Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2217617(TA95-2217617)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités bulgares, une interdiction de circulation sur le territoire français d’un an et la rétention de ses documents d’identité. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre la décision de rétention des papiers, celle-ci étant inexistante dans l’arrêté. Il a estimé que les décisions de remise et d’interdiction de circulation étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 621-2 et L. 622-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de M. A.
N° TA95-2413821(TA95-2413821)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé suspension de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2407367(TA95-2407367)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B ne justifiant pas d'une résidence habituelle en France de plus de dix ans ni d'attaches familiales suffisamment fortes sur le territoire. Il a également jugé que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, faute de preuve d'une résidence de plus de dix ans. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2406935(TA95-2406935)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant béninois, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le préfet avait légalement pu refuser le renouvellement du titre de séjour sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du caractère non réel et sérieux des études poursuivies par le requérant.
N° TA95-2402369(TA95-2402369)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A, ressortissant malien, contre deux arrêtés du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et, pour le second, prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, le défaut de motivation, l'erreur de droit et d'appréciation, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a confirmé la légalité des décisions préfectorales, estimant que la présence de M. A ne justifiait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les requêtes ont été rejetées, sans faire droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.
N° TA95-2316534(TA95-2316534)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A épouse C visant à obtenir une expertise orthopédique pour évaluer ses préjudices consécutifs à un accident de service survenu le 9 mars 2021. La juge des référés a estimé que la mesure n'était pas utile, compte tenu des expertises médicales déjà réalisées et de l'avis du conseil médical interdépartemental du 13 novembre 2023, qui avait conclu à la consolidation partielle de son état physique et prévoyait un réexamen de son état psychique. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2316388(TA95-2316388)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. et Mme B. Cette mesure vise à déterminer l'origine et les causes des désordres (fissures et basculement d'un mur) affectant leur propriété, qu'ils imputent aux travaux publics de voirie réalisés par la société Razel Bec pour le compte d'un nouveau tramway. Le tribunal a rejeté les conclusions accessoires des requérants, notamment leur demande d'injonction sous astreinte de produire une attestation d'assurance et leur demande de pré-rapport, au motif qu'il n'appartient pas au juge des référés de statuer sur de telles demandes dans ce cadre.
N° TA95-2311886(TA95-2311886)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A, ressortissant malien, contestant deux décisions du préfet du Val-d'Oise rejetant ses demandes d'admission au séjour. Le tribunal a constaté que la première décision du 20 juin 2023 avait été implicitement abrogée par l'arrêté du 6 mai 2024, qui a également prononcé une obligation de quitter le territoire français. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision du 20 juin 2023. La solution retenue s'appuie sur les principes de l'office du juge administratif en matière de retrait et d'abrogation des actes administratifs.
N° TA95-2311744(TA95-2311744)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur de droit et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait correctement appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2301061(TA95-2301061)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un certificat de résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du principe du contradictoire, le défaut d'examen sérieux, et la violation des stipulations de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2316066(TA95-2316066)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait son obligation solidaire de payer 36 555 euros d'impôt sur le revenu pour 2015 et 2016. La requérante s'est désistée de son recours pour excès de pouvoir le 2 octobre 2024. Aucun obstacle ne s'opposant à ce désistement, l'ordonnance du 17 octobre 2024 en donne acte, mettant fin à l'instance. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2406567(TA95-2406567)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par le préfet des Hauts-de-Seine d’un recours pour excès de pouvoir contre une délibération de la commune de la Garenne-Colombes organisant le temps de travail des médiateurs et policiers municipaux, a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune. Le tribunal a jugé que l’abrogation de l’acte attaqué par une délibération postérieure ne privait pas le recours d’objet, l’acte ayant reçu un commencement d’exécution. Sur le fond, il a annulé l’article 4 de la délibération, qui prévoyait des cycles de travail de 50 heures hebdomadaires, pour méconnaissance de l’article 3 du décret n° 2000-815 du 25 août 2000, applicable à la fonction publique territoriale, qui fixe une durée maximale de 48 heures par semaine.
N° TA95-2407287(TA95-2407287)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux de la situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur la base des articles L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2407699(TA95-2407699)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 6 mai 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'ancienneté et de la gravité mesurée des faits reprochés, ainsi que des efforts de réinsertion du requérant. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour de trois ans ont également été annulés.
N° TA95-2213509(TA95-2213509)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 25 août 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé de renouveler le titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme A B, ressortissante congolaise, et l'avait obligée à quitter le territoire. L'annulation est fondée sur un vice d'incompétence de l'auteur de l'acte, la cheffe de section ayant reçu une délégation ne couvrant pas les décisions à caractère décisionnel. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2113737(TA95-2113737)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative à la commune de Parmain, qui demandait réparation pour harcèlement moral et préjudice de carrière. La requérante n'a pas apporté d'éléments de fait suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983. Le tribunal a également jugé que le refus d'avancement de grade invoqué n'était pas constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. Par conséquent, les conclusions indemnitaires de Mme A ont été rejetées.
N° TA95-2402761(TA95-2402761)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 29 janvier 2024 par laquelle le ministre de l’intérieur a refusé l’habilitation de Mme B à accéder aux sites du ministère, ainsi que l’arrêté de licenciement du 2 février 2024. La juridiction constate que le ministre, mis en demeure de produire un mémoire, n’a pas répondu et est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Le tribunal retient que la décision de refus d’habilitation est insuffisamment motivée et entachée d’un vice de procédure, faute pour Mme B d’avoir été informée des griefs et mise à même de consulter son dossier administratif. Par voie de conséquence, l’arrêté de licenciement, fondé sur cette décision illégale, est également annulé, en application des articles L. 114-1 du code de la sécurité intérieure et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA95-2414140(TA95-2414140)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante vénézuélienne, qui demandait la suspension de l'arrêté du 23 août 2024 du préfet des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juge des référés a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour, en application des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient une procédure de contestation spécifique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de suspension et d'injonction, ainsi que des conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA95-2302715(TA95-2302715)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une prétendue décision implicite du 4 août 2023, inexistante, et a rejeté le surplus des conclusions. Il a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet née le 19 janvier 2023 était inopérant, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs dans les délais requis. La décision s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2414766(TA95-2414766)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'ordonner au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour ou un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que les circonstances invoquées par le requérant, à savoir la suspension de ses prestations depuis juillet 2024, ne caractérisaient pas l'urgence particulière exigée par l'article L. 521-2 pour ordonner une mesure de sauvegarde à très bref délai. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte à une liberté fondamentale.