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Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme A, agent de la commune de Belfort, contestant son changement d'affectation du poste de directrice du périscolaire Kergomard à celui d'animatrice au périscolaire Schoelcher. Le tribunal a d'abord rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que cette mesure, bien que n'affectant pas la rémunération ou le statut, entraînait une perte de responsabilités substantielles et constituait donc un acte faisant grief, susceptible de recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision d'affectation, estimant qu'elle était fondée sur des griefs disciplinaires liés au comportement de l'agent, ce qui en faisait une sanction déguisée prise sans respect des garanties disciplinaires prévues par le code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme B, agent communal, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Belfort fixant les taux d’allocation temporaire d’invalidité pour des accidents de trajet survenus en 1989 et 2019. La requérante invoquait des vices de procédure, un défaut de motivation de l’avis de la commission de réforme, une erreur de droit sur l’imputabilité des lésions et une erreur d’appréciation des taux. Par un jugement du 3 décembre 2024, le tribunal a donné acte du désistement pur et simple de Mme B, mettant fin à l’instance sans examiner le fond du litige. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, gardien de police municipale, qui contestait le refus de la maire de Besançon de l'autoriser à cumuler ses fonctions avec une activité d'enseignement. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la commune avait pu légalement se fonder sur les faits de falsification de certificats médicaux commis par l'agent en 2018 et 2019, pour lesquels il avait fait l'objet d'une ordonnance pénale. Il a jugé que ces faits, constitutifs d'un manquement à l'honorabilité, étaient incompatibles avec l'exercice de l'activité accessoire sollicitée, au regard des dispositions des articles L. 123-7 du code général de la fonction publique et 17 du décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. B A, agent contractuel, d’une demande d’indemnité compensatrice de congés payés non versée à l’issue de son contrat par le syndicat intercommunal pour la gestion du centre de vacances "les Grangettes". Le tribunal a appliqué les dispositions combinées de l’ordonnance du 15 avril 2020 relative à la prise de jours de congés durant l’urgence sanitaire et du décret du 15 février 1988 sur les agents non titulaires de la fonction publique territoriale. Il a rejeté la requête, considérant que le moyen soulevé par M. A n’était pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de la SAS PECS contestant des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 à 2019. Concernant la TVA, le tribunal a jugé que la taxe sur la cession d'une immobilisation, exigible en décembre 2019, avait été déclarée tardivement en janvier 2020 sans mention rectificative, et qu'une régularisation postérieure à la proposition de rectification était inopposable. Sur l'impôt sur les sociétés, le tribunal a estimé que les charges locatives liées à une maison d'habitation détenue par une SCI d'associés n'étaient pas déductibles, faute de démonstration d'un intérêt direct pour l'exploitation. La décision s'appuie sur les articles 269 du code général des impôts et les règles de déductibilité des charges.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme A, agent communal, qui demandait l'annulation d'un blâme prononcé par le maire de Belfort le 5 octobre 2022. Le tribunal a jugé que les faits reprochés, à savoir la gestion autonome et sans information de sa hiérarchie d'une suspicion d'attouchements sur un enfant, constituaient une faute disciplinaire. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe non bis in idem, estimant que le changement d'affectation antérieur de l'agent ne constituait pas une sanction déguisée mais une mesure d'intérêt du service. La décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante somalienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs du 2 août 2024 refusant de renouveler son attestation de demande d'asile et ordonnant sa remise aux autorités grecques. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen particulier de sa situation. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'accord franco-hellénique de réadmission du 15 décembre 1999.
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé partiellement la délibération du conseil municipal de Bucey-lès-Gy du 19 mai 2023, en tant qu'elle retirait une précédente délibération du 15 avril 2022. Le juge a retenu que ce retrait était intervenu au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article L. 243-3 du code des relations entre le public et l'administration, rendant cette partie de la décision illégale. En revanche, le tribunal a rejeté les autres moyens du préfet de la Haute-Saône, estimant que l'approbation de la promesse de vente n'était pas illégale et que le prix de vente n'était pas contraire au bon usage des deniers publics. La délibération du 15 avril 2022, qui actait le principe de la cession, a été rétablie.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Jura du 18 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, de défaut de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle, estimant que la décision était suffisamment motivée et fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de renvoi et de l'interdiction de retour d'un an, sans qu'aucune erreur manifeste d'appréciation ou violation de la convention européenne des droits de l'homme ne soit retenue.
Le Tribunal Administratif de Besançon annule la délibération du 24 juin 2023 du conseil municipal de Bucey-lès-Gy, qui approuvait le versement d'une commission à une agence immobilière. La décision est fondée sur l'incompétence du signataire, le premier adjoint, qui a agi en l'absence du maire sans délégation et pour un acte ne présentant pas un caractère d'urgence impérieuse. Le tribunal applique les articles L. 2122-17 et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, qui encadrent la suppléance et la délégation des fonctions du maire. La requête en excès de pouvoir des requérants est ainsi accueillie.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Saône refusant son titre de séjour pour soins, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était entachée d'aucun vice de procédure, erreur de fait ou d'appréciation, et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les moyens d'exception d'illégalité soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour ont également été écartés. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, qui contestait une mise en demeure du préfet du Doubs du 12 juin 2024 relative à des opérations de prophylaxie bovine. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait pas de conclusions claires au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Les moyens invoqués par le requérant, portant sur un prétendu harcèlement moral et des accusations de commerce illégitime, ont été considérés comme inopérants à l’encontre de la décision administrative attaquée. L’ordonnance se fonde sur les 4° et 7° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait une amende administrative mais n'avait pas joint la décision attaquée à son recours, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 12 octobre 2024, M. A n'a pas produit le document requis dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a donc été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. et Mme E, qui contestaient le refus de la commission académique de Besançon de leur accorder une autorisation d'instruction en famille pour leur enfant. La juridiction a estimé que la décision attaquée n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation, et qu'elle ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur de l'enfant protégé par la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Les juges ont notamment relevé que les requérants n'avaient pas démontré en quoi l'instruction en famille serait plus conforme à l'intérêt de l'enfant que la scolarisation en établissement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, contestant l'arrêté du préfet du Territoire de Belfort du 4 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a jugé que la décision de refus de séjour était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les décisions subséquentes étaient valides. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. P H et autres demandant l'annulation de la délibération du 12 juillet 2023 du conseil municipal de Bucey-lès-Gy, qui constatait la désaffectation et prononçait le déclassement et la cession d'un bien communal. Sur la légalité externe, le tribunal a relevé des erreurs matérielles dans la liste des présents et des procurations, mais a estimé que le quorum et la majorité requise par les articles L. 2121-17 et L. 2121-20 du code général des collectivités territoriales étaient respectés, ces irrégularités n'ayant pas vicié le vote. Sur la légalité interne, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 2334-31 du même code a été écarté. La demande de la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi en excès de pouvoir par M. A et Mme C, ressortissants bangladais, a examiné la légalité des arrêtés préfectoraux du 5 août 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment la compétence du signataire, la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et sollicitaient à titre subsidiaire la suspension des mesures d'éloignement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans faire droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Besançon a constaté le désistement d'office de Mme C, qui contestait le refus d'instruction en famille de son enfant. Ce désistement résulte de l'absence de confirmation de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La requête en référé avait été rejetée au motif qu'aucun moyen n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, le tribunal a donné acte du désistement et n'a pas statué sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B contestant un trop-perçu d'aide au logement de 2 231,10 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 10 octobre 2024, la requérante n'a pas produit le document requis dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné deux requêtes identiques visant l'annulation du point 11 d'une délibération du conseil municipal de Bucey-lès-Gy du 15 avril 2022, qui décidait le principe de la mise en vente du bâtiment de la mairie. Le tribunal a jugé que cette délibération constituait un acte préparatoire ne faisant pas grief, car elle ne désignait pas les bénéficiaires ni ne précisait les conditions de la cession. En conséquence, les conclusions des requérants ont été déclarées irrecevables. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs aux actes non décisoires.