle contenue dans le texte de l'arrêt initial, sans en modifier le dispositif ni la portée juridique. Pour le professionnel du droit français, cette ordonnance n'a d'incidence que sur la version officielle de l'arrêt à citer, sans créer de nouveau précédent ou modifier l'état du droit applicable.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CJ0558_SUM

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 30 octobre 2025.#Corendon Airlines Turistik Hava Tasimacilik AS contre Myflyright GmbH.#Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) no 261/2004 – Article 6 – Notion de “retard d’un vol” – Report d’un vol annoncé au préalable par le transporteur aérien avec confirmation des nouvelles heures de départ et d’arrivée – Article 5, paragraphe 1, sous c), et article 7, paragraphe 1 – Droit à indemnisation des passagers en cas de retard de trois heures ou plus à l’arrivée d’un vol – Notion d’“heure d’arrivée prévue” – Détermination de la durée du retard.#Affaire C-558/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que, lorsqu'un transporteur aérien annonce préalablement un report de vol et confirme les nouvelles heures de départ et d'arrivée, le retard doit être calculé par rapport à ces nouvelles heures confirmées, et non par rapport à l'horaire initial. En conséquence, le droit à indemnisation des passagers prévu par le règlement CE n° 261/2004 pour un retard de trois heures ou plus à l'arrivée s'apprécie au regard de l'heure d'arrivée prévue telle que modifiée et communiquée au préalable.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CJ0558

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 30 octobre 2025.#Corendon Airlines Turistik Hava Tasimacilik AS contre Myflyright GmbH.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Landgericht Landshut.#Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) no 261/2004 – Article 6 – Notion de “retard d’un vol” – Report d’un vol annoncé au préalable par le transporteur aérien avec confirmation des nouvelles heures de départ et d’arrivée – Article 5, paragraphe 1, sous c), et article 7, paragraphe 1 – Droit à indemnisation des passagers en cas de retard de trois heures ou plus à l’arrivée d’un vol – Notion d’“heure d’arrivée prévue” – Détermination de la durée du retard.#Affaire C-558/24.

La Cour précise que, pour un vol dont le départ est reporté et communiqué à l'avance par le transporteur avec confirmation des nouvelles heures, le retard à l'arrivée doit être calculé par rapport à l'horaire initialement prévu, et non par rapport à l'horaire modifié. Un tel report ne fait pas perdre au vol son caractère de "vol retardé" au sens du règlement n° 261/2004, et les passagers conservent leur droit à indemnisation si le retard à l'arrivée atteint trois heures ou plus par rapport à l'heure d'arrivée initiale.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CJ0546_SUM

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 30 octobre 2025.#PN e.a. contre Sea Fisheries Protection Authority.#Renvoi préjudiciel – Politique commune de la pêche – Règlement (CE) no 1224/2009 – Pesée des produits de la pêche – Article 60, paragraphe 2 – Pesée effectuée lors du débarquement – Article 61, paragraphe 1 – Pesée effectuée après le transport depuis le lieu de débarquement – Lieu de la pesée en cas de contrôle – Possibilité pour les autorités compétentes d’exiger une pesée des produits de la pêche sur le lieu de débarquement avant qu’ils ne soient transportés ailleurs.#Affaire C-546/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 60, paragraphe 2, et 61, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1224/2009 relatif à la politique commune de la pêche. Il précise que les autorités nationales compétentes peuvent exiger que la pesée des produits de la pêche soit effectuée sur le lieu de débarquement avant tout transport, même si l'opérateur a prévu de la réaliser ultérieurement après transport. La décision confirme ainsi la primauté du contrôle sur le lieu de débarquement pour garantir l'exactitude des données de capture.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CJ0500_SUM

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 30 octobre 2025.#Grupo Massimo Dutti SA contre Administración General del Estado.#Renvoi préjudiciel – Union douanière – Règlement (CEE) no 2913/92 – Code des douanes communautaire – Article 29 – Valeur en douane des marchandises – Détermination – Marchandises vendues pour l’exportation à destination du territoire douanier de l’Union européenne – Règlement (CEE) no 2454/93 – Article 147 – Ventes successives.#Affaire C-500/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur renvoi préjudiciel, précise les conditions de détermination de la valeur en douane en cas de ventes successives de marchandises destinées à l'exportation vers le territoire douanier de l'Union. Il interprète l'article 29 du code des douanes communautaire et l'article 147 de son règlement d'application, en clarifiant quelle vente doit être retenue comme base pour l'évaluation. Pour le professionnel du droit français, cette décision apporte un éclairage utile sur le choix de la transaction pertinente dans les chaînes d'approvisionnement complexes.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0402_SUM

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025.#BL contre Dr. A, en qualité de mandataire liquidateur de Luftfahrtgesell.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 98/59/CE – Licenciements collectifs – Article 3, paragraphe 1, premier alinéa – Notification du projet de licenciement collectif erronée ou incomplète à l’autorité publique compétente – Article 4, paragraphe 1, premier alinéa – Période de carence de 30 jours – Validité du licenciement – Article 6 – Sanctions.#Affaire C-402/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que la notification d'un projet de licenciement collectif à l'autorité publique compétente, au sens de l'article 3, paragraphe 1, de la directive 98/59/CE, doit être complète et exacte. Une notification erronée ou incomplète ne fait pas courir la période de carence de 30 jours prévue à l'article 4, paragraphe 1, de cette directive, ce qui affecte la validité des licenciements individuels qui en découlent. Les États membres doivent prévoir des sanctions effectives, proportionnées et dissuasives, conformément à l'article 6 de la directive, en cas de non-respect de ces obligations.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CJ0398

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 30 octobre 2025.#A contre B.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Riigikohus.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile et commerciale – Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 25, paragraphe 1 – Convention attributive de juridiction – Nullité quant au fond selon le droit de l’État membre dont la juridiction est saisie – Notion.#Affaire C-398/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de l'article 25, paragraphe 1, du règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) concernant les clauses attributives de juridiction. Elle juge que la notion de "nullité quant au fond" d'une telle convention, appréciée selon le droit de l'État membre dont la juridiction est saisie, doit faire l'objet d'une interprétation autonome et uniforme du droit de l'Union. Cette décision clarifie les limites du contrôle par le juge saisi de la validité matérielle d'une clause d'élection de for, afin d'éviter que des divergences nationales ne compromettent l'effet utile du règlement.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CJ0373_SUM

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 30 octobre 2025.#NI contre Republika Hrvatska.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 2003/88/CE – Protection de la sécurité et de la santé des travailleurs – Article 1er, paragraphe 3 – Article 2, paragraphe 1 – Notion de “temps de travail” – Activités des procureurs du parquet – Directive 89/391/CEE – Article 2, paragraphe 2 – Particularités inhérentes à certaines activités spécifiques dans la fonction publique – Période de garde sur le lieu de travail et période de garde sous régime d’astreinte, effectuées en dehors du temps de travail – Article 31 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Conditions de travail justes et équitables.#Affaire C-373/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les périodes de garde effectuées par un procureur sur son lieu de travail constituent du "temps de travail" au sens de la directive 2003/88, même si une partie de ce temps est consacrée à des activités personnelles. En revanche, les périodes d'astreinte durant lesquelles le procureur doit être joignable sans être tenu de rester sur place ne relèvent pas de cette qualification. Cet arrêt précise les limites des dérogations prévues pour les activités spécifiques de la fonction publique et réaffirme l'importance du droit à des conditions de travail justes et équitables garanti par la Charte des droits fondamentaux.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CJ0348_SUM

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 30 octobre 2025.#Compañía de Distribución Integral Logista, SA contre Administración General del Estado.#Renvoi préjudiciel – Union douanière – Règlement (CEE) no 2913/92 – Code des douanes communautaire – Régime d’entrepôt douanier – Mise en libre pratique – Article 29 – Valeur en douane des marchandises – Marchandises vendues pour l’exportation à destination du territoire douanier de l’Union européenne – Article 112, paragraphe 3 – Détermination de la valeur en douane – Article 214, paragraphe 1 – Moment auquel il faut se placer pour déterminer la valeur en douane – Règlement (CEE) no 2454/93 – Article 97 quindecies, paragraphe 2 – Preuve de l’origine des marchandises – Article 118, paragraphes 1 et 3 – Délai de présentation des preuves de l’origine – Perte du bénéfice du traitement préférentiel – Validité des documents prouvant l’origine des marchandises – Article 147 – Ventes successives.#Affaire C-348/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les modalités de détermination de la valeur en douane et de preuve de l'origine préférentielle des marchandises placées sous régime d'entrepôt douanier puis mises en libre pratique. Il clarifie notamment le moment pertinent pour apprécier la valeur en douane (article 214, paragraphe 1, du code des douanes communautaire) et les conditions de validité des certificats d'origine en cas de ventes successives (articles 97 quindecies et 118 du règlement d'application). Pour le praticien français, cet arrêt est essentiel pour sécuriser les opérations d'importation impliquant un entreposage douanier et des chaînes de vente complexes.

30 octobre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CJ0348

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 30 octobre 2025.#Compañía de Distribución Integral Logista, SA contre Administración General del Estado.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Supremo.#Renvoi préjudiciel – Union douanière – Règlement (CEE) no 2913/92 – Code des douanes communautaire – Régime d’entrepôt douanier – Mise en libre pratique – Article 29 – Valeur en douane des marchandises – Marchandises vendues pour l’exportation à destination du territoire douanier de l’Union européenne – Article 112, paragraphe 3 – Détermination de la valeur en douane – Article 214, paragraphe 1 – Moment auquel il faut se placer pour déterminer la valeur en douane – Règlement (CEE) no 2454/93 – Article 97 quindecies, paragraphe 2 – Preuve de l’origine des marchandises – Article 118, paragraphes 1 et 3 – Délai de présentation des preuves de l’origine – Perte du bénéfice du traitement préférentiel – Validité des documents prouvant l’origine des marchandises – Article 147 – Ventes successives.#Affaire C-348/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur renvoi préjudiciel du Tribunal Supremo espagnol, précise les règles de détermination de la valeur en douane dans le cadre de ventes successives de marchandises placées sous le régime de l'entrepôt douanier. Il clarifie notamment le moment pertinent pour apprécier cette valeur (article 214, paragraphe 1, du code des douanes) et les conditions de preuve de l'origine préférentielle des marchandises, en particulier le délai de présentation des documents justificatifs et les conséquences de leur production tardive sur le bénéfice du traitement tarifaire préférentiel.

30 octobre 2025

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