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Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la demande de la SARL Etablissement de peinture - EDP, qui contestait une amende de 50 % infligée au titre de l'article 1737 du code général des impôts pour l'exercice 2019. L'administration avait établi que la société avait utilisé des factures de complaisance émanant de sous-traitants étrangers, caractérisées par l'absence de contrats, des règlements fractionnés à des personnes physiques et des similitudes facturières. Le tribunal a jugé que ces éléments prouvaient une dissimulation d'identité ou une acceptation de prête-nom, justifiant l'amende. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la demande de la SARL Etablissement de peinture (EDP) tendant à la décharge des amendes infligées au titre des exercices 2017 et 2018 sur le fondement du 1 du I de l’article 1737 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l’administration avait établi que la société avait sciemment accepté l’utilisation d’identités fictives ou de prête-noms pour ses sous-traitants italiens, en raison de l’absence de contrats, de règlements fractionnés à des personnes physiques, et de factures présentant des anomalies et un modèle unique. La solution retenue confirme ainsi le bien-fondé des amendes pour dissimulation d’identité de fournisseurs.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a pris acte du désistement pur et simple de M. B de sa requête en indemnisation dirigée contre le centre hospitalier intercommunal de Montdidier-Roye, à la suite d'une erreur de diagnostic lors de sa prise en charge le 24 mars 2016. En conséquence, la demande de la Caisse de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF, qui sollicitait le remboursement de débours et une indemnité forfaitaire de gestion sur le fondement de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, est devenue sans objet. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur l'ensemble des conclusions.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. et Mme B, qui demandaient la décharge de l'obligation de payer 152 932,13 euros de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et cotisations sociales pour 2018. Les requérants soutenaient que cette dette fiscale avait été effacée par une mesure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire prononcée le 16 juin 2020. Le tribunal juge que les impositions, mises en recouvrement le 30 juin 2022, sont postérieures à cette décision et ne peuvent donc être concernées par l'effacement prévu aux articles L. 741-1 et L. 741-2 du code de la consommation, car seules les dettes exigibles à la date de la décision sont effacées. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la sanction d’exclusion temporaire de quatre mois infligée à Mme A, agent de la maison de santé de Bohain. Le juge a reconnu l’urgence, la privation de rémunération causant une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il a également estimé que le moyen tiré du non-respect du délai d’un mois pour la consultation du conseil de discipline, prévu à l’article 10 du décret n°89-822 du 7 novembre 1989, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, ressortissante égyptienne, contestant l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment des défaillances systémiques en Italie et l'intérêt supérieur de ses enfants mineurs scolarisés en France. Le tribunal a estimé que l'Italie, en tant qu'État membre de l'UE, est présumée respecter le droit d'asile et que les éléments fournis ne démontraient pas de défaillances systémiques. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement Dublin III, la scolarisation récente des enfants ne suffisant pas à établir une stabilité justifiant un examen en France. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et la convention relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante soulevait notamment des moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de l'existence de défaillances systémiques en Italie. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulièrement motivé, que la procédure d'information et d'entretien individuel avait été respectée, et que Mme A n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Italie justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient la réduction de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015. Ces impositions faisaient suite à un contrôle fiscal ayant identifié des revenus distribués par la société WATS, dont M. A était considéré comme le maître de l'affaire. Les requérants contestaient notamment la régularité de la procédure et la qualification de maître de l'affaire, mais le tribunal a jugé ces moyens infondés. La décision s'appuie sur les articles 109 et 111 du code général des impôts, ainsi que sur les articles L. 16, L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. et Mme E, qui demandaient la condamnation du syndicat intercommunal pour la construction et la gestion d'un ensemble nautique couvert après l'accident de leur fils survenu lors d'un cours de natation. Le tribunal estime qu'aucune faute de surveillance n'est imputable à l'administration, l'enfant ayant plongé de manière imprévisible en méconnaissance des consignes de sécurité. La requête est rejetée, y compris la demande d'expertise, et les requérants sont condamnés à verser 1 000 euros au syndicat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d’Amiens, saisi en plein contentieux par Mme C épouse A, estime ne pas disposer d’éléments suffisants pour se prononcer sur la responsabilité du CHU Amiens-Picardie à la suite d’une complication postopératoire (péritonite et fistule jéjunale). Avant dire droit, il ordonne une expertise médicale afin d’apprécier les conditions de la prise en charge et l’étendue des préjudices. En revanche, la demande de provision de 5 000 euros est rejetée, faute de certitude sur la créance alléguée. La décision s’appuie sur l’article R. 621-1 du code de justice administrative pour l’expertise et sur l’article L. 376-1 du code de la sécurité sociale pour la mise en cause de la CPAM.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A B qui contestait un arrêté du 17 février 2023 de la préfète de l'Oise mettant en demeure l'association MDMN de régulariser ses activités d'entreposage de véhicules hors d'usage et de stockage de déchets. Le requérant invoquait des moyens d'erreur de fait, de droit et d'appréciation, mais sans apporter de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été jugée irrecevable car les moyens n'étaient pas assortis des précisions nécessaires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, un ouvrier hospitalier, qui contestait la décision du CHU Amiens-Picardie le plaçant en absence injustifiée sans traitement du 16 au 18 mars 2022. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la présence alléguée de l'agent à son poste était sans incidence sur la légalité de la décision, dès lors qu'il avait refusé de participer à la formation obligatoire à laquelle il était convoqué. En application des articles 20 de la loi du 13 juillet 1983 et 4 de la loi du 29 juillet 1961, l'absence de service fait, résultant du refus de l'agent d'exécuter ses obligations de service, justifie la retenue sur traitement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, greffier principal, qui contestait le refus implicite de revaloriser son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) à compter de 2021. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre le courriel du 29 juin 2022, considéré comme une simple information non décisoire. Sur le fond, il a écarté les moyens d'irrégularité de procédure, de méconnaissance du principe d'égalité et d'erreur de droit, en application du décret n° 2014-513 et de l'arrêté du 17 décembre 2018. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation de la délibération du 20 mai 2022 de l'assemblée des propriétaires de l'association syndicale du Lys-Chantilly refusant la distraction de leur parcelle. Le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient pas invoquer utilement la méconnaissance des statuts au regard du décret du 3 mai 2006, ce texte ne s'appliquant qu'aux associations libres, et non aux associations autorisées comme en l'espèce. Sur le fond, il a estimé que les circonstances invoquées (situation en bordure, absence d'accès direct à la voirie interne) ne suffisaient pas à démontrer une perte définitive d'intérêt de la parcelle au sens de l'article 38 de l'ordonnance du 1er juillet 2004, compte tenu de l'objet étendu de l'association. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté préfectoral du 19 septembre 2023 supprimant une installation classée de stockage de véhicules hors d'usage. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation, mais n'a fourni aucune précision permettant d'en évaluer le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, le juge a considéré que le moyen n'était pas assorti des précisions nécessaires et a rejeté la requête par ordonnance.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme A pour contester le refus de l'Agence de services et de paiement de lui accorder une aide à l'acquisition d'un véhicule peu polluant. En cours d'instance, l'agence a fait droit à sa demande en lui versant 1 500 euros, ce qui a conduit Mme A à se désister de sa requête. Par une ordonnance du 7 novembre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait une intervention rapide pour l’inscription dérogatoire de sa fille à l’école maternelle de Veuilly-la-Poterie. La requête ne contenait aucune conclusion tendant à l’annulation d’une décision ou à une condamnation pécuniaire, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le président de la 1ère chambre a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme C épouse B, qui contestait son échec à l'examen du titre professionnel d'assistant ressources humaines. Le juge a rappelé qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation souveraine du jury sur les mérites d'un candidat. Les moyens soulevés par la requérante, portant sur des remarques injustifiées ou un défaut de préparation, ont été jugés inopérants en l'absence d'erreur matérielle, de défaut d'organisation ou d'erreur de droit. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. La requête, qui contestait un arrêté du président de la communauté de communes Thiérache Sambre et Oise, ne contenait pas l'exposé des faits, moyens et conclusions exigé par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité, qui ne pouvait être régularisée, a conduit le président de la 1ère chambre à rejeter la requête par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à lui verser 9 800 euros au titre de la prime "MaPrimeRénov'". Le juge a rappelé que les litiges relatifs à une subvention relèvent du recours pour excès de pouvoir, et non d'une action indemnitaire directe. En conséquence, les conclusions pécuniaires de Mme A étaient irrecevables par leur objet et ne pouvaient être régularisées. La décision est fondée sur l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.