Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414655(TA95-2414655)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante algérienne, afin d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge rappelle que l’administration doit recevoir l’étranger et enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, et que le défaut de rendez-vous peut constituer une situation d’urgence justifiant une mesure utile. En l’espèce, Mme B justifie de démarches infructueuses depuis plusieurs mois, ce qui caractérise l’urgence et l’utilité de la mesure sollicitée. Il est enjoint au préfet de lui fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et l’État est condamné à verser 700 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2209928(TA95-2209928)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, qui contestait son imposition au titre de revenus distribués par la SARL 2AGJS en 2017. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait au requérant, qui n'avait pas répondu à la proposition de rectification. Il a également admis la substitution de base légale demandée par l'administration, fondant l'imposition sur le 1° de l'article 109-1 du code général des impôts (bénéfices non mis en réserve) plutôt que sur le 2° (sommes mises à disposition). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

N° TA95-2412562(TA95-2412562)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’un litige en matière d’impôt sur le revenu, a ordonné la transmission de la requête au Tribunal administratif de Montreuil. Il a constaté que les impositions contestées avaient été émises par le service des impôts des particuliers non-résidents, situé à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, ainsi que de l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, la compétence territoriale revient au tribunal dans le ressort duquel se trouve ce service. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence au profit du Tribunal administratif de Montreuil.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2310542(TA95-2310542)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B contre deux refus de délivrance d’une autorisation de travail émanant du préfet de police de Paris. Le préfet des Hauts-de-Seine ayant finalement délivré l’autorisation sollicitée, M. B s’est désisté de sa requête. Par ordonnance du 14 octobre 2024, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2205374(TA95-2205374)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de cotisations exceptionnelles sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2016. Le litige portait sur la date de cession de titres de la société Hay Group (Bermuda) Limited, les requérants soutenant que le transfert de propriété était intervenu en 2015. Le tribunal a jugé que la plus-value devait être rattachée à l'année 2016, conformément aux articles 12 et 150-0 A du code général des impôts, dès lors que le paiement du prix de cession était intervenu en 2016. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2116203(TA95-2116203)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL Jeeves, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2016-2019. La société, exerçant une activité de services à la personne en mode mandataire, soutenait pouvoir bénéficier du taux réduit de TVA de 10% prévu à l'article 279 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'activité de la requérante, consistant en une prestation de coordination et de soutien, ne relève pas des services éligibles au taux réduit, indépendamment de son mode d'exercice. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications fiscales opérées par l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413949(TA95-2413949)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un étudiant étranger demandant d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a convoqué l'intéressé, rendant la demande d'injonction sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions accessoires relatives aux frais d'instance.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2202835(TA95-2202835)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. et Mme A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour 2017, suite à la cession de titres de la société Korn Ferry. Les requérants contestaient notamment la majoration pour manquement délibéré de 40% et une erreur substantielle dans les bases d'imposition. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que l'erreur de saisie invoquée n'était pas substantielle et que l'intention délibérée de minorer l'impôt était établie. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant les impositions et pénalités appliquées sur le fondement des articles 150-0 D ter et 1729 du code général des impôts.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2009674(TA95-2009674)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre) a rejeté la requête de M. B, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur du 5 février 2020 pour le recouvrement de droits de TVA dus par la SA Subex, dont il était dirigeant. M. B invoquait notamment la prescription de l'action en recouvrement et l'absence de solidarité. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 274 du livre des procédures fiscales et 1745 du code général des impôts.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2317385(TA95-2317385)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 10 avril 2019, pour n’avoir reçu aucune proposition de logement dans le délai de six mois. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 200 euros par mois à compter du 10 octobre 2019 jusqu’à la proposition effective d’un logement, en réparation des troubles dans les conditions d’existence liés à la sur-occupation persistante du logement de 28 m² pour un foyer de quatre personnes.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2316903(TA95-2316903)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 septembre 2023 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait rejeté le recours de M. A pour un logement social urgent. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'autorité de la chose jugée, car un précédent jugement du 21 juin 2023 avait déjà reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de M. A. En l'absence de changement dans la situation de l'intéressé, la commission ne pouvait pas rejeter à nouveau sa demande. Le tribunal enjoint au préfet de saisir la commission pour qu'elle reconnaisse ce caractère prioritaire et urgent dans un délai de deux mois. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2317023(TA95-2317023)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la demande indemnitaire de M. A, reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation des Hauts-de-Seine en 2014, mais relogé seulement en mars 2023. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engageait sa responsabilité pour la période du 5 mai 2015 au 1er mars 2023, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser à M. A une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, rejetant le surplus de ses demandes.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2403249(TA95-2403249)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et l'accord franco-malien.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2405482(TA95-2405482)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 20 décembre 2023 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande d’hébergement de Mme B. Le tribunal juge que la commission a commis une erreur d’appréciation en estimant que Mme B était déjà hébergée, alors qu’elle bénéficie seulement d’un hébergement d’urgence, ce qui ne constitue pas une solution pérenne au sens du code de la construction et de l’habitation (articles L. 300-1 et L. 441-2-3). En conséquence, il enjoint au préfet de saisir la commission pour un réexamen sous deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2405352(TA95-2405352)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 28 février 2024 de la commission de médiation des Hauts-de-Seine, qui avait rejeté comme irrecevable sa demande de logement prioritaire et urgent. Le requérant soutenait n'avoir jamais reçu la demande de pièces complémentaires mentionnée dans la décision, ce qui constituait une erreur de fait. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que la commission de médiation ne pouvait rejeter la demande comme irrecevable sans avoir établi que le demandeur avait effectivement reçu la demande de pièces manquantes, en application des articles L. 300-1 et R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint à la commission de réexaminer le dossier de M. A dans un délai de deux mois.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2401176(TA95-2401176)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. A pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, après que la commission de médiation du droit au logement opposable l’a reconnu prioritaire en octobre 2018. La carence fautive de l’État, qui n’a pas proposé de logement dans le délai de six mois, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 5 000 euros, assortie des intérêts au taux légal, pour les troubles dans les conditions d’existence subis par la famille, en raison de l’exiguïté du logement et de son inadaptation au handicap du fils.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2401091(TA95-2401091)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A pour son absence de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en octobre 2021. La carence fautive du préfet des Hauts-de-Seine, qui n'a pas exécuté l'injonction de relogement prononcée par le tribunal en septembre 2022, engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à Mme A une somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, incluant son hébergement chez son fils sans intimité et ses problèmes de santé, pour la période allant d'avril 2022 à la date du jugement.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2401051(TA95-2401051)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable des Hauts-de-Seine, en raison de l’absence de relogement malgré une injonction judiciaire. La carence fautive de l’État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé 3 000 euros à Mme B pour les troubles dans ses conditions d’existence, évalués en fonction de la durée de la carence et de la situation de logement insalubre. La somme demandée au titre des frais de justice a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2404005(TA95-2404005)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 11 700 euros à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en 2013, en raison de l'absence de proposition de logement dans le délai légal de six mois. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis, incluant la menace d'expulsion et la précarité. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2312424(TA95-2312424)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, en raison des circonstances particulières liées à la délivrance de récépissés successifs. Sur le fond, il a jugé que la décision implicite de rejet était suffisamment motivée par la communication ultérieure des motifs et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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