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Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 12 juin 2023 affectant sa fille au collège Pierre et Marie Curie de Potigny, et non au collège du Cingal de Bretteville-sur-Laize. Par un mémoire du 26 septembre 2024, Mme B s’est désistée de sa requête. Par ordonnance du 9 octobre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a donné acte du désistement de la requête de la SNC Sarah-Ethan, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour les années 2016 et 2017. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle a été réputée s'être désistée. L'ordonnance constate ce désistement et met fin à l'instance.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi de six requêtes identiques visant à contester l'arrêté du 20 avril 2022 par lequel le maire de Pennedepie a interdit la pratique du kitesurf sur l'ensemble du littoral de la commune. Les requérants soutenaient notamment que cette mesure était entachée d'erreurs de fait, de droit et d'appréciation, et qu'elle instaurait une discrimination injustifiée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que l'arrêté était fondé sur les pouvoirs de police du maire en vertu de l'article L. 2213-23 du code général des collectivités territoriales, et que l'interdiction était proportionnée aux risques pour l'ordre public et la sécurité des usagers. Aucune somme n'a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la sanction de radiation du tableau d'avancement infligée à un maréchal des logis-chef de gendarmerie par la ministre des armées. Le juge a retenu un vice de forme, l'administration n'ayant pas notifié l'avis du conseil de discipline avec la décision, en méconnaissance de l'article R. 4137-63 du code de la défense. Le tribunal a enjoint au ministre de réinscrire l'agent sur le tableau d'avancement, sauf si une nouvelle sanction était prononcée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, inspectrice du travail, qui contestait la décision du 23 août 2022 lui attribuant un complément indemnitaire annuel (CIA) de 820 euros pour 2021. Mme A invoquait notamment l'absence d'entretien professionnel préalable, une erreur d'appréciation, une rupture d'égalité et une discrimination liée à son état de santé. Le tribunal a jugé que, si le CIA doit se fonder sur l'engagement professionnel apprécié lors d'un entretien, l'absence de ce dernier ne constitue un vice de procédure entachant la décision que s'il a été susceptible d'influencer le sens de celle-ci ou a privé l'agent d'une garantie, ce qui n'était pas démontré en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles 1er et 4 du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l'article 55 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, brigadier de police, qui contestait son absence du tableau d'avancement au grade de brigadier-chef pour l'année 2022. Le tribunal a jugé que les conclusions de M. B, tendant à l'annulation partielle du tableau d'avancement, étaient irrecevables en raison du caractère indivisible de ce tableau, conformément aux dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2004-1439 du 23 décembre 2004. La circonstance que M. B ait été promu en 2023 n'a pas rendu son recours sans objet.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Jullouville pour son projet de construction. La requérante soutenait que le classement de son terrain en zone agricole par le plan local d'urbanisme (PLU) était illégal, notamment en raison d'un précédent certificat d'urbanisme positif. Le tribunal a jugé que ce certificat antérieur, bien que valable à l'approbation du PLU, ne faisait pas obstacle à l'application des nouvelles règles d'urbanisme après son expiration. La solution retenue est fondée sur les articles L. 410-1 et R. 151-22 du code de l'urbanisme, confirmant la légalité du classement en zone agricole.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de M. A..., ancien ouvrier d'État au commissariat de la marine, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence résultant d'une exposition à l'amiante. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance de M. A... était prescrite, dès lors que le point de départ du délai de prescription devait être fixé à la date à laquelle il avait eu connaissance de son exposition à l'amiante, soit au plus tard lors de son départ à la retraite en 2014, et que sa réclamation préalable de 2022 était tardive.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest confirmant son inaptitude médicale aux fonctions de policier adjoint. Le requérant soutenait que son acuité visuelle répondait aux exigences réglementaires, mais le tribunal a estimé qu'il n'apportait pas la preuve qu'il satisfaisait également à la condition relative à la vision de nuit. La décision s'appuie sur les articles L. 411-5 et R. 411-8 du code de la sécurité intérieure, ainsi que sur les arrêtés du 24 août 2000 et du 2 août 2010 fixant les conditions d'aptitude physique.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme A tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 janvier 2023 par lequel le maire de Regnéville-sur-Mer a accordé un permis d'aménager un lotissement de huit parcelles à M. F. Le tribunal a d'abord jugé que les requérants, en tant que voisins immédiats, justifiaient d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'absence de consultation de la commission départementale de la nature des paysages et des sites, de la méconnaissance des articles L. 121-13, R. 111-2, R. 111-5, R. 111-8, R. 111-9, R. 111-13 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ainsi que de la violation du plan d'occupation des sols. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes reconventionnelles de M. F et de la commune.
Le Tribunal Administratif de Caen, par une ordonnance du 9 octobre 2024, a rejeté la requête de Mme Le Prince qui demandait un délai pour son expulsion d’un logement loué à la SA HLM Coutances-Granville. Le tribunal a estimé que cette demande, relative aux relations de droit privé entre un locataire et son bailleur, ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de l’ordre judiciaire. La solution retenue est l’incompétence de la juridiction administrative, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Suspension de permis de conduire. Tribunal Administratif de Caen. Rejet de la demande de suspension. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les impératifs de sécurité routière liés à un excès de vitesse de 40 km/h ou plus (190 km/h retenue) prévalant sur les nécessités professionnelles et familiales invoquées par le requérant. Application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait le montant insuffisant d’une bourse d’études accordée à sa fille majeure par la rectrice de l’académie de Normandie. Le juge a estimé que M. A ne justifiait ni d’un intérêt direct ni d’une qualité pour agir en lieu et place de sa fille, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision précise que cette irrecevabilité ne fait pas obstacle à un éventuel recours de la part de Mme C A.
Le tribunal administratif de Caen, saisi d’un recours en excès de pouvoir par des parents contestant le refus d’autorisation d’instruction dans la famille pour leur fille, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que la décision initiale émanait de l’inspecteur d’académie de la Seine-Maritime, relevant de la compétence du tribunal administratif de Rouen. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet du Calvados a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant mongol, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a constaté que les conclusions visant la suspension des décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour étaient irrecevables, car sans objet en raison du caractère suspensif du recours au fond prévu à l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. S'agissant du refus de séjour, le tribunal a rappelé que la condition d'urgence est en principe remplie en cas de refus de renouvellement de titre, mais la solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 423-23 et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ainsi
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Calvados refusant un titre de séjour à M. B. Le juge a constaté que les conclusions visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour étaient sans objet en raison du caractère suspensif du recours au fond. S'agissant du refus de séjour, la condition d'urgence n'a pas été regardée comme remplie, et aucun moyen sérieux n'a été retenu, conduisant au rejet de la requête. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-22, et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 juillet 2024 par laquelle le préfet du Calvados a refusé de délivrer une autorisation de travail à la société Gevrey et à M. A. Le juge a estimé que les moyens invoqués, notamment l'incompétence, l'erreur de fait et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 16 septembre 2024 par lequel le préfet du Calvados a refusé le regroupement familial sollicité par M. A B pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une situation particulière nécessitant une intervention rapide, malgré la grossesse de son épouse et la situation au Bangladesh. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en ce qui concerne la motivation et le calcul des ressources, qui étaient inférieures au SMIC sur la période de référence, en application des articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B D, ressortissant albanais, contestant l’arrêté du préfet du Calvados du 4 juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de la condamnation pénale et de l’absence de communauté de vie avec son épouse française. Les moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte et de la violation des articles L. 612-2, L. 612-3 et R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, qui contestait le rejet implicite de son recours contre une décision lui octroyant une prime de transition énergétique. Le juge a considéré que le moyen invoqué par le requérant, tiré de l'absence de motif de refus de la prime, était inopérant car la décision attaquée ne portait pas sur un refus d'octroi mais sur le rejet d'un recours contre une décision d'accord. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes comportant des moyens inopérants.