Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2414587(TA95-2414587)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière exigée par ce texte n'était pas remplie, le titre de séjour de l'intéressée n'étant pas encore expiré et les allégations de risque de licenciement n'étant pas étayées. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquée.
N° TA95-2410672(TA95-2410672)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la décharge de suppléments d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de rappels de TVA pour les années 2014 à 2016. La juridiction a constaté que les réclamations préalables adressées à l'administration fiscale les 18 avril 2023 et 16 février 2024 étaient tardives, les délais de réclamation prévus aux articles R. 196-1 et R. 196-3 du livre des procédures fiscales étant expirés. L'argument de la requérante selon lequel un mémoire de l'administration de 2020 constituerait un événement ouvrant un nouveau délai a été écarté, ce délai étant également échu. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2315742(TA95-2315742)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’enregistrement de sa demande de titre de séjour « salarié ». Le tribunal a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, il a donné acte de son désistement d’office, conformément aux articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du même code.
N° TA95-2307719(TA95-2307719)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 5 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal estime que le motif d'ordre public invoqué par le préfet, fondé sur l'utilisation d'une carte d'identité contrefaite lors d'une embauche, ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision est annulée pour méconnaissance de ces dispositions.
N° TA95-2215754(TA95-2215754)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. et Mme B, qui contestaient le calcul de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux dû au titre de 2019 suite à la levée de stock-options. Les requérants soutenaient que la fraction du gain de levée d'options de source française devait être calculée en fonction de la période d'acquisition propre à chaque tranche d'options, et non sur une base unique, invoquant l'instruction fiscale BOI-RSA-ES-ON-10-20-60. Le tribunal a rejeté leur demande, considérant que le gain de levée d'options constitue un complément de salaire imposable en France pour la totalité de la période d'acquisition, conformément aux articles 80 bis et 163 bis C du code général des impôts, et que l'accord fiscal franco-hongkongais ne remettait pas en cause cette imposition. La solution retenue confirme la méthode de calcul de l'administration fiscale, qui avait déjà accordé un dégrèvement partiel.
N° TA95-2413836(TA95-2413836)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant malien. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation. Le tribunal a également enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de 15 jours et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2215726(TA95-2215726)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de l'EURL KEYZIT LABELS, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour 2017-2018. Le moyen tiré de la forclusion de la créance fiscale, fondé sur l'article L. 622-24 du code de commerce, a été jugé inopérant car il concerne le recouvrement et non l'assiette de l'impôt. Sur le fond, la société n'a pas apporté la preuve que les frais de déplacement, les factures intra-groupe et les achats de matériel informatique constituaient des charges déductibles ou des immobilisations amortissables conformément à l'article 39 du code général des impôts. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2413529(TA95-2413529)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 6 août 2024 par lequel le maire de Montrouge a accordé un permis de construire pour un local commercial. Les requérants (association et voisins) invoquaient plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'incomplétude du dossier et la méconnaissance de diverses dispositions du plan local d'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou la recevabilité.
N° TA95-2212746(TA95-2212746)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2021 en déduisant des pensions alimentaires versées à ses enfants mineurs et à ses parents résidant au Sénégal. Saisi en plein contentieux, le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas du caractère proportionné des versements pour ses enfants, faute de décision de justice ou de preuve de ses ressources et de celles de l’autre parent, comme l’exige l’article 156 du code général des impôts. Pour ses parents, M. B n’a pas démontré l’état de besoin de sa mère ni établi son lien de parenté avec son père, conditions requises par les articles 205 et 208 du code civil. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA95-2210879(TA95-2210879)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société MIR Couture/AS Couture, qui contestait la décision de préemption du 20 janvier 2022 prise par le directeur général de l'Établissement public foncier d'Ile-de-France (EPFIF) sur un immeuble à Levallois-Perret. Le tribunal a jugé que le directeur général de l'EPFIF était compétent, le préfet des Hauts-de-Seine ayant régulièrement délégué son droit de préemption à l'établissement par un arrêté du 13 décembre 2021. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'irrégularité de la convention d'intervention foncière et de l'absence de projet réel, en application des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2414472(TA95-2414472)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui sollicitait la suspension du refus implicite de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire à très bref délai, le refus de renouvellement n'étant pas en cause. La requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2406616(TA95-2406616)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 3 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant pakistanais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, notamment en ne tenant pas suffisamment compte de son activité professionnelle en tant que peintre entre 2018 et 2020. Cette annulation entraîne celle des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2414556(TA95-2414556)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 1er septembre 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a classé sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a considéré que ce classement sans suite, motivé par le caractère incomplet du dossier, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir, dès lors que les pièces manquantes ont été indiquées. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2414638(TA95-2414638)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge estime que la condition d'urgence particulière n'est pas remplie, la requérante ayant laissé s'écouler plus d'un mois après l'expiration de son dernier récépissé le 1er septembre 2024 avant de saisir le juge des référés le 9 octobre 2024, et une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement étant née le 29 février 2024. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
N° TA95-2406230(TA95-2406230)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le défaut de notification de l'arrêté était sans incidence sur sa légalité et que la notification était réputée régulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'OFII, sans incidence sur la légalité des décisions. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2413781(TA95-2413781)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée, compte tenu de la séparation prolongée de la famille et de ses conséquences graves sur la santé de l'épouse et des enfants. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA95-2413820(TA95-2413820)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution du refus de renouvellement de titre de séjour opposé à Mme B par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a retenu l’urgence, présumée en matière de refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de vices de procédure affectant l’avis du collège de médecins de l’OFII et d’une erreur d’appréciation sur la disponibilité des soins au Cameroun. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressée et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA95-2115645(TA95-2115645)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B tendant à la décharge de cotisations supplémentaires de prélèvements sociaux au titre de 2013. Le requérant contestait le rejet par l'administration fiscale de la déductibilité de diverses dépenses de travaux sur un immeuble détenu par une SCI, au motif qu'il s'agissait de charges déductibles des revenus fonciers. Le tribunal a jugé, sans examiner la fin de non-recevoir pour tardiveté, que les dépenses litigieuses n'étaient pas déductibles, soit parce qu'elles concernaient un immeuble dont le propriétaire s'était réservé la jouissance, soit parce qu'elles constituaient des dépenses d'amélioration ou personnelles non déductibles en application des articles 15, 28 et 31 du code général des impôts.
N° TA95-2413822(TA95-2413822)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension du refus de renouvellement de certificat de résidence algérien opposé à Mme B par le préfet du Val-d'Oise. La condition d'urgence a été reconnue présumée, s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, l'exécution de la décision du 21 août 2024 a été suspendue, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA95-2413874(TA95-2413874)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 18 juillet 2023 refusant l'enregistrement et l'instruction de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien. Le juge a reconnu l'urgence compte tenu de la situation de parent d'enfant bénéficiaire d'une protection internationale et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.