Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2316903(TA95-2316903)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 22 septembre 2023 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait rejeté le recours de M. A pour un logement social urgent. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'autorité de la chose jugée, car un précédent jugement du 21 juin 2023 avait déjà reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de M. A. En l'absence de changement dans la situation de l'intéressé, la commission ne pouvait pas rejeter à nouveau sa demande. Le tribunal enjoint au préfet de saisir la commission pour qu'elle reconnaisse ce caractère prioritaire et urgent dans un délai de deux mois. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

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N° TA95-2400749(TA95-2400749)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la requête de M. et Mme A, reconnus prioritaires par la commission de médiation du droit au logement opposable, qui demandaient réparation du préjudice subi faute de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à verser une somme aux requérants pour les troubles dans leurs conditions d'existence, appréciés en fonction de la durée de la carence et de la composition du foyer.

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N° TA95-2401051(TA95-2401051)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable des Hauts-de-Seine, en raison de l’absence de relogement malgré une injonction judiciaire. La carence fautive de l’État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé 3 000 euros à Mme B pour les troubles dans ses conditions d’existence, évalués en fonction de la durée de la carence et de la situation de logement insalubre. La somme demandée au titre des frais de justice a été rejetée.

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N° TA95-2401091(TA95-2401091)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A pour son absence de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en octobre 2021. La carence fautive du préfet des Hauts-de-Seine, qui n'a pas exécuté l'injonction de relogement prononcée par le tribunal en septembre 2022, engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à Mme A une somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, incluant son hébergement chez son fils sans intimité et ses problèmes de santé, pour la période allant d'avril 2022 à la date du jugement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2402855(TA95-2402855)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions de la commission de médiation des Hauts-de-Seine des 2 août et 15 novembre 2023, qui avaient rejeté sa demande de logement prioritaire et urgent. La requérante soutenait que la commission avait commis une erreur de fait en motivant son refus par l’absence de personne handicapée dans son foyer, alors qu’elle n’avait pas invoqué ce motif, et une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’ancienneté de sa demande (29 ans) et de l’inadaptation de son logement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au vu des dispositions applicables.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2316459(TA95-2316459)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire de 24 000 euros, en raison de la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission de médiation du 11 septembre 2019 le reconnaissant prioritaire pour un logement d’urgence, ainsi que l’ordonnance du 17 décembre 2020 enjoignant son relogement. Le tribunal a jugé que cette carence engage la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, et a condamné l’État à indemniser les troubles dans les conditions d’existence subis par le requérant, notamment la sur-occupation persistante de son logement avec son épouse et leurs trois enfants. La solution retenue consiste à accorder une somme de 4 500 euros pour la période antérieure au 18 avril 2023, et à renvoyer l’évaluation des préjudices postérieurs à cette date pour un nouveau jugement.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2301937(TA95-2301937)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant géorgien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 26 janvier 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le requérant n'avait pas apporté de preuves de sa vulnérabilité particulière. Les moyens tirés d'une atteinte au droit d'asile et d'une erreur manifeste d'appréciation ont été écartés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2311458(TA95-2311458)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 9 mars 2023 classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a d'abord admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a jugé que le refus d'enregistrement de la demande, motivé par une appréciation sur le droit au séjour, constitue un refus de titre de séjour faisant grief et est donc recevable. Cependant, le tribunal a rejeté la requête en considérant que le préfet ne s'était pas fondé sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoqué par le requérant, et que ce dernier n'apportait pas la preuve d'un droit au renouvellement de son titre "étudiant" sur le fondement de l'article L. 422-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2405482(TA95-2405482)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 20 décembre 2023 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande d’hébergement de Mme B. Le tribunal juge que la commission a commis une erreur d’appréciation en estimant que Mme B était déjà hébergée, alors qu’elle bénéficie seulement d’un hébergement d’urgence, ce qui ne constitue pas une solution pérenne au sens du code de la construction et de l’habitation (articles L. 300-1 et L. 441-2-3). En conséquence, il enjoint au préfet de saisir la commission pour un réexamen sous deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2312424(TA95-2312424)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, en raison des circonstances particulières liées à la délivrance de récépissés successifs. Sur le fond, il a jugé que la décision implicite de rejet était suffisamment motivée par la communication ultérieure des motifs et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314309(TA95-2314309)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A contestant la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 30 août 2023, qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La commission avait motivé son refus par l’absence de preuve que la dette locative de Mme A, remontant à 2017, était indépendante de sa volonté. Le tribunal a estimé que la requérante n’établissait pas que cette dette, bien qu’en cours d’apurement, résultait de circonstances extérieures, et a donc jugé que la décision attaquée n’était pas entachée d’erreur d’appréciation au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2405352(TA95-2405352)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 28 février 2024 de la commission de médiation des Hauts-de-Seine, qui avait rejeté comme irrecevable sa demande de logement prioritaire et urgent. Le requérant soutenait n'avoir jamais reçu la demande de pièces complémentaires mentionnée dans la décision, ce qui constituait une erreur de fait. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que la commission de médiation ne pouvait rejeter la demande comme irrecevable sans avoir établi que le demandeur avait effectivement reçu la demande de pièces manquantes, en application des articles L. 300-1 et R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint à la commission de réexaminer le dossier de M. A dans un délai de deux mois.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2413709(TA95-2413709)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B, en déposant sa demande de renouvellement après l'expiration de son précédent titre de séjour, s'était lui-même placé dans une situation d'urgence. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

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N° TA95-2312585(TA95-2312585)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son exclusion de cinq ans de tout établissement d'enseignement supérieur, prononcée par la section disciplinaire de l'université CY Cergy Paris Université. La requérante invoquait une violation de ses droits de la défense, mais le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, Mme B ayant été régulièrement convoquée et informée de ses droits sans se présenter. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du caractère abusif des faits reprochés. La décision s'appuie sur les articles R. 811-1, R. 811-26, R. 811-27, R. 811-29 et R. 811-31 du code de l'éducation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2316844(TA95-2316844)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

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N° TA95-2402910(TA95-2402910)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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N° TA95-2405595(TA95-2405595)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A B, ressortissante algérienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l’article 6-7 de l’accord franco-algérien de 1968 et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme B, jugeant que la décision préfectorale était légalement justifiée au regard des textes applicables. Aucune annulation ni injonction n’a été prononcée.

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N° TA95-2413318(TA95-2413318)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. C G, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 27 juillet 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté du 28 août 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'erreur manifeste d'appréciation et les vices de procédure, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413323(TA95-2413323)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignant à résidence pour 45 jours renouvelables. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur de droit. Il a jugé que l'arrêté était fondé sur les articles L. 730-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024, et que la mesure ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le droit d'aller et venir.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2413770(TA95-2413770)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A, gardien de la paix, qui contestait les décisions du 8 août 2024 (refus d’incorporation à l’École nationale supérieure de la police et retrait du bénéfice de son admission au concours interne d’officier) et du 30 août 2024 (refus d’agrément pour intégrer le corps de commandement). Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence, le défaut de motivation, l’absence de procédure contradictoire, l’erreur de droit ou l’erreur d’appréciation, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. En conséquence, les conclusions à fin de suspension, d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence ou la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l’intérieur.

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