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Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de l'association Commission de Protection des Eaux de Franche-Comté (CPEPESC). Celle-ci demandait l'annulation du refus implicite du préfet de la Haute-Saône de mettre en demeure la communauté de communes du Pays d'Héricourt de déposer une demande de dérogation à l'interdiction de destruction d'espèces protégées pour le projet d'aménagement de la zone d'activités des Guinnottes 3. Le tribunal a considéré que le préfet avait régularisé la situation en délivrant une autorisation environnementale le 2 mai 2023, ce qui rendait la demande de mise en demeure sans objet. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 411-1, L. 411-2 et L. 171-7 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. I contestant l'arrêté du préfet du Jura du 16 décembre 2021 renouvelant l'autorisation d'exploiter la microcentrale hydroélectrique Pasteur 2. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les prescriptions supplémentaires imposées par l'arrêté ne constituaient pas une modification substantielle au sens de l'article L. 181-14 du code de l'environnement, ne nécessitant donc pas une nouvelle étude d'impact. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 214-18, R. 214-109 et L. 214-17 du code de l'environnement ont été écartés comme infondés.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant surinamien, qui contestait l'arrêté du préfet du Jura du 28 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. A de démontrer une vie familiale stable et effective en France. Par conséquent, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, délai de départ et pays de renvoi) ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Jura du 31 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était légale, écartant les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et d'erreur d'appréciation, et a par conséquent rejeté les conclusions d'annulation de l'obligation de quitter le territoire et des décisions subséquentes.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté le déféré du préfet de la Haute-Saône qui demandait l'annulation de la délibération du conseil municipal de Bucey-lès-Gy du 12 juillet 2023. Cette délibération constatait la désaffectation d'un bâtiment abritant la mairie, prononçait son déclassement du domaine public et autorisait sa cession. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'exception d'illégalité d'une délibération antérieure et le grief de non-respect du bon usage des deniers publics, estimant que le prix de vente était cohérent avec le marché local. La décision s'appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la demande du préfet de la Haute-Saône tendant à l'annulation de la délibération du conseil municipal de Bucey-lès-Gy du 17 novembre 2023. Cette délibération annulait et remplaçait une précédente délibération du 12 juillet 2023 relative au déclassement et à la cession du bâtiment de l'ancien presbytère abritant la mairie. Le tribunal a écarté comme inopérants les moyens tirés de l'exception d'illégalité des délibérations des 19 mai et 12 juillet 2023, ainsi que celui relatif à l'absence de base légale. Il a également jugé que le moyen fondé sur le bon usage des deniers publics et l'intérêt général n'était pas fondé. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant après renvoi du Conseil d'État, a rejeté la demande de la SAS Descassette. Celle-ci sollicitait la réduction de cotisations supplémentaires de taxe sur les surfaces commerciales pour les années 2016 à 2018, estimant que les ventes de fromage et de charcuterie à la coupe ne relevaient pas du champ de cette taxe. Le tribunal a jugé que la simple découpe et le conditionnement à la demande du client constituent des transformations mineures, et que ces ventes sont donc bien des ventes au détail en l'état imposables. La solution retenue s'appuie sur l'article 3 de la loi du 13 juillet 1972 et l'article 1er du décret du 26 janvier 1995.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté les requêtes de M. A et Mme C dirigées contre les arrêtés du préfet du Doubs du 5 août 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants, ressortissants bangladais, contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal a estimé ces moyens infondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, incluant l'interdiction de retour d'un an, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté comme irrecevables les requêtes de citoyens de Bucey-lès-Gy contestant la délibération du 15 avril 2022 du conseil municipal portant sur la mise en vente de la mairie. Le tribunal a jugé que cette délibération, qui se bornait à décider le principe de la cession et à autoriser le maire à engager des démarches, constituait un acte préparatoire ne faisant pas grief. En conséquence, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le retrait de quatre points de son permis de conduire suite à une infraction routière. Le requérant invoquait uniquement un moyen relatif au lieu de l'infraction, jugé inopérant par le juge administratif. En application de l'article L. 223-1 du code de la route, la réalité de l'infraction est établie par la condamnation définitive, ce qui échappe à la compétence du juge administratif. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Besançon a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant une obligation de quitter le territoire français et une assignation à résidence. En cours d'instance, le préfet a abrogé la mesure d'assignation à résidence, rendant sans objet les conclusions dirigées contre elle. M. A a abandonné ses conclusions contre l'obligation de quitter le territoire, le juge relevant l'absence de décision implicite du préfet de la Haute-Saône. La requête a été rejetée comme irrecevable pour les conclusions restantes, et les frais de justice ont été refusés.
Le Tribunal Administratif de Besançon a pris acte, par ordonnance du 29 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. B de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester des retraits de points de son permis de conduire pour des infractions commises entre 2019 et 2023, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement, sans se prononcer sur le fond. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du chef d’établissement de la maison d’arrêt de Besançon d’accorder des permis de visite à ses enfants pour voir leur père incarcéré. Le juge a estimé que les moyens invoqués par la requérante étaient inopérants et manifestement dépourvus de précisions utiles pour remettre en cause le motif de refus fondé sur un risque de prévention d’infractions lié au motif d’incarcération. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement infondées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A, une ressortissante nigériane demandeuse d'asile. La requérante contestait la procédure suivie, notamment l'absence de notification régulière de la décision et le non-respect de son droit à présenter des observations. Le tribunal a retenu que la notification de la décision du 11 septembre 2024 n'était pas établie, car le pli recommandé n'avait pas été distribué et que Mme A n'avait pas été informée des modalités pour le récupérer. En conséquence, la décision attaquée a été jugée entachée d'un vice de procédure pour méconnaissance de l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose de mettre le demandeur en mesure de présenter ses observations avant toute cessation des conditions matérielles d'accueil.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 18 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré la présence de son enfant français. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le classement sans suite de sa demande d’acquisition de la nationalité française par le préfet du Doubs. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief dès lors que le dossier présenté par le requérant était incomplet. M. A n’ayant pas produit les pièces demandées dans les délais, notamment les pages tamponnées de son passeport et des bulletins de salaire, sa requête en excès de pouvoir a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du 5 juillet 2024 plaçant Mme A, agent contractuel du CHS Saint-Ylie-Jura, en congé sans traitement après épuisement de ses droits à congé de grave maladie. Le juge a constaté l'urgence, Mme A se trouvant sans revenus et dans une situation financière critique. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de droit ou l'absence de proposition de reclassement, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, dès lors que l'agent avait épuisé ses droits et qu'aucun poste compatible avec ses restrictions médicales n'était disponible. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Besançon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B contre une décision de suspension de ses activités d’arbitre prononcée par la ligue de Bourgogne-Franche-Comté de football, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Dijon, dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du préfet du Doubs du 17 octobre 2023 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 9 janvier 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, qui courait à compter de la notification de la décision le 22 octobre 2023. Cette irrecevabilité manifeste, non susceptible d'être régularisée, a conduit au rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois décidée par le préfet du Haut-Rhin. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de deux mois, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision attaquée, notifiée le 21 août 2024, mentionnait les voies et délais de recours, mais la requête n'a été enregistrée que le 28 octobre 2024. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans régularisation possible.