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Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une nouvelle expertise médicale à la demande de M. B. Cette décision fait suite à une prise en charge au centre hospitalier public du Cotentin en juillet 2015 pour une fracture du plateau tibial, compliquée par une escarre nécrotique du talon gauche, possiblement due à un plâtre trop serré. Le juge a estimé que la mesure d'expertise était utile pour déterminer les faits et permettre au juge du fond d'apprécier la responsabilité de l'hôpital pour un éventuel manquement aux règles de l'art médical. Les frais d'expertise seront fixés ultérieurement.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen concerne un référé précontractuel engagé par la société S.T.G.S. contre la procédure de passation d’une délégation de service public de l’eau potable lancée par le syndicat départemental de l’eau de la Manche. La société requérante invoque plusieurs manquements aux obligations de mise en concurrence, notamment une rupture d’égalité dans la transmission des informations techniques, une irrégularité dans la méthode de notation des offres, et des erreurs d’appréciation sur plusieurs critères. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, rejette la requête en estimant que les manquements allégués ne sont pas établis ou n’ont pas lésé la société requérante. Il condamne en outre la société S.T.G.S. à verser 2 500 euros au syndicat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le préfet du Calvados lui ayant délivré un certificat de résidence d'un an après l'introduction du recours, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce non-lieu. En application de l'article L. 761-1 du même code et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat a été condamné à verser 300 euros à M. B et 400 euros à son avocat au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales du Calvados de lui accorder une remise de dette pour un indu d'aide personnelle au logement de 986,25 euros. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait que des moyens manifestement insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé, en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser sa requête, la requérante n'a fourni aucun élément complémentaire. La solution retenue est le rejet de la requête.
Rejet de la requête de M. A contestant la prise en compte d’un revenu locatif fictif pour le calcul de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, a jugé la requête irrecevable pour défaut de motivation. Le requérant n’a pas régularisé sa demande après y avoir été invité, en application des articles R. 411-1 et R. 772-6 du même code, son unique moyen étant inopérant.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. E, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Manche du 2 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, jugé inopérant), et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, sans qu'aucun texte spécifique ne soit appliqué pour faire droit à la requête.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A B contestant le montant de l'indemnité de 3 000 euros qui lui a été accordée par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. La requérante estimait cette somme insuffisante au regard de dépenses d’ameublement de 30 000 euros, mais n’a fourni aucun justificatif ni élément sur ses revenus et charges. Le tribunal a jugé que ce moyen n’était pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, en application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 modifié, relatif à l’aide de solidarité pour les enfants de harkis.
Rejet d'une requête de Mme A contestant un refus de remise de dette d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 058,79 euros. Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête par ordonnance, faute pour la requérante d'avoir régularisé son recours après y avoir été invitée. La requête initiale ne contenait qu'un moyen inopérant, et Mme A n'a pas fourni les précisions ou justificatifs demandés pour permettre au juge d'apprécier le bien-fondé de sa demande. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (7°), R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus du centre hospitalier universitaire Caen Normandie de lui accorder un congé de longue maladie. La requérante invoquait un syndrome anxio-dépressif chronique, mais le tribunal a estimé que ce moyen n'était pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, en application de l'article L. 822-6 du code général de la fonction publique et de l'arrêté du 14 mars 1986. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en raison du caractère manifestement insuffisamment étayé de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi en référé suspension par M. C, ressortissant gabonais, contestant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de carte de séjour en tant que parent d'enfant français. Le préfet du Calvados a informé le tribunal avoir décidé de faire droit à la demande de l'intéressé. Par une ordonnance, le juge des référés a admis M. C au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a constaté que la décision attaquée avait perdu son objet, suspendant ainsi l'exécution du refus implicite. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, un ressortissant ghanéen demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 31 mai 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII avait fait une exacte application du 3° de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence non justifiée de M. A à des entretiens personnels liés à sa procédure d'asile. Les arguments du requérant, tirés de son analphabétisme et de sa méconnaissance du français, ont été écartés comme insuffisamment circonstanciés. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été déclarée sans objet.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme C... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2014 à 2016, issues d'un examen de leur situation fiscale personnelle. Les requérants contestaient la régularité de la procédure, invoquant l'absence de signature de la proposition de rectification de 2017 et son insuffisante motivation. Le tribunal a écarté le premier moyen en retenant que l'original signé était joint au pli et produit par les requérants eux-mêmes, et le second en estimant que les propositions étaient suffisamment motivées au sens des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la requérante, Mme C, avait obtenu un récépissé de demande de titre de séjour après l'introduction de sa requête. Les conclusions aux fins d'injonction sont donc devenues sans objet. Le tribunal a néanmoins condamné l'État à verser 500 euros à l'avocate de Mme C au titre des frais d'instance, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant le refus implicite de sa demande de titre de séjour "étudiant" et la décision du préfet du Calvados du 14 mai 2024 refusant d'enregistrer cette demande pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrement, fondé sur l'absence de pièces justificatives requises par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles R. 431-10 et R. 431-11), ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître, et les moyens soulevés par la requérante, notamment la méconnaissance de l'article L. 422-1 du même code et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du maire de Blainville-sur-Mer du 19 août 2022 s'opposant à sa déclaration préalable de division en vue de construire. Le tribunal a jugé que le maire était tenu de suivre l'avis conforme défavorable du préfet, qui s'imposait à lui en application de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme, dès lors que la commune n'était plus couverte par un plan d'urbanisme. Il a également estimé que l'avis préfectoral n'était entaché d'aucune erreur de droit ou d'appréciation au regard des articles L. 111-3 et L. 121-8 du code de l'urbanisme. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C B et M. A B demandant l'annulation du certificat d'urbanisme négatif délivré le 11 octobre 2022 par le maire de Gouville-sur-Mer pour un projet de lotissement de huit lots. Le tribunal a jugé que le terrain, situé en zone inondable (zone bleue) et dans un secteur peu urbanisé, relevait des dispositions du règlement du PLU interdisant les constructions nouvelles dans les espaces non significativement urbanisés. La décision a été fondée sur les articles U1 et U2 du plan local d'urbanisme, confirmant ainsi la légalité du refus.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 21 septembre 2022 par laquelle le recteur de la région académique de Normandie a refusé de reconnaître l'imputabilité au service des arrêts de travail de Mme C, consécutifs à un accident déclaré en juin 2018. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit, l'administration ayant appliqué à tort les articles L. 822-18 à L. 822-25 du code général de la fonction publique, entrés en vigueur postérieurement aux faits, au lieu de l'article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, seul applicable à la date de l'accident. Le tribunal a ainsi substitué d'office la base légale pertinente et fait droit à la demande d'annulation de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de permis de construire un bâtiment à usage de bureau émis par le maire de Saint-Planchers. Le tribunal a substitué au motif initial de refus celui tiré de la méconnaissance de l'article A3 du plan local d'urbanisme (PLU), relatif aux accès et à la voirie. Il a jugé que le projet ne disposait pas d'un accès direct à la voie publique et que l'accès existant, situé sur une parcelle voisine appartenant à un tiers, ne permettait pas de garantir une desserte suffisante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du PLU de la commune.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de permis de construire une maison d'habitation à Gatteville-le-Phare. La commune, dépourvue de document d'urbanisme, avait suivi l'avis défavorable du préfet, fondé sur l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que le projet, situé en dehors des parties urbanisées, ne relevait d'aucune des exceptions prévues à l'article L. 111-4 du même code. Par conséquent, l'avis conforme du préfet s'imposait légalement à la maire, et le refus de permis était justifié.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A F D contre l'arrêté du préfet du Calvados du 16 octobre 2024. Cet arrêté lui imposait une obligation de quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, en application de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de titre de séjour et de la situation personnelle et judiciaire du requérant. Par conséquent, les conclusions d'annulation et la demande de frais de justice ont été rejetées.