Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

52 256 décisions disponibles — page 1165/2613

DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2317385(TA95-2317385)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 10 avril 2019, pour n’avoir reçu aucune proposition de logement dans le délai de six mois. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 200 euros par mois à compter du 10 octobre 2019 jusqu’à la proposition effective d’un logement, en réparation des troubles dans les conditions d’existence liés à la sur-occupation persistante du logement de 28 m² pour un foyer de quatre personnes.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2400749(TA95-2400749)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la requête de M. et Mme A, reconnus prioritaires par la commission de médiation du droit au logement opposable, qui demandaient réparation du préjudice subi faute de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à verser une somme aux requérants pour les troubles dans leurs conditions d'existence, appréciés en fonction de la durée de la carence et de la composition du foyer.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2402855(TA95-2402855)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions de la commission de médiation des Hauts-de-Seine des 2 août et 15 novembre 2023, qui avaient rejeté sa demande de logement prioritaire et urgent. La requérante soutenait que la commission avait commis une erreur de fait en motivant son refus par l’absence de personne handicapée dans son foyer, alors qu’elle n’avait pas invoqué ce motif, et une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’ancienneté de sa demande (29 ans) et de l’inadaptation de son logement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au vu des dispositions applicables.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2405352(TA95-2405352)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 28 février 2024 de la commission de médiation des Hauts-de-Seine, qui avait rejeté comme irrecevable sa demande de logement prioritaire et urgent. Le requérant soutenait n'avoir jamais reçu la demande de pièces complémentaires mentionnée dans la décision, ce qui constituait une erreur de fait. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que la commission de médiation ne pouvait rejeter la demande comme irrecevable sans avoir établi que le demandeur avait effectivement reçu la demande de pièces manquantes, en application des articles L. 300-1 et R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint à la commission de réexaminer le dossier de M. A dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2405482(TA95-2405482)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 20 décembre 2023 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande d’hébergement de Mme B. Le tribunal juge que la commission a commis une erreur d’appréciation en estimant que Mme B était déjà hébergée, alors qu’elle bénéficie seulement d’un hébergement d’urgence, ce qui ne constitue pas une solution pérenne au sens du code de la construction et de l’habitation (articles L. 300-1 et L. 441-2-3). En conséquence, il enjoint au préfet de saisir la commission pour un réexamen sous deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413949(TA95-2413949)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un étudiant étranger demandant d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a convoqué l'intéressé, rendant la demande d'injonction sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions accessoires relatives aux frais d'instance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2408707(TA95-2408707)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet relative à l’invalidation du permis de conduire, a constaté que le ministre de l’intérieur avait retiré la décision contestée et reconstitué le capital de points du requérant. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête devenues sans objet, en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et du code de la route. Les conclusions accessoires tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414656(TA95-2414656)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de régularisation au séjour, invoquant l'urgence et une atteinte à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la situation de M. A, qui sollicitait une première demande de titre de séjour et non un renouvellement, ne présentait pas le caractère d'urgence particulier justifiant une intervention à très bref délai. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2210392(TA95-2210392)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par une ressortissante chinoise, annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d’une carte de résident « longue durée-UE ». Le tribunal estime que la requérante justifiait d’une résidence régulière ininterrompue de plus de cinq ans, de ressources stables et suffisantes, et d’une assurance maladie, en application de l’article L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet de délivrer le titre dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414591(TA95-2414591)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant péruvien, qui contestait l'absence de renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la requête ne formulait aucune conclusion précise, la rendant manifestement irrecevable. En application des articles L. 522-3 et L. 521-1 du code de justice administrative, la demande a été rejetée sans examen au fond, faute de conclusions et d'urgence démontrée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2209928(TA95-2209928)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, qui contestait son imposition au titre de revenus distribués par la SARL 2AGJS en 2017. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait au requérant, qui n'avait pas répondu à la proposition de rectification. Il a également admis la substitution de base légale demandée par l'administration, fondant l'imposition sur le 1° de l'article 109-1 du code général des impôts (bénéfices non mis en réserve) plutôt que sur le 2° (sommes mises à disposition). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2209423(TA95-2209423)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme B A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2013 et 2014. L'administration avait appliqué l'article 155 A du code général des impôts, estimant que Mme A avait rendu des prestations en France pour le compte de la société marocaine INEXT CHALLENGE.COM, laquelle facturait la société française SQUARE IT SERVICES. Le tribunal a jugé que la procédure de rectification était régulière et que le droit de reprise n'était pas prescrit, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions et des pénalités pour manquement délibéré.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414588(TA95-2414588)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction, invoquant l'urgence et une atteinte à son droit à l'éducation et à sa liberté professionnelle. Le juge a estimé que les circonstances invoquées, liées à l'impossibilité d'honorer un contrat d'apprentissage et à la poursuite de ses études, ne caractérisaient pas une urgence justifiant une intervention à très bref délai pour remédier à une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée par ordonnance, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond, laissant la possibilité à l'intéressée de saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2205374(TA95-2205374)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de cotisations exceptionnelles sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2016. Le litige portait sur la date de cession de titres de la société Hay Group (Bermuda) Limited, les requérants soutenant que le transfert de propriété était intervenu en 2015. Le tribunal a jugé que la plus-value devait être rattachée à l'année 2016, conformément aux articles 12 et 150-0 A du code général des impôts, dès lors que le paiement du prix de cession était intervenu en 2016. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2202835(TA95-2202835)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. et Mme A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour 2017, suite à la cession de titres de la société Korn Ferry. Les requérants contestaient notamment la majoration pour manquement délibéré de 40% et une erreur substantielle dans les bases d'imposition. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'erreur de saisie invoquée n'était pas substantielle et que l'intention délibérée de minorer l'impôt était établie. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant les impositions et pénalités appliquées sur le fondement des articles 150-0 D ter et 1729 du code général des impôts.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413753(TA95-2413753)

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l’obtention rapide d’un rendez-vous, alors qu’il ne s’agissait pas d’une demande de renouvellement de titre. La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres conditions posées par l’article L. 521-3.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2414582(TA95-2414582)

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Montreuil (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2414474(TA95-2414474)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise suspendant le permis de conduire de M. B pour une durée de cinq mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas l'impossibilité d'utiliser des moyens de transport alternatifs pour son activité professionnelle, malgré l'atteinte alléguée à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2105417(TA95-2105417)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'EURL Vesty Games, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et d'impôt sur les sociétés pour les années 2014 à 2016. La société, active dans la vente de jeux vidéos, contestait le rejet de sa comptabilité par l'administration fiscale, la méthode de reconstitution de son chiffre d'affaires, la majoration pour manquement délibéré et la qualification de revenus distribués. Le tribunal a jugé que les discordances entre les données de caisse et la comptabilité, ainsi que la rupture du chemin de révision comptable, justifiaient le rejet de la comptabilité comme non probante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société, sur le fondement du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409985(TA95-2409985)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir contre une décision ministérielle invalidant son permis de conduire et refusant le recrédit de points après un stage. Le ministre de l’intérieur a retiré la décision contestée et reconstitué le capital de points du requérant. En conséquence, le tribunal a constaté, par ordonnance du 14 octobre 2024, que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA