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Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par Mme A, infirmière hospitalière, qui contestait un titre de perception émis par le centre hospitalier gérontologique de la Fère lui réclamant la restitution des traitements perçus entre juin et décembre 2022, durant son congé de maladie imputable au service, après sa mise à la retraite pour invalidité prononcée rétroactivement. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que, conformément à l’article 41 de la loi du 9 janvier 1986, le fonctionnaire conserve l’intégralité de son traitement jusqu’à sa mise à la retraite, et que ce traitement reste acquis même si la décision de mise à la retraite est rétroactive. En conséquence, la requérante a été déchargée de l’obligation de payer la somme réclamée.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête des sociétés Eneria et TVP Solar, qui contestaient la procédure de passation d’un marché public pour la réalisation d’une centrale solaire thermique par la régie communale de Montdidier. Le juge des référés, statuant sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a estimé que la procédure litigieuse était une procédure adaptée, et non un appel d’offres ouvert, et que les griefs soulevés, notamment l’irrégularité de l’offre de la société Meriaura et la mise en œuvre des critères de jugement, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris celles relatives à l’annulation de la procédure et à l’expertise. Les textes appliqués sont le code de la commande publique et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Careline Solutions. Celle-ci contestait la procédure de passation du lot n°1 d’un marché de télésurveillance médicale attribué par le CHI de Compiègne-Noyon, en soutenant notamment que l’offre retenue était irrégulière au regard des articles L. 1161-3 et L. 1161-4 du code de la santé publique. Le tribunal a jugé que les griefs soulevés n’étaient pas fondés, considérant que les prestations d’accompagnement thérapeutique litigieuses n’avaient pas été prises en compte dans l’analyse des offres et que la procédure respectait les principes d’allotissement et de transparence. En conséquence, la demande d’annulation de la procédure et la demande d’injonction ont été rejetées, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 7 janvier 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), l'absence de preuve de l'accord espagnol, l'erreur manifeste d'appréciation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, conformément à l'article D 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du même code, car M. A avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile. Par conséquent, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le requérant soutenait que la Belgique n'était pas l'État responsable, invoquant l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que, les autorités belges ayant accepté de reprendre en charge M. B sur le fondement de l'article 18-1 b) du même règlement, ce critère de responsabilité prévalait et rendait inopérant le moyen tiré du 2. de l'article 3. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif d’Amiens a été saisi par M. A, chirurgien orthopédique, d’une demande d’annulation de la décision du 9 décembre 2022 par laquelle la directrice par intérim du centre hospitalier de Clermont de l’Oise l’a suspendu de ses fonctions à titre conservatoire. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par l’hôpital, la décision de suspension ayant produit des effets. Il a annulé la suspension, estimant que les faits reprochés (propos sexistes, refus de soins) n’étaient pas établis et ne constituaient pas des circonstances exceptionnelles mettant en péril la continuité du service ou la sécurité des patients, au sens de l’article L. 6143-7 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) rejette la requête de M. B, ressortissant cubain, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 août 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le mariage récent de M. B avec une ressortissante française ne constitue pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), ni une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il écarte également le moyen tiré de l'article 3 de la Convention, faute de preuves suffisantes des risques invoqués en cas de retour à Cuba.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l’arrêté du préfet du Nord du 12 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités belges. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des règlements européens n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que des atteintes à sa vie privée et familiale. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de l’incompétence du signataire, du défaut de motivation, de l’absence d’entretien individuel conforme et de la violation des droits des enfants, n’étaient pas fondés. En conséquence, la décision de transfert a été validée sur le fondement des textes applicables.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B C contestant l’arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le juge a estimé que la procédure d’entretien individuel prévue à l’article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été régulièrement menée, l’administration apportant la preuve de sa tenue dans des conditions de confidentialité et par un agent habilité. Les autres moyens, tirés notamment du défaut d’information, de l’absence de saisine des autorités allemandes et de la violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, ont été écartés comme non fondés. La décision s’appuie sur le règlement Dublin III et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que l’OFII n’avait pas commis d’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute pour la requérante d’avoir produit des pièces justificatives établissant sa vulnérabilité. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, en l’absence d’éléments démontrant un risque de traitements inhumains ou dégradants.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. J, ressortissant congolais, contestant les arrêtés du préfet de l'Oise du 14 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la sous-préfète signataire disposait d'une délégation de signature régulière, que le refus de délai de départ volontaire était justifié par le risque de soustraction à la mesure d'éloignement, et que l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée. Il a également estimé que l'assignation à résidence était légale, le préfet ayant compétence pour désigner une commune dans le département. La solution s'appuie sur les articles L. 612-3, L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné les recours de M. B, ressortissant bulgare, contre un arrêté du 7 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant la Bulgarie comme pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans, ainsi que contre un arrêté du 9 janvier 2025 l'assignant à résidence. La juridiction a rejeté la requête contre l'obligation de quitter le territoire français, la jugeant irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures. Par conséquent, le moyen d'exception d'illégalité soulevé contre l'assignation à résidence a également été écarté, et la requête contre cette mesure a été rejetée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 233-1 et L. 251-1, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif d'Amiens, saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l’assignant à résidence à Drancy, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent car le lieu d’assignation se situe dans le ressort de cette juridiction.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Oise d'instruire sa demande de titre de séjour "étudiant" sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration après quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. B sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Celle-ci visait à suspendre le refus implicite de la présidente de la communauté de communes du Pays noyonnais de convoquer le conseil communautaire pour inscrire des points à l'ordre du jour, invoquant une atteinte à la liberté d'expression des élus. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une copie de la requête au fond en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. Par conséquent, l'ordonnance a rejeté la requête sans examiner le fond.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit l'intégralité de l'arrêté attaqué, malgré une demande de régularisation, et que sa requête était dépourvue de conclusions et de moyens. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été déclarée manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif d’Amiens a pris acte, par ordonnance du 30 janvier 2025, du désistement pur et simple de l’instance et de l’action formées par la commune de Verberie et l’association ROSO. Ces requérants contestaient un arrêté préfectoral du 18 octobre 2023 enregistrant l’exploitation d’une plateforme logistique par la société Quartus Logistique. Le désistement a été accepté sans opposition, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Me Clément d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision du président du tribunal administratif de Lille du 7 novembre 2022, qui avait délivré une attestation de fin de mission unique pour plusieurs instances d'aide juridictionnelle. L'avocat soutenait que ses représentations constituaient des missions distinctes, ouvrant droit à une rétribution de 78 unités de valeur. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que le regroupement des missions et l'application des abattements prévus à l'article 92 du décret du 28 décembre 2020 étaient justifiés. La solution retenue s'appuie sur la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 relatifs à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté les requêtes de Me Norbert Clément, qui contestait la délivrance d'une attestation de fin de mission unique pour la représentation de plusieurs bénéficiaires de l'aide juridictionnelle dans des instances distinctes. Le tribunal a jugé que le président du tribunal administratif de Lille avait pu légalement regrouper ces missions en une seule, en application de l'article 92 du décret du 28 décembre 2020, dès lors que les requêtes concernaient des situations similaires et pouvaient faire l'objet d'un traitement global. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et de fixation d'une rétribution à 56 unités de valeur. Les textes appliqués sont la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020.