11 389 décisions disponibles — page 242/570
Refus d'autorisation d'exercer une activité d'agent de sécurité privée. Le Tribunal administratif de Caen, par ordonnance, rejette la requête de M. B pour moyen inopérant. La solution retenue est que le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité était en situation de compétence liée pour refuser l'autorisation en raison d'une condamnation correctionnelle inscrite au bulletin n°2 du casier judiciaire (article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure). Les contestations de M. B sur sa culpabilité ou son état d'alcoolémie sont sans influence sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de Pôle emploi de lui verser des sommes provisionnelles. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, et M. A n'a pas régularisé sa demande malgré une invitation en ce sens. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du 26 juin 2024 par lequel le préfet du Calvados refusait de renouveler le titre de séjour étudiant de M. A, ressortissant guinéen, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que le parcours universitaire de l'intéressé n'était pas réel et sérieux, alors que ses réorientations et redoublements s'inscrivaient dans une progression cohérente au sein d'un même domaine informatique. Cette solution a été retenue sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonne la délivrance du titre étudiant à la réalité et au sérieux des études poursuivies.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation de la décision du préfet de l'Orne du 16 septembre 2022 retirant un accord tacite de régularisation pour un plan d'eau. Le tribunal a jugé irrecevable le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, car soulevé après l'expiration du délai de recours et relevant d'une cause juridique distincte. Sur le fond, il a estimé que le moyen de légalité interne n'était pas fondé, sans autre précision dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur le code de l'environnement et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Caen a annulé l'arrêté du 5 avril 2024 par lequel le préfet de l'Orne refusait de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence d'obtention d'un CAP, sans tenir compte des circonstances particulières (arrivée analphabète à 15 ans, efforts d'intégration, emplois stables et absence de menace pour l'ordre public). La solution retenue s'appuie sur l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour aux étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance avant 16 ans, et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme protégeant la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de versement de plusieurs primes (prime de 2ème catégorie, indemnité dominicale, prime Grand Age et prime chaussure) par le centre hospitalier de Aunay-Bayeux. Postérieurement à la requête, l’établissement a fait droit à l’intégralité de ses demandes indemnitaires. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction. En revanche, il a condamné le centre hospitalier à verser 500 euros à Mme B au titre des frais de l’instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de primes (1ère catégorie, travail intensif de nuit, dimanches et jours fériés, prime chaussure) par le centre hospitalier de Aunay-Bayeux. Postérieurement à la requête, l’hôpital a fait droit à ses demandes, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné le centre hospitalier à verser 500 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen concerne un recours pour excès de pouvoir formé par une agente du centre hospitalier de Aunay-Bayeux, qui contestait le rejet implicite de sa demande de versement de plusieurs primes et indemnités (nouvelle bonification indiciaire, indemnité dominicale, prime Grand Age, prime chaussure). Le tribunal constate que l'administration a fait droit à l'intégralité de ces demandes après l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions à fin d'annulation et d'injonction. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il condamne toutefois le centre hospitalier à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de l'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et fondé sur un examen complet de sa situation. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressé, de son absence d'attaches familiales en France et de son contrat de travail obtenu sans autorisation préalable. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant canadien, contestant l'arrêté préfectoral du 29 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le concubinage du requérant avec une Française étant récent et ses attaches personnelles et professionnelles en France insuffisamment établies. Les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Caen a constaté le désistement d’office de M. B, qui contestait un arrêté de suspension de ses fonctions pour non-respect de l’obligation vaccinale. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l’instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de l'Orne le 29 janvier 2024. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, et a procédé à une substitution de base légale en retenant le pouvoir général de régularisation du préfet plutôt que l’article L. 435-1 du CESEDA. Il a jugé que le refus de séjour n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation et que l’obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé. La décision s’appuie notamment sur la convention européenne des droits de l’homme et l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Le Tribunal administratif de Caen a annulé l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel le préfet du Calvados a refusé de renouveler le titre de séjour étudiant de Mme A, ressortissante sénégalaise, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant sa décision sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de Mme A relevait exclusivement de l'article 9 de l'accord franco-sénégalais du 1er août 1995. En conséquence, l'arrêté a été annulé et il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour de l'intéressée dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Calvados concernant la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante tchadienne. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la précarité financière de la requérante et le risque d'expulsion locative, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un défaut de motivation. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous astreinte. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. A, agent du centre hospitalier de Saint-Hilaire-du-Harcouët, d’un recours en excès de pouvoir contre sa suspension de fonctions sans traitement pour défaut de vaccination obligatoire, fondée sur le décret n° 21-1059 du 7 août 2021. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’il n’a pas fait dans le délai imparti. Par ordonnance du 15 octobre 2024, la présidente de la 3ème chambre a donc donné acte du désistement d’office de M. A et rejeté les conclusions du centre hospitalier au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'OFII, estimant que la requête, bien que succincte, soulevait un moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation. Sur le fond, le juge a considéré que la demande d'asile de Mme A, déposée plus de trois ans après son entrée en France, était tardive sans motif légitime. Il a également jugé que sa situation de mère d'un jeune enfant et sa grossesse ne suffisaient pas à caractériser une vulnérabilité particulière, compte tenu de son hébergement et de son activité au sein d'Emmaüs. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme A contestant les décisions de la caisse d'allocations familiales de la Manche du 10 novembre 2023, qui lui refusaient une remise totale sur un indu de prime d'activité de 1 170,57 euros et n'accordaient qu'une remise partielle de 92,50 euros sur un indu d'aide personnelle au logement de 370 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation d'invalidité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a confirmé le bien-fondé des indus, la caisse ayant établi que Mme A vivait en concubinage depuis 2019, ce qui modifiait la composition de son foyer pour le calcul des prestations. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 842-1, L. 842-7 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale pour la prime d'activité, et sur les articles L. 821-1, L. 823-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l'habitation pour l'aide au logement.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de Mme A visant à obtenir l'annulation du refus de remise de dette pour un indu de prime d'activité de 1 104,81 euros. La requérante invoquait la précarité de sa situation et l'existence d'un indu d'allocation supplémentaire d'invalidité pour son conjoint. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'illégalité de la décision de récupération de l'indu, car une demande de remise gracieuse est indépendante de cette décision. Il a également estimé que Mme A n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer sa bonne foi ou sa précarité financière actuelle. La solution est fondée sur les articles L. 842-1, L. 843-1, L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 310,63 euros. La requérante soutenait que les sommes versées par sa sœur et son beau-frère constituaient un prêt familial remboursable, et non des ressources imposables. Le tribunal a jugé que ces versements réguliers ne pouvaient être exclus du calcul des ressources, faute de preuve de remboursement et de caractère non régulier. La décision s’appuie sur les articles L. 262-3, R. 262-6, R. 262-11 et R. 262-14 du code de l’action sociale et des familles.
Suspension d’une décision de refus d’autorisation d’instruction dans la famille. Le tribunal administratif de Caen, statuant en référé, rejette la requête de Mme et M. C pour incompétence territoriale. La décision initiale ayant été prise par l’inspecteur d’académie de la Seine-Maritime, le litige relève du tribunal administratif de Rouen. Application des articles L. 521-1, R. 522-8-1 et R. 312-1 du code de justice administrative.