Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2412722(TA95-2412722)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour obtenir une injonction de rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a d'abord admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a rappelé que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour enregistrer une demande de séjour, mais a constaté que Mme B avait déjà déposé sa demande en ligne et que celle-ci était en cours d'instruction, ce qui ne démontrait pas un dysfonctionnement ou une urgence justifiant une mesure d'injonction. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA95-2414595(TA95-2414595)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Corbeil-Essonne (Essonne) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2414635(TA95-2414635)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par une avocate contestant le montant de sa rétribution au titre de l’aide juridictionnelle fixé par le président de ce même tribunal, a ordonné la transmission de l’affaire au Conseil d’État. Constatant que le litige mettait en cause un membre du tribunal, il a fait application de l’article R. 312-5 du code de justice administrative afin de garantir l’impartialité de la juridiction. La solution retenue est donc un renvoi pour attribution à une autre juridiction administrative.
N° TA95-2405641(TA95-2405641)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 20 juin 2023 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante congolaise, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté et des conditions de séjour de l'intéressée, entrée en France à 16 ans, prise en charge par l'aide sociale à l'enfance, scolarisée et mère de deux enfants nés en France. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA95-2402496(TA95-2402496)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté à ses besoins. La requête, fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a été jugée tardive car postée le 15 février 2024, soit après l’expiration du délai de quatre mois suivant le 22 septembre 2023, conformément à l’article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision de la commission de médiation du 22 mars 2023 reste toutefois valable.
N° TA95-2413215(TA95-2413215)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident en qualité de réfugié présentée par M. C, ressortissant russe. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le requérant n'établissait pas avoir sollicité le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour, arrivé à expiration, et ne démontrait pas être exposé à un risque immédiat d'éloignement. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA95-2405219(TA95-2405219)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante camerounaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, de violation de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2413329(TA95-2413329)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant capverdien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-et-Marne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. C de démontrer des liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2413362(TA95-2413362)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant le transfert de M. B, ressortissant turc, vers l'Allemagne, responsable de sa demande d'asile. La solution retenue se fonde sur l'erreur manifeste d'appréciation du préfet, qui n'a pas fait usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a considéré que la situation personnelle de M. B (poursuites en Turquie, présence de son frère réfugié en France, suivi psychologique) justifiait que la France examine sa demande d'asile.
N° TA95-2309698(TA95-2309698)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus implicite de sa demande de titre de séjour pour admission exceptionnelle. Le tribunal a jugé que la simple prise de rendez-vous par courriel ne constitue pas un dépôt de demande de titre de séjour au sens de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'aucun récépissé n'avait été délivré. En l'absence de demande régulière, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître, rendant les conclusions irrecevables car dirigées contre une décision inexistante.
N° TA95-2306800(TA95-2306800)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant philippin, contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le préfet a cependant délivré une carte de séjour temporaire au requérant après l’introduction de la requête. En conséquence, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, celles-ci étant devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2402381(TA95-2402381)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué sur le recours de Mme C contre un indu de prime d'activité de 3 050,42 euros et une contrainte de la CAF du Val-d'Oise. En cours d'instance, la CAF a annulé cet indu, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur cette partie du litige. Pour le second indu de 260,24 euros, la requérante n'a soulevé que des faits manifestement insusceptibles de justifier son opposition, ce qui a entraîné le rejet de ses conclusions. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la prime d'activité.
N° TA95-2107074(TA95-2107074)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de la société France Gardiennage visant à obtenir l'annulation des décisions de l'inspection du travail et de la ministre du travail refusant l'autorisation de licencier un salarié protégé. Le tribunal a constaté que la décision initiale de l'inspection du travail du 16 octobre 2020 avait été retirée par la ministre, rendant les conclusions contre celle-ci sans objet. Sur la décision ministérielle du 25 février 2021, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire, estimant que la société avait disposé d'un délai suffisant pour présenter ses observations. En application des articles L. 1235-1 du code du travail et de la jurisprudence relative aux salariés protégés, le tribunal a confirmé que les faits reprochés au salarié ne constituaient pas une faute d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement, rejetant ainsi la requête de la société.
N° TA95-2115673(TA95-2115673)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la ministre des armées refusant sa demande de résiliation de contrat. Par un courrier du 26 septembre 2024, le requérant s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions. Ce désistement, pur et simple, a été accepté par ordonnance du 8 octobre 2024, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il est donné acte de ce désistement.
N° TA95-2414486(TA95-2414486)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral du Val-d'Oise lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Saint-Cyr-L'école, dans les Yvelines. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Versailles, compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2317474(TA95-2317474)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par M. A d’une demande de provision de 2 500 euros en réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine le reconnaissant prioritaire. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, il avait déjà condamné l’État à indemniser ce même préjudice à hauteur de 200 euros par un jugement du 30 août 2024. En conséquence, la demande de provision a perdu son objet et il n’y a plus lieu d’y statuer, la requête étant fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2412478(TA95-2412478)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 21 février 2024 refusant son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de la décision.
N° TA95-2408693(TA95-2408693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la CAF du Val-d'Oise à lui verser des dommages et intérêts pour des retenues excessives sur ses prestations. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas régularisé son recours, malgré une invitation du tribunal, en ne produisant ni le chiffrage de ses prétentions ni la décision de rejet de sa réclamation préalable. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2408612(TA95-2408612)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B contestant le refus du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) avec mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision rappelle que l'attribution de cette carte est subordonnée à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, appréciée selon les critères de l'arrêté du 3 janvier 2017 (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique).
N° TA95-2408339(TA95-2408339)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait l’arrêté du préfet du Val-d’Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant (notification tardive de l’arrêté et obtention d’un emploi) étaient inopérants ou insuffisamment précis, les pièces relatives à son travail étant postérieures à la décision attaquée. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement infondés ou irrecevables.