11 389 décisions disponibles — page 240/570
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission académique du rectorat de Normandie refusant l'autorisation d'instruction dans la famille pour l'enfant des requérants. Les juges ont estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant, invoqué sur le fondement de l'article 3 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, n'était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans examen de la condition d'urgence, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen a pris acte du désistement de M. A et de la SCEA de Guercheville, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Colomby-Anguerny. Les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d'un mois imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils sont réputés s'être désistés. L'ordonnance constate ce désistement sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de prime d'activité de 1 187,26 euros pour la période de mai à décembre 2021. La requérante soutenait que son statut d'élève-avocat au sein d'un centre régional de formation à la profession d'avocat n'était pas assimilable à celui d'étudiant, et que les stages effectués relevaient d'une formation professionnelle non rémunérée. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 842-2 et R. 844-1 du code de la sécurité sociale, les revenus tirés de stages de formation professionnelle sont considérés comme des revenus professionnels, et que la requérante ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de la prime d'activité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A, incluant sa demande de remise gracieuse et de délais de paiement.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les requêtes de Mme A contestant des indus d’aide personnalisée au logement et de prime d’activité, ainsi que les refus de remise gracieuse opposés par la caisse d’allocations familiales du Calvados. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que la prescription n’était pas acquise pour les périodes concernées. Il a estimé que Mme A, qui avait perçu des pensions alimentaires non déclarées, ne pouvait se prévaloir de sa bonne foi et que sa situation de précarité ne justifiait pas une remise totale de dette au regard des dispositions des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 351-1 du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Manche du 8 octobre 2024 l’assignant à résidence pour 45 jours. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 17 octobre 2024, le magistrat désigné, statuant sur le fondement des articles R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucun texte de fond n’a été appliqué au litige, la procédure s’étant achevée par un désistement.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. C d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral l’assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa demande. Le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A pour contester le refus de la CAF du Calvados de lui accorder une remise de dette pour un indu de prime d'activité de 960,78 euros. En cours d'instance, la requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 17 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement d'instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A contestant la réduction de son revenu de solidarité active (RSA) pour absence de contrat d'engagements réciproques. Le tribunal a jugé que la procédure de convocation devant la commission RSA était régulière et que le requérant n'avait pas été privé de garanties. Il a également estimé que le président du conseil départemental n'avait commis ni erreur de fait ni erreur de droit, M. A n'ayant pas justifié de son état de santé pour être dispensé de ses obligations d'insertion. La solution s'appuie sur les articles L. 262-28, L. 262-29, L. 262-36 et L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ghanéenne, qui demandait d'enjoindre au préfet du Calvados d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée a été jugée comme se heurtant à une contestation sérieuse et faisant obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme B contestant un indu d'aide personnalisée au logement de 95 euros pour la période d'avril à novembre 2022, notifié par la caisse d'allocations familiales de l'Orne. La requérante soutenait avoir toujours fourni les informations nécessaires et que l'erreur était imputable à l'organisme social. Le tribunal, statuant en application des articles L. 821-1, R. 822-2, L. 823-1, R. 822-3 et R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation, a rejeté la requête, considérant que la décision de récupération de l'indu était légalement fondée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de M. C D, qui contestait le refus du département du Calvados de lui accorder le versement rétroactif du revenu de solidarité active (RSA) pour la période de juillet à septembre 2023. Le tribunal a constaté que le département avait suspendu le versement en raison de l'absence de réponse de l'intéressé à des demandes de justificatifs, conformément aux articles R. 262-83 du code de l'action sociale et des familles et L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale. Le juge a estimé que la suspension était justifiée, car les courriers étaient revenus avec la mention "destinataire inconnu à l'adresse", et que le rétablissement des droits à compter d'octobre 2023 était légal. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Caen rejette l'opposition formée par M. B contre une contrainte de France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 565,48 euros. Le tribunal retient que M. B avait déjà cumulé cette allocation avec une activité salariée pendant trois mois (juillet à septembre 2022) et n'avait pas respecté l'interruption minimale de trois mois requise par l'article R. 5425-6 du code du travail avant de reprendre un emploi en octobre 2022. En conséquence, il ne pouvait prétendre à l'allocation pour ce mois, et la contrainte est légalement fondée. Les conclusions de France Travail au titre des frais de justice sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A contestant le montant de son allocation de revenu de solidarité active (RSA). Le requérant contestait l'application du forfait logement et la prise en compte d'une pension alimentaire. Le tribunal a jugé que l'avantage en nature lié à un logement gratuit doit être évalué forfaitairement et que la pension alimentaire, fixée par décision de justice, devait être intégrée aux ressources. La décision s'appuie sur les articles L. 262-3, R. 262-6, R. 262-9 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Caen a constaté le désistement d'office de Mme C et M. D, qui contestaient le refus d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fils. Leur requête en référé suspension avait été rejetée le 16 août 2024 pour absence de doute sérieux sur la légalité de la décision. Conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, ils n'ont pas confirmé le maintien de leur requête au fond dans le délai d'un mois suivant la notification de ce rejet. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A d’une demande de restitution des droits de mutation acquittés lors de l’achat d’un appartement en 2006. Le juge a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l’article L. 199 du livre des procédures fiscales. Ce texte réserve au tribunal judiciaire le contentieux des droits d’enregistrement, catégorie à laquelle appartiennent les droits de mutation. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence matérielle.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. D E, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 1er octobre 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la délégation de signature était régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les décisions de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de retour n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait son affectation au collège Les Sources de l'Aure. Le juge a rappelé qu’un fonctionnaire ayant obtenu l’un des postes qu’il avait sollicités ne justifie pas d’un intérêt à agir contre cette décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la chambre de commerce et d'industrie Ouest Normandie à l'indemniser pour l'impossibilité de se présenter à un examen. Le juge a constaté que la requête était tardive, car la décision initiale de rejet de sa réclamation était devenue définitive avant l'introduction de son recours. La décision de rejet du 30 août 2024 étant purement confirmative, elle n'a pas prorogé le délai de recours contentieux de deux mois prévu par les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête en responsabilité de la société Drapo, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à lui verser 11 200 euros en réparation du préjudice résultant du retrait d’une prime de transition énergétique accordée à son client. Le juge a estimé que les faits invoqués par la société étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de ses conclusions, car elle n’alléguait pas être dans l’impossibilité de réclamer le paiement des travaux à son client. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de la société Moteurs JM, qui contestait la décision de la ministre du travail de se déclarer incompétente pour autoriser le licenciement de son salarié. Le tribunal a jugé que, le licenciement ayant déjà été notifié avant la saisine de l’administration, celle-ci était tenue de se déclarer incompétente. Les moyens invoqués par la société, relatifs à la justification des faits reprochés, ont été considérés comme inopérants. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.