205 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
205
Décisions totales
383 581
Ordonnances
292 013
Avec résumé IA
Avocat : FRENEY
Avocat : AVOC'ARENES
Avocat : RENET
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de délivrer à Mme C une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, sous 24 heures. La requérante, dont le contrat de travail avait été suspendu faute de récépissé, justifiait d'une situation d'urgence et d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale ainsi qu'à son droit de travailler. Le tribunal a également condamné l'État à verser 960 euros à Mme C au titre des frais de procès. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL AVOC'ARENES
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 juillet 2024 par laquelle la préfète de la Creuse a mis fin à la prise en charge de l'hébergement d'urgence de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, alors qu'elle bénéficiait de l'hébergement depuis plusieurs mois et que la décision litigieuse prévoyait un délai de départ au 31 août 2024. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du 1er juillet 2024 de la préfète de la Creuse l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit à une vie privée et familiale normale, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 22 juillet 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé irrecevable l'exception d'illégalité soulevée contre l'arrêté de refus de séjour du 4 décembre 2023, celui-ci étant devenu définitif. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du vice de procédure et de la méconnaissance des articles L. 412-5 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les conventions internationales applicables.