Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2315742(TA95-2315742)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’enregistrement de sa demande de titre de séjour « salarié ». Le tribunal a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, il a donné acte de son désistement d’office, conformément aux articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du même code.
N° TA95-2303256(TA95-2303256)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Dostace, qui demandait la décharge de suppléments d'impôts sur les sociétés, de rappels de TVA et d'amendes pour les années 2016 à 2018. La société avait introduit son recours le 6 mars 2023, soit après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision de l'administration fiscale du 4 octobre 2022, en méconnaissance des articles R. 190-1 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l'administration.
N° TA95-2211748(TA95-2211748)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A C B d’une demande en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2015, 2016 et 2017. Par un mémoire enregistré le 30 septembre 2024, la requérante s’est désistée de l’ensemble de ses conclusions. Ce désistement, pur et simple, a été accepté par ordonnance du 11 octobre 2024, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donc donné acte du désistement sans examiner le bien-fondé du litige.
N° TA95-2312585(TA95-2312585)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son exclusion de cinq ans de tout établissement d'enseignement supérieur, prononcée par la section disciplinaire de l'université CY Cergy Paris Université. La requérante invoquait une violation de ses droits de la défense, mais le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, Mme B ayant été régulièrement convoquée et informée de ses droits sans se présenter. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du caractère abusif des faits reprochés. La décision s'appuie sur les articles R. 811-1, R. 811-26, R. 811-27, R. 811-29 et R. 811-31 du code de l'éducation.
N° TA95-2406381(TA95-2406381)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de Mme A B et de M. E D, qui contestaient les arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l'absence d'examen particulier de leur situation et à l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2316844(TA95-2316844)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2413530(TA95-2413530)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 septembre 2023 par lequel le maire de Montrouge avait accordé un permis d'aménager pour le réaménagement du square Schuman et des espaces publics adjacents. Les requérants (association et voisins) invoquaient plusieurs moyens tirés de l'incomplétude du dossier de demande et de la méconnaissance du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête ou la condition d'urgence.
N° TA95-2402273(TA95-2402273)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier contestait un avis de mise en recouvrement et une mise en demeure de payer des intérêts de retard complémentaires (93.255,04 euros) liés à sa qualité de débiteur solidaire des dettes fiscales de la société GM Group Paris. Le tribunal a estimé que les conclusions dirigées contre l'avis de mise en recouvrement étaient irrecevables, car elles relevaient d'une contestation du bien-fondé de la créance, ce qui est exclu par l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la prescription et du défaut de motivation, ont été jugés manifestement infondés ou inopérants.
N° TA95-2413431(TA95-2413431)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait sa vie commune avec sa conjointe enceinte, puis récemment accouchée, pour demander l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire usage de cette clause, faute d'éléments probants sur la réalité et l'ancienneté du concubinage, et en raison de la garantie d'un examen équitable de la demande d'asile par l'Espagne, État membre de l'UE. La décision a été rendue sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2413823(TA95-2413823)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A, ressortissant ivoirien, visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son expulsion, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 19 juillet 2024. Le tribunal a constaté que le requérant avait été expulsé vers la Côte d'Ivoire le 25 août 2024, rendant sa demande sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et rejeté les conclusions accessoires.
N° TA95-2413323(TA95-2413323)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignant à résidence pour 45 jours renouvelables. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur de droit. Il a jugé que l'arrêté était fondé sur les articles L. 730-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024, et que la mesure ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le droit d'aller et venir.
N° TA95-2413709(TA95-2413709)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B, en déposant sa demande de renouvellement après l'expiration de son précédent titre de séjour, s'était lui-même placé dans une situation d'urgence. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2414224(TA95-2414224)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la commune de Garches. Celle-ci sollicitait la communication de documents fiscaux et comptables pour déterminer les sommes perçues par un agent public, M. B, dans le cadre d'un cumul d'activités interdit. Le juge a estimé que la demande de documents fiscaux se heurtait au secret fiscal protégé par la loi, et que la demande de documents comptables était devenue sans objet. Aucune injonction n'a donc été prononcée.
N° TA95-2413470(TA95-2413470)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de trente-six mois. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'enfant à charge et de la situation irrégulière de M. B. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2316849(TA95-2316849)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 17 novembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. A B, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, en méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le requérant justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Le tribunal a ainsi accueilli la requête en excès de pouvoir, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.
N° TA95-2215754(TA95-2215754)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. et Mme B, qui contestaient le calcul de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux dû au titre de 2019 suite à la levée de stock-options. Les requérants soutenaient que la fraction du gain de levée d'options de source française devait être calculée en fonction de la période d'acquisition propre à chaque tranche d'options, et non sur une base unique, invoquant l'instruction fiscale BOI-RSA-ES-ON-10-20-60. Le tribunal a rejeté leur demande, considérant que le gain de levée d'options constitue un complément de salaire imposable en France pour la totalité de la période d'acquisition, conformément aux articles 80 bis et 163 bis C du code général des impôts, et que l'accord fiscal franco-hongkongais ne remettait pas en cause cette imposition. La solution retenue confirme la méthode de calcul de l'administration fiscale, qui avait déjà accordé un dégrèvement partiel.
N° TA95-2413770(TA95-2413770)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A, gardien de la paix, qui contestait les décisions du 8 août 2024 (refus d’incorporation à l’École nationale supérieure de la police et retrait du bénéfice de son admission au concours interne d’officier) et du 30 août 2024 (refus d’agrément pour intégrer le corps de commandement). Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence, le défaut de motivation, l’absence de procédure contradictoire, l’erreur de droit ou l’erreur d’appréciation, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. En conséquence, les conclusions à fin de suspension, d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence ou la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l’intérieur.
N° TA95-2413318(TA95-2413318)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. C G, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 27 juillet 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté du 28 août 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'erreur manifeste d'appréciation et les vices de procédure, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2402910(TA95-2402910)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2307719(TA95-2307719)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 5 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal estime que le motif d'ordre public invoqué par le préfet, fondé sur l'utilisation d'une carte d'identité contrefaite lors d'une embauche, ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision est annulée pour méconnaissance de ces dispositions.