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Le Tribunal Administratif de Caen a statué sur la requête de Mme B, qui contestait le refus du centre hospitalier de l’Aigle d’ajouter des jours de réduction du temps de travail et de congés annuels sur son compte épargne temps. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de sa requête. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance. Les conclusions du centre hospitalier tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les demandes des consorts G, agissant en leur nom propre et en tant qu'ayants droit de M. J G, décédé le 20 septembre 2020. Ils recherchaient la responsabilité du CHU de Caen pour faute dans la prise en charge médicale, ou à titre subsidiaire celle de l'ONIAM. Le tribunal a reconnu la responsabilité du CHU de Caen, estimant que des fautes médicales avaient fait perdre à M. G une chance d'éviter le décès, fixée à 50 %. Il a condamné le CHU à verser aux requérantes une indemnité totale de 33 212 euros, incluant les préjudices personnels de M. G (déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées, angoisse de mort imminente) et les préjudices d'affection de son épouse et de ses filles, après application du taux de perte de chance. La demande contre l'ONIAM a été rejetée, la responsabilité du CHU étant établie.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. D C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 29 mai 2024 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a substitué à la base légale erronée de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable aux Tunisiens en vertu de l'accord franco-tunisien de 1988, le pouvoir général de régularisation du préfet. Après avoir écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, le tribunal a rejeté la requête de M. C.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le syndicat mixte du Point Fort (SMPF) d’une demande de condamnation de la société MMA IARD à l’indemniser des conséquences de l’effondrement d’un voile séparatif de silo survenu le 30 octobre 2018 sur le site du pôle environnement de Cavigny. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes du SMPF, estimant que les garanties souscrites auprès de MMA IARD ne couvraient pas les dommages, ceux-ci résultant d’un défaut de conception et de construction de l’ouvrage, exclu par les clauses du contrat d’assurance. Il a également considéré que les exclusions contractuelles relatives à la corrosion, à la vétusté et au défaut connu de l’assuré étaient opposables. En conséquence, le tribunal a mis à la charge du SMPF une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête du syndicat mixte du Point Fort (SMPF) qui demandait la condamnation in solidum des sociétés SOGEA Nord-Ouest et Vinci environnement pour des désordres affectant le hall de maturation d’un pôle environnement. Le tribunal a jugé que l’action en responsabilité décennale était prescrite, faute d’avoir été exercée dans le délai de dix ans suivant la réception de l’ouvrage. Il a également écarté les autres fondements invoqués (garantie des vices cachés et faute dolosive), estimant qu’ils n’étaient pas applicables ou non établis. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont été rejetées, et les dépens ont été laissés à la charge du SMPF.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui demandait la suspension de la décision du président du conseil départemental du Calvados refusant de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, est devenue sans objet suite au désistement. L'ordonnance, rendue le 22 octobre 2024, donne acte de ce désistement et clôt la procédure.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SA Allianz IARD et de la SAS Tourlaville Distribution, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les préjudices subis lors du blocage de leur centre commercial par le mouvement des "gilets jaunes" entre le 17 novembre et le 31 décembre 2018. Le tribunal a considéré que la responsabilité sans faute de l'État, prévue à l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, n'était pas engagée, car les blocages constituaient des actions préméditées et organisées par un groupe structuré, et non des actes spontanés commis par un attroupement ou rassemblement au sens de cet article. Il a également écarté la responsabilité pour rupture d'égalité devant les charges publiques, sans que les motifs détaillés ne soient exposés dans l'extrait fourni. En conséquence, les demandes indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SA Allianz IARD et de la SA Argentan Distribution, qui demandaient la condamnation de l’État à les indemniser pour les pertes subies lors du blocage de leur magasin E. Leclerc à Argentan par le mouvement des « gilets jaunes » entre le 17 novembre et le 29 décembre 2018. Le tribunal a estimé que la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n’était pas engagée, car les blocages constituaient une action préméditée et organisée par un groupe structuré, et non un attroupement spontané au sens de ces dispositions. Il a également écarté la responsabilité pour rupture d’égalité devant les charges publiques, faute de préjudice anormal et spécial. En conséquence, les demandes indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales du Calvados de lui accorder une remise de dette pour des indus de revenu de solidarité active, prime d'activité, allocation de logement familiale et prime de fin d'année, pour un total de plus de 10 000 euros. Le tribunal a jugé que le litige ne portait plus que sur les indus d'allocation de logement familiale et de revenu de solidarité active, les autres dettes ayant été soldées. Il a estimé que Mme C, qui invoquait son état de santé et sa précarité financière, n'établissait pas que sa bonne foi ou sa situation de précarité justifiaient une remise totale de sa dette, et a donc rejeté l'ensemble de ses demandes, y compris celle relative aux frais de justice. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 262-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a été saisi de plusieurs litiges opposant la société Manche Télécom au syndicat mixte Manche numérique dans le cadre de l’exécution d’une convention de délégation de service public pour l’aménagement numérique du territoire. Les requêtes portaient notamment sur la contestation de titres de recettes émis pour le paiement de redevances et sur une demande d’indemnisation pour la valeur non amortie d’investissements. Le tribunal a homologué le protocole transactionnel signé le 7 juin 2024 par les deux parties, mettant ainsi un terme à l’ensemble des litiges. Cette homologation a été prononcée sur le fondement des articles 2044 et suivants du code civil, relatifs aux transactions.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné le recours de M. E, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 4 octobre 2024 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 432-4 et L. 432-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 13 janvier 2023 par laquelle le directeur du centre de détention d'Alençon-Condé-sur-Sarthe avait maintenu la prise en charge en gestion individualisée de M. A. La juridiction a retenu que la procédure contradictoire préalable, prévue aux articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, avait été méconnue, car le débat contradictoire organisé portait sur un objet différent de celui de la décision attaquée. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B E, qui contestait la décision implicite de l'OFII de rétablir son allocation pour demandeur d'asile sans effet rétroactif. Le tribunal a jugé qu'aucune décision implicite de suspension des conditions matérielles d'accueil n'existait, car le requérant ne disposait plus d'une attestation de demandeur d'asile valide, ce qui le rendait inéligible à l'allocation. La perte de validité de l'attestation a été imputée au requérant, et non à l'administration, en application des articles D. 744-11 et D. 553-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. F contestant la décision implicite de l'OFII de rétablir son allocation pour demandeur d'asile sans effet rétroactif. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la perte de validité de l'attestation de demandeur d'asile de M. F, imputable à son inaction, l'avait privé de la qualité de demandeur d'asile et donc du droit aux conditions matérielles d'accueil. La solution retenue s'appuie sur les articles D. 744-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la conventionnalité des textes invoqués.
Le Tribunal administratif de Caen a examiné la requête de M. B C contestant la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) relative au rétablissement de son allocation pour demandeur d'asile, qu'il estimait dépourvue de portée rétroactive et privée d'effet utile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions du requérant, considérant que la perte de validité de son attestation de demandeur d'asile, imputable à son propre comportement, justifiait la suspension des conditions matérielles d'accueil. La solution s'appuie sur les articles D. 744-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans retenir les moyens tirés du défaut de motivation, de l'absence de procédure contradictoire ou de la violation des directives européennes.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. C F B contestant la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) relative au rétablissement de son allocation pour demandeur d'asile, qu'il estimait dépourvue de portée rétroactive et privée d'effet utile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions du requérant, jugeant que la perte de validité de son attestation de demandeur d'asile, condition nécessaire au versement de l'allocation, était imputable à M. F B et non à l'administration, en application des articles D. 744-11 et D. 553-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation ou à la procédure contradictoire.
Le Tribunal administratif de Caen a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Manche du 26 février 2024 refusant son titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 13 juin 2023 du directeur du centre de détention d'Alençon-Condé-sur-Sarthe plaçant M. A sous gestion individualisée, pour méconnaissance du principe du contradictoire. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas démontré l'existence d'une urgence ou d'une menace pour l'ordre public justifiant de dispenser M. A de la procédure contradictoire préalable prévue aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision du 15 juin 2023 suspendant l'affectation de M. A au poste d'opérateur atelier QPR.
Le Tribunal administratif de Caen annule l'arrêté du 13 mars 2024 par lequel le préfet du Calvados avait ordonné la remise de M. B, ressortissant tunisien, aux autorités italiennes. Le juge a estimé que la décision était illégale car le préfet n'avait pas obtenu au préalable l'acceptation des autorités italiennes à la demande de réadmission, en méconnaissance de l'article 5 de l'accord franco-italien du 3 octobre 1997. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour ce motif, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant égyptien, d'une demande d'injonction visant à faire enregistrer sa demande d'avis sur la viabilité économique de son projet d'entreprise, nécessaire à l'obtention d'un titre de séjour " entrepreneur ". En cours d'instance, le préfet du Calvados a procédé à cet enregistrement. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.