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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Caen

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Caen

11 389 décisions disponibles — page 230/570

DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2402861(TA14-2402861)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant comorien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 22 octobre 2024 du préfet de la Manche l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de procédure contradictoire, l'insuffisance de motivation, et l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 731-1 et L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La décision a été rendue sur le fondement du CESEDA et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2402584(TA14-2402584)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la récence de son séjour et de l'absence de charge de famille. Il a également écarté le moyen tiré de l'article 3 de la Convention, faute pour la requérante d'établir des risques personnels en cas de retour au Congo. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2402395(TA14-2402395)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 4 septembre 2024. Cet arrêté refusait de lui délivrer une attestation de demande d'asile, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'auteur de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que, sa première demande de réexamen d'asile ayant été définitivement rejetée, M. B se trouvait dans le cas prévu par l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant au préfet de refuser l'attestation et de l'obliger à quitter le territoire.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2202196(TA14-2202196)

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a examiné la requête de M. G et Mme A, voisins immédiats, demandant l’annulation d’un permis de construire initial (1er août 2022) et d’un permis modificatif (10 novembre 2022) délivrés par la commune du Val-Saint-Père à M. et Mme C pour une habitation, un abri de jardin et une piscine. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, de l’insuffisance du dossier de demande et de la méconnaissance des articles U10, U11 et U13 du règlement du plan local d’urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, avec mise à la charge des requérants d’une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.

13 novembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2400208(TA14-2400208)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant un certificat d'urbanisme négatif délivré par le préfet du Calvados. Le requérant n'avait formulé aucun moyen de droit ou de fait permettant d'apprécier la légalité de la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également rappelé qu'il ne peut adresser d'injonctions à l'administration, le juge ne pouvant faire œuvre d'administrateur. La requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionQuestion préjudicielleREJETE

N° TA14-2102814(TA14-2102814)

Le Tribunal Administratif de Caen, saisi d'une question préjudicielle par la cour d'appel de Caen, s'est prononcé sur la prescription de l'action en recouvrement de créances fiscales détenues par l'administration sur la SARL ACG Consultant. Appliquant l'article L. 274 du livre des procédures fiscales et les dispositions du code de commerce, le tribunal a jugé que le délai de prescription de quatre ans avait été interrompu par des mises en demeure de payer notifiées en 2017 et 2019, et suspendu par l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire en 2021. En conséquence, il a estimé que l'action en recouvrement n'était pas prescrite.

13 novembre 2024Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA14-2302052(TA14-2302052)

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B A d'une opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de Paris pour le recouvrement d'indus d'allocation de logement sociale datant de 2019. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que le litige relevait de la juridiction judiciaire. En application des articles L. 161-1-5 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ainsi que de l'article 23 de l'ordonnance n° 2019-770 du 17 juillet 2019, les recours contre les décisions prises avant le 1er janvier 2020 en matière d'allocation de logement relèvent du contentieux de la sécurité sociale. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2102343(TA14-2102343)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation d'un permis de construire initial (6 avril 2020) et d'un permis modificatif (19 mai 2021) délivrés à Mme D... pour une habitation à Donville-les-Bains. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le permis initial en raison de leur tardiveté. Concernant le permis modificatif, le recours gracieux de Mme C... n'a pas prorogé le délai de recours contentieux, faute d'avoir été notifié à la pétitionnaire dans les conditions prévues par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, rendant également ces conclusions tardives et irrecevables.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2302149(TA14-2302149)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui demandait l'annulation du refus du préfet de l'Orne de renouveler sa carte de résident. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, en raison de sa condamnation à quatre ans de prison pour violence aggravée, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La décision se fonde notamment sur les articles L. 432-1 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA14-2201127(TA14-2201127)

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les requêtes de Mme A... contestant le montant de son indemnité spécifique de service (ISS) pour 2020 et, par voie de conséquence, le calcul de son indemnité de départ volontaire. La requérante soutenait que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en fixant son coefficient de modulation individuelle à 0,95, alors que sa manière de servir était excellente, et qu'elle avait méconnu le principe d'égalité de traitement. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fixant le coefficient de modulation à 0,95 pour la période postérieure à sa promotion, et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité n'était pas fondé. Par ailleurs, le tribunal a estimé que le moyen tiré du versement tardif de l'ISS était inopérant, car il ne remettait pas en cause le bien-fondé du montant attribué.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA14-2300409(TA14-2300409)

Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 15 mai 2024 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu estimer que la reconnaissance de paternité de l'enfant français était frauduleuse, visant uniquement à faciliter l'obtention d'un titre de séjour, et que la requérante ne justifiait pas de la contribution effective de l'autre parent à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, comme l'exigent les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité du refus de séjour, de l'obligation de quitter le territoire et de l'interdiction de retour d'un an.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2300286(TA14-2300286)

Le Tribunal administratif de Caen rejette la requête de M. A, un surveillant de prison, qui contestait un titre de perception émis par le ministre de la justice pour un trop-perçu de supplément familial de traitement de 4 316,74 euros entre février 2020 et février 2021. Le tribunal estime que M. A n'a pas démontré avoir conservé la charge effective et permanente de trois de ses enfants mineurs après leur départ du domicile conjugal en février 2020, conformément aux articles L. 513-1 du code de la sécurité sociale et 20 de la loi du 13 juillet 1983. La circonstance que l'administration ait tardé à actualiser son dossier est sans incidence sur le bien-fondé de la créance. La requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le ministre.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA14-2201902(TA14-2201902)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Quettehou pour un projet de division de terrain et construction. Le tribunal a jugé que le maire avait légalement fondé son refus sur l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme, qui encadre l'extension limitée de l'urbanisation dans les espaces proches du rivage. Il a estimé que le terrain était situé dans un tel espace et que le projet, constituant une extension de l'urbanisation, n'était pas justifié ni motivé conformément aux exigences de cet article. Les autres moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs au plan local d'urbanisme et au plan de prévention des risques littoraux, ont été écartés comme inopérants ou infondés.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA14-2201803(TA14-2201803)

Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 15 mars 2021 par laquelle le ministre des armées a retiré l'admission de Mme A épouse C à la retraite anticipée pour travaux insalubres. La juridiction a jugé que l'administration ne pouvait légalement retirer une décision créatrice de droits, comme celle du 1er décembre 2020, sans démontrer son illégalité. En l'espèce, l'attestation de l'employeur établissait que l'intéressée avait accompli les 17 années de services requises dans des emplois insalubres, conformément à l'article 21 du décret du 5 octobre 2004 et à l'annexe I A du décret du 18 août 1967. Le tribunal a donc enjoint au ministre des armées d'admettre Mme C à la retraite anticipée à compter du 1er mars 2021 et de liquider ses droits à pension.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA14-2302570(TA14-2302570)

Le Tribunal Administratif de Caen annule le refus du préfet du Calvados de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B, ressortissant marocain. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en estimant que les ressources de M. B n'étaient pas stables, régulières et suffisantes au sens de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il enjoint au préfet de délivrer le titre dans un délai d'un mois.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA14-2300432(TA14-2300432)

Le Tribunal Administratif de Caen annule la décision du ministre de l'éducation nationale fixant à 0,85 le coefficient de modulation individuel (CMI) de l'indemnité spécifique de service (ISS) de Mme A pour 2020. La requérante, ingénieure en chef, contestait cette fixation comme tardive et entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal retient que son évaluation annuelle très positive justifiait un CMI plus élevé, la décision étant disproportionnée par rapport à sa manière de servir. Cette solution s'appuie sur le décret n°2003-799 du 25 août 2003 et l'arrêté du 25 août 2003 fixant les modalités de modulation de l'ISS.

13 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2402501(TA14-2402501)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, considérant que la décision était régulièrement signée et suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

13 novembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2402743(TA14-2402743)

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B A tendant à obtenir la remise de son titre de séjour sous astreinte. Le juge a constaté que le préfet du Calvados avait remis le titre de séjour à l'intéressé après l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée faute de dépôt préalable d'une demande d'aide juridictionnelle.

12 novembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirRENVOYE

N° TA14-2402860(TA14-2402860)

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a été saisi par M. B, ressortissant algérien, pour contester l'arrêté du préfet de l'Orne du 11 octobre 2024 l'assignation à résidence pour 45 jours. Le magistrat désigné a relevé que cette assignation était fondée sur le 7° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatif à l'exécution d'une peine d'interdiction judiciaire du territoire. Il a jugé que ce fondement ne relève pas de la compétence du juge unique prévue par les articles L. 732-8 et L. 922-2 du CESEDA, mais de la formation collégiale du tribunal. En conséquence, le magistrat s'est déclaré incompétent pour statuer sur la requête, sans examiner les moyens soulevés.

12 novembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA14-2402841(TA14-2402841)

Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 10 octobre 2024 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII refusait de rétablir les conditions matérielles d'accueil pour M. C, demandeur d'asile afghan. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également relevé que l'OFII n'avait pas justifié de l'existence d'une décision préalable de suspension des conditions matérielles d'accueil, ni de sa notification régulière. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. C dans un délai de quinze jours.

12 novembre 2024Résumé IA
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