Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2413945(TA95-2413945)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré un récépissé de demande de titre de séjour à M. B, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, celles-ci ayant perdu leur objet. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2212510(TA95-2212510)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement partiel de Mme A concernant ses demandes d’indemnisation pour salaires et congés payés non perçus suite à une exclusion temporaire de fonctions de trois jours, annulée pour erreur d’appréciation. La requérante sollicitait également 5 000 euros pour préjudice moral et atteinte à sa réputation professionnelle, en raison de l’illégalité de la sanction disciplinaire infligée par la commune de La Garenne-Colombes. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant que Mme A n’établissait pas l’existence d’un préjudice moral ou d’une atteinte à sa réputation en lien direct avec la faute commise, la sanction de trois jours n’étant pas démontrée comme ayant été publiée ou causé un préjudice caractérisé. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
N° TA95-2309714(TA95-2309714)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A, qui a chuté de la table d'opération lors d'une hospitalisation au centre hospitalier de Beaujon en 2015. La mesure a été jugée utile pour évaluer les préjudices allégués, malgré l'absence de lésions immédiates, en vue d'un éventuel litige en responsabilité. L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris ne s'est pas opposée à la demande, tandis que l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux a été mis hors de cause, les dommages étant potentiellement liés à une faute de l'établissement.
N° TA95-2315861(TA95-2315861)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant un indu de prime exceptionnelle de fin d'année pour 2021 et 2022, réclamé par la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine. Le juge a constaté que les moyens soulevés par le requérant, notamment son allégation de paiement du loyer en espèces, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, conformément au 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles indemnitaires, faute de démonstration d'une erreur dans le calcul de l'indu basé sur les articles L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2311588(TA95-2311588)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement familiale de 2 107 euros. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que la bonne foi invoquée par la requérante ne suffisait pas à justifier une remise, en l’absence de preuve de sa situation de précarité financière. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise à la démonstration de la précarité, hors cas de fraude.
N° TA95-2404601(TA95-2404601)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du ministre des armées concernant des désordres d'infiltrations et de défauts d'étanchéité affectant les toitures terrasses du monobloc M20 de l'hôpital d'instruction des armées de Percy. La mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer l'origine et les causes des désordres dans la perspective d'une action en responsabilité contre la société Etandex, titulaire du lot étanchéité. Les sociétés mises en cause (Axa France Iard, Allianz Iard, Etandex, SMABTP et SMA) ne s'opposent pas à l'expertise mais formulent des protestations et réserves d'usage, notamment sur l'étendue de la mission. Le tribunal a fait droit à la demande d'expertise, la jugeant utile, et a fixé la mission de l'expert.
N° TA95-2407291(TA95-2407291)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le refus implicite de restitution de 8 points sur son permis de conduire suite à une infraction de 2022. Le ministre de l’intérieur avait indiqué que les points litigieux avaient été crédités en cours d’instance, conduisant le requérant à se désister. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’affaire sans examen au fond.
N° TA95-2311801(TA95-2311801)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant le refus de la CAF du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement de 3 415,40 euros. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas apporté de preuve de sa bonne foi ni justifié de sa situation de précarité, malgré les demandes de régularisation. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui subordonnent la remise à la précarité et à l'absence de fausses déclarations. La requête a été rejetée comme manifestement insuffisamment motivée, en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414139(TA95-2414139)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un étudiant étranger demandant l'injonction au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, afin de pouvoir justifier de la régularité de son séjour et de son droit au travail. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet avait délivré au requérant l'attestation sollicitée. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet, et a condamné l'État à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA95-2403416(TA95-2403416)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal la plaçant en disponibilité d’office pour inaptitude physique. Par un mémoire du 8 juillet 2024, la requérante s’est désistée purement et simplement de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des parties présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, celles de Mme A étant mal dirigées contre l’État, qui n’était pas partie à l’instance.
N° TA95-2403430(TA95-2403430)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’une requête contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active. Le juge a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève du juge de l’exécution, compétence judiciaire, et non du juge administratif. Par ailleurs, le requérant n’a pas contesté le bien-fondé de l’indu de manière suffisante, même après une demande de régularisation. Les textes appliqués sont les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2404075(TA95-2404075)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise gracieuse d’une dette d’aide personnalisée au logement de 1 523,95 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et le versement direct de l’aide à son bailleur, sans démontrer de précarité financière. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, rappelant qu’une remise gracieuse ne peut être accordée sur le seul fondement de la bonne foi. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1 et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2404239(TA95-2404239)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B formant opposition à une contrainte émise par la CAF des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 1 234,91 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n’a pas produit la contrainte attaquée, malgré une demande de régularisation. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, combiné aux articles R. 412-1 du même code et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2407645(TA95-2407645)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du ministre de l’intérieur de retirer six infractions de son permis de conduire et à obtenir le rétablissement de six points. Par un mémoire du 8 juillet 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de l’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 octobre 2024.
N° TA95-2410369(TA95-2410369)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire malien contre un permis français. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, a été rendue sans invitation à régulariser.
N° TA95-2108001(TA95-2108001)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, agent public, contestant le refus implicite du centre d'accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre de lui accorder la protection fonctionnelle et demandant le paiement d'honoraires d'avocat. La requête a été jugée irrecevable car tardive, les recours contre les décisions implicites de rejet nés les 4 janvier et 9 février 2021 n'ayant été introduits que le 18 juin 2021, au-delà du délai de deux mois. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 231-1 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, ce dernier prévoyant qu'en matière de relations avec ses agents, le silence de l'administration vaut rejet. Les conclusions indemnitaires du CASH de Nanterre ont également été rejetées.
N° TA95-2207174(TA95-2207174)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de la SAS Eiffage Construction Equipements de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à contester des pénalités et à obtenir le paiement de sommes importantes de la part de la commune de Courbevoie, dans le cadre d'un marché public de travaux. Le tribunal a donc ordonné qu'il soit donné acte de ce désistement, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2207496(TA95-2207496)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société LPCR Collectivités Publiques d’une requête en annulation d’un titre exécutoire émis par la commune d’Asnières-sur-Seine pour un montant de 120 890 euros. Par un mémoire du 18 juillet 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de son recours, désistement accepté par la commune. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 octobre 2024. Aucune condamnation aux dépens ou au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA95-2203639(TA95-2203639)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL Marché d'Istambul d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire de Gonesse du 7 janvier 2022 exerçant le droit de préemption commercial sur son fonds de commerce. La société requérante soutenait que sa déclaration de cession du 1er novembre 2021 était complète et que la demande de précision de la commune était illégale, faisant ainsi courir le délai de deux mois prévu à l'article L. 214-1 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de la tardiveté de la décision de préemption n'était pas fondé.
N° TA95-2411669(TA95-2411669)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait une mise en demeure de quitter le territoire notifiée le 5 août 2024. Le juge a estimé que cet acte ne constituait pas une décision faisant grief, mais se bornait à rappeler le caractère exécutoire d’une obligation de quitter le territoire français devenue définitive depuis le 2 novembre 2023. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.