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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

388 019

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427155

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait la mesure conservatoire d'interdiction d'accès aux locaux de Sciences Po, prise à son encontre dans l'attente d'une procédure disciplinaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la mesure compromettait gravement et immédiatement la poursuite de ses études. Il a également considéré qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que le droit à l'instruction ou la présomption d'innocence, n'était caractérisée, la mesure étant justifiée par la nécessité de préserver l'ordre public au sein de l'établissement.

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

12 octobre 2024
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427156

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A, étudiante à Sciences Po, qui contestait la mesure conservatoire d’interdiction d’accès aux locaux de l’établissement prise à son encontre le 7 octobre 2024. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales, notamment le droit à l’instruction, la présomption d’innocence, la liberté d’aller et venir et la liberté d’expression. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’étudiante ne démontrant pas de conséquences irréversibles sur sa scolarité, et que l’atteinte alléguée n’était pas manifestement illégale au regard des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les pouvoirs du directeur de l’établissement, conformément à l’article R. 712-8 du code de l’éducation, pour prendre des mesures conservatoires en cas de trouble à l’ordre public.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

12 octobre 2024
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427162

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier contestait la mesure conservatoire d’interdiction d’accès aux locaux de Sciences Po, prise à son encontre dans l’attente d’une procédure disciplinaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, n’était pas remplie, l’intéressé n’établissant pas une atteinte grave et immédiate à ses libertés fondamentales. Il a également considéré que la mesure, fondée sur l’article R. 712-8 du code de l’éducation, ne présentait pas, en l’état de l’instruction, un caractère manifestement illégal.

Avocat : CABINET GIDE, LOYRETTE, NOUEL (AARPI)

12 octobre 2024
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407348

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, contestant l'arrêté préfectoral du 25 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de sa situation personnelle, et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL CHAVKHALOV

11 octobre 2024• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2409036

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant algérien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet du Nord avait délivré le récépissé sollicité postérieurement à l'introduction de la requête, rendant les conclusions de M. A dépourvues d'objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : BENKHELOUF

11 octobre 2024
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402765

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. C, ressortissant capverdien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Essonne. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, en considérant que la décision de refus n'était pas entachée d'illégalité et que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à sa vie privée et familiale, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LE GLOAN

11 octobre 2024• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313242

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 4 août 2022 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France avait rejeté la demande de visa de long séjour pour les enfants D et C B, au motif qu'ils étaient nés après l'obtention de la protection subsidiaire par leur mère. Le tribunal a jugé que cette différence de traitement entre les enfants nés avant ou après la reconnaissance du statut de réfugié n'est pas prévue par les articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituant ainsi une erreur de droit. En conséquence, il a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai de deux mois.

Avocat : POLLONO

11 octobre 2024• 8ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407269

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A, ressortissant russe, contestant l'arrêté du 20 septembre 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin a prolongé son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, mais a soulevé d’office le moyen tiré de l’absence de perspective raisonnable d’éloignement, compte tenu de l’annulation antérieure de la décision fixant le pays de destination. Sur ce fondement, le tribunal a annulé l’arrêté attaqué, en application des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SELARL CHAVKHALOV

11 octobre 2024• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2107761

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de Mme C, accueillante familiale, contestant le retrait (12 mai 2021) et le non-renouvellement (30 décembre 2021) de son agrément par le département de la Sarthe. La juridiction a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions étaient suffisamment motivées et que les faits reprochés (dénigrement, violence) étaient établis, ne constituant pas une erreur d'appréciation au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles. Les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH

11 octobre 2024• 12eme chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401691

Le Tribunal Administratif de Rouen a donné acte du désistement de la société Valor'Caux dans le cadre d’un litige l’opposant au SEVEDE, portant sur une demande d’indemnisation de 426 934 euros pour défaut d’apport de déchets. La société a déclaré se désister purement et simplement de sa requête après la conclusion d’un protocole d’accord transactionnel le 28 juin 2024, privant le litige d’objet. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ce désistement et met fin à l’instance.

Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & Associés

11 octobre 2024
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209196

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 25 août 2022 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a retiré la carte de résident de Mme B et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a inexactement apprécié les faits au regard de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la durée de la vie commune, de la pathologie de la requérante, de la présence de ses trois enfants scolarisés en France, de ses attaches familiales et professionnelles stables. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : LEXGLOBE - SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT

11 octobre 2024• 1ère chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403751

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C, qui contestait sa prise en charge par le centre hospitalier de Perpignan le 7 juillet 2023. La juridiction a fait droit à cette demande, la jugeant utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, et a désigné un expert urgentiste pour déterminer si des fautes médicales ou d'organisation ont été commises. L'intervention de la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Garonne a également été admise.

Avocat : SCP PHILIPPE GRILLON

11 octobre 2024
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2202123

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel du département de l'Hérault, qui contestait le non-renouvellement de son contrat et demandait réparation pour harcèlement moral et discrimination. Le tribunal a jugé que la décision de ne pas renouveler le contrat à durée déterminée, motivée par l'organisation du service et les absences de l'agent, ne constituait ni un licenciement déguisé ni une mesure discriminatoire liée à son état de santé. Il a également estimé que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis, le département ayant pris des mesures de mutation et accordé la protection fonctionnelle. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que les demandes accessoires. La décision s'appuie notamment sur la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 et le décret n°88-145 du 15 février 1988.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

11 octobre 2024• 3ème chambre
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402396

Le Tribunal administratif de Rouen a pris acte du désistement de M. B A, qui contestait l'invalidation de son permis de conduire par le préfet de la Seine-Maritime. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai de soixante jours imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance constate ce désistement pur et simple et met fin à l'instance.

Avocat : SODALO

11 octobre 2024
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2413530

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 septembre 2023 par lequel le maire de Montrouge avait accordé un permis d'aménager pour le réaménagement du square Schuman et des espaces publics adjacents. Les requérants (association et voisins) invoquaient plusieurs moyens tirés de l'incomplétude du dossier de demande et de la méconnaissance du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête ou la condition d'urgence.

Avocat : SCP SARTORIO LONQUEUE SAGALOVITSCH & ASSOCIES

11 octobre 2024
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312942

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, qui contestait les refus de visa de long séjour pour ses trois enfants dans le cadre d’une procédure de regroupement familial. La juridiction a considéré que la commission de recours s’était approprié le motif consulaire tiré du caractère non authentique des documents d’état civil produits, et que les moyens soulevés (incompétence du signataire, insuffisance de motivation, erreur d’appréciation, violation de l’article 8 de la CEDH et de l’article 3-1 de la CIDE) n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles D. 312-3 et D. 312-8-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SCP BRODIN & HELLOCO

11 octobre 2024• 8ème chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-1801649

Le Tribunal administratif de Rouen a donné acte du désistement de la société Valor'Caux, qui réclamait une indemnisation au Syndicat d'élimination et de valorisation énergétique des déchets de l'estuaire (SEVEDE) pour un défaut d'apport de déchets en 2017. Ce désistement, pur et simple, fait suite à la conclusion d’un protocole d’accord transactionnel entre les parties le 28 juin 2024, privant le litige d’objet. Par ordonnance du 11 octobre 2024, le tribunal a également rejeté les conclusions du SEVEDE au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & Associés

11 octobre 2024
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2203605

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de M. B qui contestait la décision du ministre de l'intérieur lui notifiant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence de notification, estimant que celle-ci n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité, et a jugé que l'administration avait satisfait à son obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue confirme la légalité des retraits de points successifs et de la décision d'invalidation du permis.

Avocat : SCP A.B.C.G. (ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE ROMAND)

11 octobre 2024• Magistrat M.Myara
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2413529

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 6 août 2024 par lequel le maire de Montrouge a accordé un permis de construire pour un local commercial. Les requérants (association et voisins) invoquaient plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'incomplétude du dossier et la méconnaissance de diverses dispositions du plan local d'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou la recevabilité.

Avocat : SCP SARTORIO LONQUEUE SAGALOVITSCH & ASSOCIES

11 octobre 2024
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406175

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. La requérante invoquait les stipulations de l'article 7 bis h) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, estimant justifier d'une résidence régulière ininterrompue suffisante. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les certificats de séjour d'un an délivrés pour soins médicaux ne constituent pas une résidence régulière ininterrompue au sens des stipulations précitées, et que la période de résidence régulière postérieure à l'obtention du certificat "vie privée et familiale" était inférieure à cinq ans. Par conséquent, la décision de refus n'a pas méconnu l'accord franco-algérien et n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, entraînant le rejet des conclusions indemnitaires et de l'ensemble de la requête.

Avocat : BELOTTI

10 octobre 2024• 3ème Chambre