Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2402496(TA95-2402496)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté à ses besoins. La requête, fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a été jugée tardive car postée le 15 février 2024, soit après l’expiration du délai de quatre mois suivant le 22 septembre 2023, conformément à l’article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision de la commission de médiation du 22 mars 2023 reste toutefois valable.
N° TA95-2406464(TA95-2406464)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie familiale, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2406190(TA95-2406190)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 refusant un titre de séjour à Mme A, ressortissante camerounaise, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (menace à l'ordre public), car une unique condamnation pour violence, bien que répréhensible, ne suffit pas à caractériser une menace réelle et actuelle. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées.
N° TA95-2112862(TA95-2112862)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, qui contestait le refus de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui accorder une subvention pour des travaux de rénovation énergétique. La solution retenue est fondée sur le motif que la demande de prime de transition énergétique avait été déposée au nom de son époux décédé, sans que la requérante ne justifie d’une qualité de mandataire ou de propriétaire au moment du dépôt. Le tribunal a appliqué les dispositions du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et du code de la construction et de l'habitation, qui réservent l’octroi de la prime au propriétaire occupant ou à son mandataire. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été rejetées.
N° TA95-2414117(TA95-2414117)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de modifier son état civil et son adresse sur son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la carence alléguée de l’administration ne plaçant pas la requérante en situation irrégulière. Il a également relevé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution d’une décision administrative de refus. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2413307(TA95-2413307)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 18 juillet 2024 par lequel le maire d'Attainville s'est opposé à la déclaration préalable de la société SFR pour l'installation d'une antenne-relais. Le juge a retenu que la condition d'urgence était satisfaite, compte tenu des obligations de couverture mobile de SFR envers l'ARCEP et de l'intérêt public à remédier à la saturation du réseau. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2109669(TA95-2109669)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte professionnelle de conducteur VTC. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée, car le bulletin n°2 du casier judiciaire de M. B mentionnait une condamnation pénale entrant dans le champ de l'article R. 3120-8 du code des transports. L'argument de l'effacement futur de cette condamnation a été écarté comme inopérant, la condition d'honorabilité devant être appréciée à la date de la décision attaquée.
N° TA95-2413478(TA95-2413478)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 8 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A et a ordonné son expulsion. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'expulsion, celle-ci ayant été entièrement exécutée. Concernant le refus de renouvellement du titre de séjour, la condition d'urgence n'a pas été examinée, le juge ayant estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance des articles L. 631-3 du CESEDA et des articles 3 et 8 de la CEDH et de la CIDE) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, au vu notamment de la condamnation pénale de l'intéressé pour agression sexuelle. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2405641(TA95-2405641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 20 juin 2023 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante congolaise, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté et des conditions de séjour de l'intéressée, entrée en France à 16 ans, prise en charge par l'aide sociale à l'enfance, scolarisée et mère de deux enfants nés en France. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA95-2406097(TA95-2406097)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 16 avril 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge estime que le préfet a méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en portant une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, père d'un enfant français avec lequel il entretient des liens réguliers. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2406685(TA95-2406685)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 décembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 47 du code civil, et la convention franco-malienne du 26 septembre 1994.
N° TA95-2406690(TA95-2406690)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant de circuler en France pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la violation du droit au procès équitable et de la présomption d'innocence, ces mesures constituant des mesures de police administrative et non des sanctions pénales. Enfin, il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. A, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuve suffisante de l'ancienneté de son séjour et de la régularité du séjour de sa famille.
N° TA95-2413321(TA95-2413321)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une nouvelle injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, le délai de quatre mois pour saisir le tribunal étant expiré, et car elle portait sur une affaire déjà tranchée par une ordonnance du 18 juillet 2023. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2111295(TA95-2111295)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant le refus de permis de construire une maison d'habitation à Ermont. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, l'adjoint au maire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le projet, accessible par un passage privé non ouvert à la circulation publique, devait être implanté au-delà de la bande des 25 mètres prévue par l'article U2/6 du PLU, ce qui justifiait le refus. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le règlement du PLU de la commune.
N° TA95-2414034(TA95-2414034)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante sud-coréenne, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de péril grave, la demande a été jugée mal fondée et rejetée.
N° TA95-2413056(TA95-2413056)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS du 28 juin 2024 retirant la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'intérêt public attaché au respect des exigences de probité des agents privés de sécurité et de l'antécédent judiciaire du requérant, malgré la précarité invoquée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2112415(TA95-2112415)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Staci, qui demandait l'annulation du refus d'indemnisation de la communauté d'agglomération pour les préjudices liés à l'installation illégale de campements de gens du voyage sur ses terrains. La société invoquait une carence fautive de la collectivité dans la mise en œuvre du schéma départemental d'accueil des gens du voyage, fondé sur la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000, ainsi qu'une rupture d'égalité devant les charges publiques. Le tribunal a considéré que la décision de refus avait simplement lié le contentieux et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, rejetant ainsi les conclusions indemnitaires et injonctives.
N° TA95-2414405(TA95-2414405)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait dans les Yvelines à la date de la décision attaquée, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Versailles, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2412673(TA95-2412673)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de carte de séjour salarié. Le juge a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine avait convoqué l’intéressé le 25 septembre 2024 pour le dépôt de son dossier, ce qui rendait la demande sans objet. En conséquence, la condition d’urgence n’était plus caractérisée et les conclusions de M. B ont été rejetées.
N° TA95-2203639(TA95-2203639)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL Marché d'Istambul d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire de Gonesse du 7 janvier 2022 exerçant le droit de préemption commercial sur son fonds de commerce. La société requérante soutenait que sa déclaration de cession du 1er novembre 2021 était complète et que la demande de précision de la commune était illégale, faisant ainsi courir le délai de deux mois prévu à l'article L. 214-1 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de la tardiveté de la décision de préemption n'était pas fondé.