239 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
239
Décisions totales
383 581
Ordonnances
296 457
Avec résumé IA
Avocat : MARIETTE
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 mai 2024 par laquelle l’établissement public local d’enseignement et de formation professionnelle agricole de Ribecourt a refusé de renouveler le contrat à durée déterminée de Mme C épouse A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les difficultés financières invoquées par la requérante n’étant pas établies avec une gravité suffisante. Il a également écarté le moyen tiré de l’absence d’entretien préalable régulier, considérant que l’entretien informel du 7 mai 2024 n’était pas soumis au formalisme prévu par l’article 45 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986. Enfin, le non-renouvellement a été justifié par l’intérêt du service, face à la baisse d’activité et aux difficultés budgétaires de l’établissement.
Avocat : CABINET SOULE-LANCKRIET
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C A B, ressortissant bangladais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif aux étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a estimé que, bien que M. A B ait été pris en charge par l'ASE, il avait mis fin à sa formation en janvier 2022, ce qui ne lui permettait plus de bénéficier de ces dispositions à la date de l'arrêté contesté. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 21 novembre 2022 refusant un titre de séjour à un ressortissant camerounais, ainsi que les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de remise du passeport. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'ancienneté du séjour, de l'activité professionnelle stable du requérant dans un métier en tension, et de ses qualifications.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme H C F, ressortissante péruvienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la rétention de son passeport pris par le préfet d'Eure-et-Loir. Le tribunal a relevé d'office que la requête, enregistrée le 1er août 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours suivant la notification de l'arrêté du 3 mai 2024. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'arrêté du 3 mai 2024 et la décision de rétention du passeport du 22 mai 2024 ont été jugées irrecevables.