Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2210879(TA95-2210879)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société MIR Couture/AS Couture, qui contestait la décision de préemption du 20 janvier 2022 prise par le directeur général de l'Établissement public foncier d'Ile-de-France (EPFIF) sur un immeuble à Levallois-Perret. Le tribunal a jugé que le directeur général de l'EPFIF était compétent, le préfet des Hauts-de-Seine ayant régulièrement délégué son droit de préemption à l'établissement par un arrêté du 13 décembre 2021. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'irrégularité de la convention d'intervention foncière et de l'absence de projet réel, en application des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2413874(TA95-2413874)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 18 juillet 2023 refusant l'enregistrement et l'instruction de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien. Le juge a reconnu l'urgence compte tenu de la situation de parent d'enfant bénéficiaire d'une protection internationale et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2413836(TA95-2413836)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant malien. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation. Le tribunal a également enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de 15 jours et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2215726(TA95-2215726)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de l'EURL KEYZIT LABELS, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour 2017-2018. Le moyen tiré de la forclusion de la créance fiscale, fondé sur l'article L. 622-24 du code de commerce, a été jugé inopérant car il concerne le recouvrement et non l'assiette de l'impôt. Sur le fond, la société n'a pas apporté la preuve que les frais de déplacement, les factures intra-groupe et les achats de matériel informatique constituaient des charges déductibles ou des immobilisations amortissables conformément à l'article 39 du code général des impôts. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2307750(TA95-2307750)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 26 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé l'admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant malien. Le tribunal juge que le motif unique de refus, fondé sur l'usurpation d'identité lors de l'embauche, ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2413472(TA95-2413472)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé les arrêtés du 23 mai 2024 par lesquels le préfet de police de Paris avait obligé M. A, ressortissant bangladais, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de trente-six mois. La solution retenue est fondée sur le fait que M. A était titulaire d’une attestation de demandeur d’asile en cours de validité, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides n’ayant pas encore statué, ce qui lui conférait un droit au maintien sur le territoire français en vertu des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par conséquent, les arrêtés ont été jugés entachés d’une erreur manifeste d’appréciation.
N° TA95-2307706(TA95-2307706)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 23 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant malien. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder ce refus sur l’unique motif que l’intéressé avait présenté une fausse carte d’identité italienne lors de son embauche, cette circonstance ne suffisant pas à établir une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans l’attente. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA95-2212746(TA95-2212746)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2021 en déduisant des pensions alimentaires versées à ses enfants mineurs et à ses parents résidant au Sénégal. Saisi en plein contentieux, le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas du caractère proportionné des versements pour ses enfants, faute de décision de justice ou de preuve de ses ressources et de celles de l’autre parent, comme l’exige l’article 156 du code général des impôts. Pour ses parents, M. B n’a pas démontré l’état de besoin de sa mère ni établi son lien de parenté avec son père, conditions requises par les articles 205 et 208 du code civil. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA95-2316849(TA95-2316849)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 17 novembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. A B, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, en méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le requérant justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Le tribunal a ainsi accueilli la requête en excès de pouvoir, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.
N° TA95-2413470(TA95-2413470)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de trente-six mois. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'enfant à charge et de la situation irrégulière de M. B. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2312585(TA95-2312585)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son exclusion de cinq ans de tout établissement d'enseignement supérieur, prononcée par la section disciplinaire de l'université CY Cergy Paris Université. La requérante invoquait une violation de ses droits de la défense, mais le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, Mme B ayant été régulièrement convoquée et informée de ses droits sans se présenter. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du caractère abusif des faits reprochés. La décision s'appuie sur les articles R. 811-1, R. 811-26, R. 811-27, R. 811-29 et R. 811-31 du code de l'éducation.
N° TA95-2402273(TA95-2402273)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier contestait un avis de mise en recouvrement et une mise en demeure de payer des intérêts de retard complémentaires (93.255,04 euros) liés à sa qualité de débiteur solidaire des dettes fiscales de la société GM Group Paris. Le tribunal a estimé que les conclusions dirigées contre l'avis de mise en recouvrement étaient irrecevables, car elles relevaient d'une contestation du bien-fondé de la créance, ce qui est exclu par l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la prescription et du défaut de motivation, ont été jugés manifestement infondés ou inopérants.
N° TA95-2413530(TA95-2413530)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 septembre 2023 par lequel le maire de Montrouge avait accordé un permis d'aménager pour le réaménagement du square Schuman et des espaces publics adjacents. Les requérants (association et voisins) invoquaient plusieurs moyens tirés de l'incomplétude du dossier de demande et de la méconnaissance du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête ou la condition d'urgence.
N° TA95-2413709(TA95-2413709)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B, en déposant sa demande de renouvellement après l'expiration de son précédent titre de séjour, s'était lui-même placé dans une situation d'urgence. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2402910(TA95-2402910)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413770(TA95-2413770)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A, gardien de la paix, qui contestait les décisions du 8 août 2024 (refus d’incorporation à l’École nationale supérieure de la police et retrait du bénéfice de son admission au concours interne d’officier) et du 30 août 2024 (refus d’agrément pour intégrer le corps de commandement). Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence, le défaut de motivation, l’absence de procédure contradictoire, l’erreur de droit ou l’erreur d’appréciation, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. En conséquence, les conclusions à fin de suspension, d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence ou la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l’intérieur.
N° TA95-2413823(TA95-2413823)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A, ressortissant ivoirien, visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son expulsion, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 19 juillet 2024. Le tribunal a constaté que le requérant avait été expulsé vers la Côte d'Ivoire le 25 août 2024, rendant sa demande sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et rejeté les conclusions accessoires.
N° TA95-2414657(TA95-2414657)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C, ressortissante marocaine reconnue réfugiée, qui demandait la délivrance d'une carte de résident ou d'une attestation de prolongation d'instruction. La juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante ayant attendu plus de deux mois après l'expiration de son attestation et six semaines après la suspension de son contrat de travail pour saisir le juge. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409898(TA95-2409898)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la taxe annuelle sur les logements vacants due pour 2023. Le requérant soutenait que la vacance de son appartement était indépendante de sa volonté, faute d’acquéreur ou de locataire malgré ses démarches. Le juge a estimé que ce moyen était insuffisamment étayé, faute de pièces justificatives ou de précisions sur les démarches alléguées. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et des articles 232 et suivants du code général des impôts.
N° TA95-2411604(TA95-2411604)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour un logement situé à Puteaux. Le tribunal a jugé que, bien que M. A n'ait loué ce logement que temporairement pour ses beaux-parents, il en avait la libre disposition au 1er janvier 2023, date de référence pour l'imposition. La circonstance qu'il n'ait jamais occupé personnellement le bien est sans incidence, la taxe étant due en raison de la jouissance des locaux à cette date. La solution retenue s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.