Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2404466(TA95-2404466)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 18 octobre 2024, du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en plein contentieux fiscal. Celle-ci demandait le rattachement de son conjoint à son foyer fiscal et la réduction de ses cotisations d'impôt sur le revenu pour 2020 et 2021. Aucun texte fiscal n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée sur ce désistement.
N° TA95-2414348(TA95-2414348)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 26 juillet 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B, ressortissante congolaine. La juge a considéré que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2414514(TA95-2414514)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a retiré la carte de résident de M. B, ressortissant turc. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du placement en détention provisoire de l'intéressé pour des faits d'escroquerie en bande organisée, et du caractère conjoncturel de la promesse d'embauche produite. La requête a été rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2415019(TA95-2415019)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Intégrale Prépa. Celle-ci demandait la suspension d'un arrêté municipal de la commune de Clamart du 26 mars 2024 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour des raisons de sécurité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la fermeture étant la conséquence de l'inaction de la société dans la réalisation des travaux de mise en sécurité, et que l'arrêté ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre.
N° TA95-2414848(TA95-2414848)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Saint-Ouen l'Aumône sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. La commune souhaitait une expertise préventive avant des travaux de démolition sur un ensemble immobilier lui appartenant, afin de constater l'état des immeubles voisins et de se prémunir contre d'éventuels risques indemnitaires. Le juge a estimé la demande utile et a désigné un expert avec pour mission de dresser un état des lieux avant travaux, de constater d'éventuels désordres et de proposer des mesures de sauvegarde.
N° TA95-2414976(TA95-2414976)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant moldave, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'avait pas justifié de démarches suffisamment précises et réitérées auprès de l'administration pour obtenir le renouvellement de son récépissé avant son expiration. En conséquence, l'atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (droit au travail, vie privée et familiale) n'a pas été caractérisée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2410886(TA95-2410886)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de l'université de Paris Nanterre de l'inscrire en master 2 de psychologie clinique. La requérante invoquait sa maîtrise obtenue en 2004 et l'absence de condition de moyenne dans les critères d'admission. Le tribunal a estimé que ces moyens étaient soit insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé, soit inopérants. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA95-2414503(TA95-2414503)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas indiqué son domicile dans sa requête, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En l'absence d'adresse connue, aucune régularisation n'était possible, ce qui a conduit au rejet de la demande sans examen au fond.
N° TA95-2410294(TA95-2410294)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un indu de revenu de solidarité active (RSA) et la fin de son versement. La juridiction a estimé que cette requête était manifestement irrecevable en raison de l'autorité de la chose jugée, une précédente ordonnance du 16 avril 2024 ayant déjà statué sur le même litige entre les mêmes parties et pour le même objet. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article 1355 du code civil.
N° TA95-2410293(TA95-2410293)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A contestant la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 22 mai 2024. Cette commission avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, malgré l'ancienneté de sa demande et l'insalubrité de son logement. Le tribunal a estimé que la requête ne comportait que des moyens inopérants ou manifestement infondés, en application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1.
N° TA95-2111887(TA95-2111887)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise d'enregistrer sa demande d'asile en procédure "normale". Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement prolongé le délai de transfert vers l'Autriche à 18 mois, car M. A avait pris la fuite en refusant intentionnellement un test PCR obligatoire, ce qui avait empêché l'exécution de son transfert. Cette solution s'appuie sur l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013, qui permet une telle prolongation en cas de fuite.
N° TA95-2409024(TA95-2409024)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B contestant la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 17 avril 2024, qui lui avait refusé la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a estimé que M. B, qui réside à Caen depuis 2022, n'apportait pas d'argumentation suffisante pour démontrer le caractère inadapté de son logement actuel, seul motif de refus retenu par la commission. En application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a considéré que les moyens soulevés par le requérant étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de sa demande, justifiant un rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414946(TA95-2414946)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Créteil (Val-de-Marne) à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2414910(TA95-2414910)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Montreuil, en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative.
N° TA95-2303855(TA95-2303855)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. et Mme C contestant le refus de la CAF du Val-d'Oise de leur attribuer le revenu de solidarité active (RSA) à compter d'octobre 2022. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient irrecevables ou manifestement infondés, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, qui définissent les conditions de ressources pour l'octroi du RSA.
N° TA95-2210355(TA95-2210355)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme B tendant à la décharge des impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales pour 2015 à 2017. Les requérants contestaient la qualification de revenus distribués de sommes inscrites sur leur compte courant d'associé et de dépenses de véhicules non admises en déduction. Le tribunal a jugé que les requérants n'ont pas apporté la preuve que les sommes créditées correspondaient à la vente de véhicules à la société, faute de transfert de propriété établi. Il a également estimé que les dépenses litigieuses constituaient un avantage occulte imposable, la société n'ayant pas acquis les véhicules. La décision s'appuie sur les articles 109-1-2° et 111-c du code général des impôts.
N° TA95-2414724(TA95-2414724)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. La requête ne contenait pas l'adresse du requérant, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et il était impossible de lui notifier une demande de régularisation car il avait quitté le centre de rétention. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2314409(TA95-2314409)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet des Hauts-de-Seine à Mme B, ressortissante ukrainienne. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du refus dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. La demande de titre de séjour était fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2414906(TA95-2414906)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre la décision du préfet des Hauts-de-Seine autorisant le concours de la force publique pour son expulsion. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'a pas justifié du dépôt d'une requête distincte en annulation contre la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, Mme B n'a pas apporté d'éléments suffisants pour démontrer l'urgence ou les conséquences graves alléguées. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2414727(TA95-2414727)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui demandait au juge des référés d'ordonner au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née le 14 juin 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision administrative faisait obstacle au prononcé d'une mesure utile sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.