Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601754
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant un pays d'éloignement. Il a constaté que l'étranger, initialement en rétention dans le ressort d'Orléans, avait été ultérieurement assigné à résidence à Angers (Maine-et-Loire). En application des articles R. 922-17 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui attribuent compétence au tribunal du lieu d'assignation, il a déclaré incompétent et transmis le dossier au Tribunal administratif de Nantes.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2401047
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui contestait la décision de la CAF des Ardennes n'accordant qu'une remise partielle de sa dette liée à un trop-perçu d'aide au logement. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond du litige.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2401798
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur un recours contre une amende administrative pour défaut d'autorisation préalable de mise en location dans une zone réglementée. Le requérant invoquait une tentative de régularisation, mais le tribunal a jugé que le dossier de demande, déposé tardivement et incomplet, ne satisfaisait pas aux obligations légales. L'amende de 2 000 euros prononcée par le préfet du Pas-de-Calais, fondée sur les articles L. 635-1, L. 635-3 et L. 635-7 du code de la construction et de l'habitation, a donc été confirmée.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600897
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté une demande de suspension en référé-liberté visant une délibération municipale de Bruley exerçant un droit de préemption urbain sur un terrain. Les juges ont estimé que les requérants, des acquéreurs évincés, ne démontraient pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment concernant la compétence de la commune et la motivation de l'acte. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'urbanisme relatives au droit de préemption.
Avocat : SCP LEBON & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400436
Le Tribunal Administratif de Nancy statue sur un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'une autorisation préalable d'activité privée de sécurité. Constatant que l'autorisation a finalement été accordée au requérant et que ce dernier, mis en demeure de confirmer son intérêt à poursuivre le litige, n'a pas répondu, le tribunal donne acte de son désistement implicite. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600883
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A... qui demandait l'injonction de délivrer un récépissé de titre de séjour, car ce document a été obtenu en cours d'instance, faisant disparaître l'objet du litige. La juridiction rejette également la demande d'allocation de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : NGUIYAN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602310
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision du maire de Marquise prolongeant le délai d'instruction d'une demande de non-opposition à déclaration préalable pour une station relais. Le juge a retenu l'urgence présumée au titre de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme et a estimé que les moyens soulevés créaient un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Il a enjoint au maire de délivrer le certificat sollicité dans un délai d'un mois et a condamné la commune à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET PAMLAW - AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603023
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de mise en demeure et de relogement. La requête est jugée irrecevable car elle a été introduite en mars 2026 contre une décision notifiée en décembre 2023, dépassant ainsi largement le délai contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge applique la procédure de rejet sans instruction de l'article L. 522-3 du même code, l'irrecevabilité étant manifeste.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603248
Sujet principal : Demande de suspension d'une décision implicite de rejet et d'injonction de délivrer un récépissé de titre de séjour étudiant autorisant à travailler. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). Solution retenue : La requête est rejetée comme irrecevable. Textes appliqués : L'article R. 522-1 du code de justice administrative, qui exige un exposé des moyens dans la requête, n'a pas été respecté. Le rejet est prononcé selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, la demande étant manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603341
Le Tribunal administratif de Lille rejette par ordonnance une requête relative à des faits observés lors des élections municipales de 2026 à Attin. Il estime que la demande, qui ne sollicite pas l'annulation des opérations électorales, ne constitue pas une protestation électorale recevable. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603342
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la protestation de M. A... contre les opérations électorales municipales du 15 mars 2026 à Saint-Hilaire-Cottes. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été déposée au greffe le 28 mars 2026, soit après l'expiration du délai légal impératif fixé au 20 mars à 18 heures par l'article R. 119 du code électoral. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600593
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, se prononce sur une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un titre de séjour. Le juge constate que l'administration a satisfait la demande du requérant en lui remettant son titre avant l'ordonnance. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer, appliquant les articles L. 521-3 et L. 522-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512599
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral du 14 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu, garanti par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'imposait pas une nouvelle audition dans ce cas, la décision d'éloignement découlant nécessairement du rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404820
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande d'un avocat visant à obtenir la décharge d'impositions sur une plus-value de cession de parts de SCP au titre de 2019. Le tribunal a jugé que la vente de l'intégralité des parts ne constituait pas la transmission d'une "branche complète d'activité" au sens de l'article 238 quindecies du code général des impôts, car elle ne s'accompagnait pas du transfert effectif des éléments essentiels, notamment du personnel, nécessaires à une exploitation autonome. L'exonération fiscale n'était donc pas applicable en l'espèce.
Avocat : SELAS ELIDE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601820
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... qui demandait l'injonction de lui délivrer un titre de séjour ou de réexaminer sa situation. La juridiction a jugé la requête **manifestement irrecevable** car elle ne contestait aucune décision administrative préalable et cherchait à substituer le juge à l'administration, ce qui n'est pas son rôle. La décision s'appuie sur les articles **R. 421-1** (nécessité d'un recours contre une décision) et **R. 222-1, 4°** du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602839
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait des mesures de protection. Le juge a estimé que sa requête, fondée sur des allégations de harcèlement et de menaces, était manifestement mal fondée au sens de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. En effet, les faits dénoncés n'étaient pas imputés à une personne morale de droit public ou à un organisme chargé d'un service public, condition nécessaire pour invoquer cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602783
Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur une demande de suspension en référé d'un arrêté municipal n'ayant pas fait opposition à l'installation d'un relais de radiotéléphonie. Les requérants, des riverains, invoquent un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté au regard des règles d'urbanisme (PLUiH, OAP). Le juge des référés rejette la demande de suspension, considérant que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de l'acte ne sont pas établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603245
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision préfectorale ayant retiré le passeport et la carte d'identité du requérant. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le retrait des documents portant une atteinte grave et immédiate à sa situation, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles 2 du décret du 22 octobre 1955 et 4 du décret du 30 décembre 2005.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403204
Sujet principal : Désistement d'une requête contestant le rejet d'une demande de bourse d'études. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement réputé de la requérante, Mme B..., pour défaut de confirmation du maintien de ses conclusions après mise en demeure. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502812
Le Tribunal administratif de Lyon constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction, car la décision ministérielle invalidant le permis de conduire a été supprimée et le capital de points du requérant a été reconstitué, ce qui fait perdre leur objet à ces conclusions. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater cette absence d'objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser 700 euros au requérant au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : COHEN