Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2414167(TA95-2414167)
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme C du logement universitaire qu'elle occupait sans droit ni titre depuis le 1er septembre 2023. La condition d'urgence a été reconnue car le maintien de l'occupante empêchait le CROUS de loger un autre étudiant, entravant ainsi le bon fonctionnement du service public. La mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, Mme C ayant fait l'objet d'une décision de non-renouvellement de son droit d'occupation et d'une mise en demeure de quitter les lieux. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le règlement intérieur des résidences universitaires du CROUS.
N° TA95-2310195(TA95-2310195)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de la situation personnelle de M. A, en méconnaissance des articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a annulé le refus de titre de séjour et, par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A dans un délai d'un mois.
N° TA95-2414404(TA95-2414404)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 16 octobre 2024, porte sur une simple mesure de gestion procédurale. Le juge constate que des productions enregistrées sous un nouveau numéro (n° 2414404) constituent en réalité un mémoire complémentaire à une requête antérieure (n° 2313179) déposée par Mme B A. En application des principes généraux de la procédure contentieuse administrative, il ordonne la radiation de ces productions des registres du greffe et leur jonction à la requête initiale. Aucun texte spécifique n'est appliqué, la décision relevant du pouvoir d'organisation du juge.
N° TA95-2402292(TA95-2402292)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauricienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que les décisions de refus de titre et d'obligation de quitter le territoire étaient suffisamment motivées et ne révélaient pas de défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressée. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2413230(TA95-2413230)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante étrangère, conjointe d’un réfugié, qui rencontrait un blocage informatique sur la plateforme ANEF l’empêchant de déposer sa demande de titre de séjour. La requérante demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de débloquer son compte ou de lui proposer un rendez-vous physique. En cours d’instance, la requérante a obtenu un récépissé de demande de titre de séjour, rendant sans objet les conclusions aux fins d’injonction, tandis que sa demande principale de délivrance d’un titre de séjour a été rejetée comme irrecevable en référé. Le tribunal a prononcé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle et réservé les frais irrépétibles.
N° TA95-2316858(TA95-2316858)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a jugé que le refus ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention franco-malienne du 26 septembre 1994.
N° TA95-2308556(TA95-2308556)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A, qui impute un retard de diagnostic à sa prise en charge par le centre hospitalier Antoine Béclère. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La juridiction a rejeté la demande de dépôt d'un pré-rapport, estimant que cette modalité relève de l'appréciation de l'expert, et a écarté les conclusions relatives aux frais d'instance.
N° TA95-2400448(TA95-2400448)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. D, ressortissant égyptien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions contre les décisions d'éloignement, celles-ci ayant été abrogées par la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Sur le refus de titre de séjour, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2414762(TA95-2414762)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français et d’interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2414771(TA95-2414771)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme B. Les requérants demandaient diverses mesures urgentes (rejet de publications au fichier immobilier, rectification cadastrale, expulsion d'occupants) qu'ils estimaient nécessaires pour sauvegarder leurs droits de propriété. Le juge a constaté que ces demandes ne relevaient pas de la compétence de la juridiction administrative, car elles ne concernaient pas des décisions administratives dont le contentieux relève du juge administratif. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable pour incompétence de la juridiction.
N° TA95-2414481(TA95-2414481)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 16 octobre 2024, a ordonné la radiation des registres du greffe des productions enregistrées sous le n° 2414481, qui constituent en réalité un mémoire en défense dans le cadre d’une autre instance (n° 2410836). Ces pièces sont jointes à cette requête principale, introduite par la société Promotion Filippe - Pro.Fil contre le groupement hospitalier Eaubonne Montmorency - Hôpital Simone Veil. La solution retenue est une mesure d’administration judiciaire visant à régulariser la procédure, sans statuer sur le fond du litige. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA95-2310213(TA95-2310213)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour du préfet du Val-d’Oise. En cours d’instance, le préfet a pris une décision expresse de refus le 12 juillet 2024, retirant la décision implicite contestée. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a donc été classée sans examen au fond.
N° TA95-2413976(TA95-2413976)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris du 15 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, le défaut d'examen, et la violation des droits de la défense, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et le code de justice administrative.
N° TA95-2414014(TA95-2414014)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant un titre de séjour à un ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré la suspension de son contrat de travail. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'ont pas été examinés au fond en raison de l'absence d'urgence.
N° TA95-2413973(TA95-2413973)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, contestant l’arrêté du préfet de police de Paris du 18 juin 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, une délégation régulière ayant été établie, et celui tiré de la méconnaissance de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute de preuve de risques personnels en cas de retour au Bangladesh. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2413950(TA95-2413950)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauritanienne, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert vers l'Espagne, responsable de sa demande d'asile selon le règlement Dublin III (UE n° 604/2013). Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance du règlement Eurodac. Il a estimé que la requérante n'établissait pas de défaillances systémiques en Espagne ni de risque de traitement inhumain au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que l'usage de la clause discrétionnaire (article 17 du règlement) relevait du pouvoir discrétionnaire du préfet.
N° TA95-2413972(TA95-2413972)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 3 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, le délai de recours de quinze jours prévu à l'article R. 776-2 du code de justice administrative étant expiré lors de son enregistrement. La notification de l'arrêté mentionnait clairement les voies et délais de recours, et aucune demande d'aide juridictionnelle n'avait été présentée dans ce délai. La décision est fondée sur les articles L. 611-1 et L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2414513(TA95-2414513)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du Code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme B. Ces derniers demandaient une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de leur fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une mesure à très bref délai. La décision souligne que l'absence de rendez-vous ne fait pas obstacle à la scolarisation des enfants et n'implique pas un éloignement immédiat.
N° TA95-2414042(TA95-2414042)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé suspension par Mme C, réfugiée, contestant le rejet implicite de sa demande de carte de résident par le préfet du Val-d'Oise. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment la méconnaissance des articles L. 424-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, estimant que l'urgence n'était pas établie faute de justifications suffisantes sur la perte d'emploi et la situation personnelle. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413831(TA95-2413831)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 septembre 2024 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-12.