Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2403694(TA95-2403694)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant béninois, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. Il a estimé que M. A, entré en France en 2014 sous visa court séjour et sans justifier d'une insertion professionnelle stable ou de liens familiaux intenses, ne pouvait prétendre à une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision d'éloignement n'a pas été jugée disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2403249(TA95-2403249)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et l'accord franco-malien.
N° TA95-2402855(TA95-2402855)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions de la commission de médiation des Hauts-de-Seine des 2 août et 15 novembre 2023, qui avaient rejeté sa demande de logement prioritaire et urgent. La requérante soutenait que la commission avait commis une erreur de fait en motivant son refus par l’absence de personne handicapée dans son foyer, alors qu’elle n’avait pas invoqué ce motif, et une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’ancienneté de sa demande (29 ans) et de l’inadaptation de son logement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au vu des dispositions applicables.
N° TA95-2401176(TA95-2401176)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. A pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, après que la commission de médiation du droit au logement opposable l’a reconnu prioritaire en octobre 2018. La carence fautive de l’État, qui n’a pas proposé de logement dans le délai de six mois, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 000 euros, assortie des intérêts au taux légal, pour les troubles dans les conditions d’existence subis par la famille, en raison de l’exiguïté du logement et de son inadaptation au handicap du fils.
N° TA95-2401091(TA95-2401091)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A pour son absence de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en octobre 2021. La carence fautive du préfet des Hauts-de-Seine, qui n'a pas exécuté l'injonction de relogement prononcée par le tribunal en septembre 2022, engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à Mme A une somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, incluant son hébergement chez son fils sans intimité et ses problèmes de santé, pour la période allant d'avril 2022 à la date du jugement.
N° TA95-2401051(TA95-2401051)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable des Hauts-de-Seine, en raison de l’absence de relogement malgré une injonction judiciaire. La carence fautive de l’État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé 3 000 euros à Mme B pour les troubles dans ses conditions d’existence, évalués en fonction de la durée de la carence et de la situation de logement insalubre. La somme demandée au titre des frais de justice a été rejetée.
N° TA95-2400749(TA95-2400749)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la requête de M. et Mme A, reconnus prioritaires par la commission de médiation du droit au logement opposable, qui demandaient réparation du préjudice subi faute de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à verser une somme aux requérants pour les troubles dans leurs conditions d'existence, appréciés en fonction de la durée de la carence et de la composition du foyer.
N° TA95-2317385(TA95-2317385)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 10 avril 2019, pour n’avoir reçu aucune proposition de logement dans le délai de six mois. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 200 euros par mois à compter du 10 octobre 2019 jusqu’à la proposition effective d’un logement, en réparation des troubles dans les conditions d’existence liés à la sur-occupation persistante du logement de 28 m² pour un foyer de quatre personnes.
N° TA95-2317023(TA95-2317023)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la demande indemnitaire de M. A, reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation des Hauts-de-Seine en 2014, mais relogé seulement en mars 2023. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engageait sa responsabilité pour la période du 5 mai 2015 au 1er mars 2023, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à M. A une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, rejetant le surplus de ses demandes.
N° TA95-2316903(TA95-2316903)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 septembre 2023 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait rejeté le recours de M. A pour un logement social urgent. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'autorité de la chose jugée, car un précédent jugement du 21 juin 2023 avait déjà reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de M. A. En l'absence de changement dans la situation de l'intéressé, la commission ne pouvait pas rejeter à nouveau sa demande. Le tribunal enjoint au préfet de saisir la commission pour qu'elle reconnaisse ce caractère prioritaire et urgent dans un délai de deux mois. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2316725(TA95-2316725)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 4 novembre 2022 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise a rejeté le recours de M. A, au motif qu'elle a commis une erreur de droit en considérant sa demande irrecevable faute de pièces suffisantes, alors que le requérant avait produit des éléments attestant de l'insalubrité et de la dangerosité de son logement. La solution retenue est fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à la commission de reconnaître le caractère prioritaire et urgent d'une demande lorsque les conditions sont remplies. Le tribunal enjoint au préfet du Val-d'Oise de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA95-2316721(TA95-2316721)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme C A pour carence fautive dans son obligation de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable. Le juge a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de proposition de logement dans le délai de six mois suivant la décision de la commission. La solution accorde une réparation pour les troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille, compte tenu de l'inadaptation de leur logement actuel.
N° TA95-2316636(TA95-2316636)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction de justice. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 500 euros pour les troubles dans les conditions d'existence subis, incluant le maintien dans un logement indécent et inadapté à ses pathologies, sans retenir de préjudice lié à sa fille majeure non fiscalement à charge.
N° TA95-2316459(TA95-2316459)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire de 24 000 euros, en raison de la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission de médiation du 11 septembre 2019 le reconnaissant prioritaire pour un logement d’urgence, ainsi que l’ordonnance du 17 décembre 2020 enjoignant son relogement. Le tribunal a jugé que cette carence engage la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, et a condamné l’État à indemniser les troubles dans les conditions d’existence subis par le requérant, notamment la sur-occupation persistante de son logement avec son épouse et leurs trois enfants. La solution retenue consiste à accorder une somme de 4 500 euros pour la période antérieure au 18 avril 2023, et à renvoyer l’évaluation des préjudices postérieurs à cette date pour un nouveau jugement.
N° TA95-2314309(TA95-2314309)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A contestant la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 30 août 2023, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La commission avait motivé son refus par l’absence de preuve que la dette locative de Mme A, remontant à 2017, était indépendante de sa volonté. Le tribunal a estimé que la requérante n’établissait pas que cette dette, bien qu’en cours d’apurement, résultait de circonstances extérieures, et a donc jugé que la décision attaquée n’était pas entachée d’erreur d’appréciation au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2312424(TA95-2312424)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, en raison des circonstances particulières liées à la délivrance de récépissés successifs. Sur le fond, il a jugé que la décision implicite de rejet était suffisamment motivée par la communication ultérieure des motifs et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2311458(TA95-2311458)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 9 mars 2023 classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a d'abord admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a jugé que le refus d'enregistrement de la demande, motivé par une appréciation sur le droit au séjour, constitue un refus de titre de séjour faisant grief et est donc recevable. Cependant, le tribunal a rejeté la requête en considérant que le préfet ne s'était pas fondé sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoqué par le requérant, et que ce dernier n'apportait pas la preuve d'un droit au renouvellement de son titre "étudiant" sur le fondement de l'article L. 422-1 du même code.
N° TA95-2309163(TA95-2309163)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 octobre 2021, pour la carence fautive à la reloger. Malgré une ordonnance du 28 octobre 2022 enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine d'assurer son relogement sous astreinte, aucune proposition de logement n'a été faite. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a retenu un préjudice lié aux troubles dans les conditions d'existence, compte tenu de la situation de handicap de la requérante et de la durée de la carence.
N° TA95-2301937(TA95-2301937)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant géorgien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 26 janvier 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le requérant n'avait pas apporté de preuves de sa vulnérabilité particulière. Les moyens tirés d'une atteinte au droit d'asile et d'une erreur manifeste d'appréciation ont été écartés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.
N° TA95-2413516(TA95-2413516)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 13 septembre 2024 par laquelle l'OFII refusait à Mme A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas suffisamment examiné la vulnérabilité de la requérante et de son enfant, ni justifié de l'absence de motif légitime au retard de sa demande d'asile, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction à l'OFII de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de quinze jours.