Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411366(TA95-2411366)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’une demande d’annulation d’un avis de saisie à tiers détenteur émis pour le recouvrement de trop-perçus de RSA et d’une amende pour fraude. Par une ordonnance du 8 octobre 2024, le tribunal s’est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève du contentieux du recouvrement de créances non fiscales des collectivités territoriales. En application des articles L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire, la compétence pour connaître de cette contestation appartient au juge de l’exécution, relevant de l’ordre judiciaire. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA95-2413007(TA95-2413007)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de classement sans suite de la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A C. Le juge a estimé que le classement sans suite d'une demande pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée devant le juge de l'excès de pouvoir, rendant la requête irrecevable. En conséquence, la condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA95-2414486(TA95-2414486)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral du Val-d'Oise lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Saint-Cyr-L'école, dans les Yvelines. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Versailles, compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2413998(TA95-2413998)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral d’éloignement, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Bobigny (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique l’article R. 312-8 du code de justice administrative. Par ordonnance du 8 octobre 2024, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2104471(TA95-2104471)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un trop-perçu d'allocations de solidarité spécifique notifié par Pôle emploi. Le tribunal a d'abord écarté l'exception d'incompétence soulevée par Pôle emploi, jugeant que la juridiction administrative est compétente pour les litiges relatifs aux prestations du régime de solidarité. Cependant, la requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car M. B n'a pas formé de recours gracieux préalable dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision du 4 avril 2017, comme l'exige l'article R. 5426-19 du code du travail. Le tribunal a également constaté que la notification de la décision mentionnait les voies et délais de recours, rendant ces délais opposables au requérant.
N° TA95-2201170(TA95-2201170)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par la société ALG automobiles contre une décision du directeur général de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale et une contribution forfaitaire pour l'emploi de deux travailleurs étrangers sans titre. La société requérante contestait le montant des sanctions et la régularité de la procédure. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration avait été respectée et que les faits d'emploi d'étrangers non autorisés étaient établis. La solution retenue confirme le bien-fondé des sanctions fondées sur les articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail, ainsi que sur les articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2105826(TA95-2105826)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Beltrans, qui contestait les contributions spéciale et forfaitaire mises à sa charge par l'OFII pour l'emploi d'un salarié étranger sans titre de travail. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car elle n'avait pas été présentée par un avocat, en méconnaissance de l'article R. 431-2 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, les moyens de bonne foi et de difficultés financières invoqués par la société ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2111817(TA95-2111817)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 19 juillet 2021 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique par la SAS UNISYS France. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était pas entachée d'incompétence, qu'elle était suffisamment motivée et que l'inspectrice n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en retenant l'existence d'une menace sur la compétitivité de l'entreprise, appréciée au niveau du secteur d'activité du groupe en France conformément à l'article L. 1233-3 du code du travail. Il a également écarté les moyens relatifs à la fraude comptable et au périmètre d'analyse, considérant que la situation économique devait s'apprécier au regard des comptes de la société et non comme un simple centre de coûts.
N° TA95-2413532(TA95-2413532)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant turc, d'une demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 2 juillet 2024 prononçant son expulsion. Le juge a reconnu l'urgence, l'arrêté portant par lui-même une atteinte grave et immédiate à la situation de l'intéressé. Il a également estimé qu'en l'état de l'instruction, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations des articles 3 et 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu des risques de traitements inhumains ou de procès inéquitable en Turquie, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2311672(TA95-2311672)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 14 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté la demande de regroupement familial de M. C au profit de son épouse. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en se fondant uniquement sur les ressources des douze mois précédant le dépôt de la demande, sans tenir compte de l'évolution favorable de la situation professionnelle du requérant, dont les salaires ultérieurs dépassaient le SMIC. La décision s'appuie sur les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2109978(TA95-2109978)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 2 juin 2021 par laquelle la ministre du travail a rejeté la demande d'autorisation de licenciement de M. B, présentée par la société BP France. Le tribunal juge que la ministre a commis une erreur de droit en se déclarant incompétente au motif que le salarié ne faisait plus partie des effectifs après son licenciement, alors que ce licenciement avait été prononcé sur la base d'une autorisation de l'inspection du travail ultérieurement annulée. Il enjoint à la ministre de statuer à nouveau sur cette demande dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur les principes applicables en matière de protection des salariés mandatés et sur le code du travail.
N° TA95-2317278(TA95-2317278)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, était saisi par Mme A C d’une demande de provision de 2 500 euros en réparation du préjudice subi en raison du défaut d’hébergement, malgré une décision de la commission de médiation du Val-d’Oise la reconnaissant comme prioritaire. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, il avait déjà condamné l’État à indemniser ce même préjudice à hauteur de 2 000 euros par un jugement du 30 août 2024. En conséquence, la demande de provision a été jugée sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer. La requérante, déjà admise définitivement à l’aide juridictionnelle, n’a pas obtenu de condamnation de l’État au titre des frais de justice.
N° TA95-2402722(TA95-2402722)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la société HLM IRP rejetant sa candidature à un logement. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, la magistrate désignée a donc constaté le désistement d’office de M. A, conformément au 1° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2303476(TA95-2303476)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en tant que bénéficiaire de la protection temporaire. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation de signature valable. Sur le fond, il a estimé que M. A, ne justifiant pas d'un titre de séjour permanent en Ukraine avant le 24 février 2022, n'entrait pas dans les catégories de personnes pouvant bénéficier de la protection temporaire au sens de la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 et des articles L. 581-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409817(TA95-2409817)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sri lankaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de salarié et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte était manifestement infondé, une délégation de signature régulière ayant été établie. Les autres moyens, relatifs à un défaut d'examen et à une erreur manifeste d'appréciation, ont été jugés insuffisamment précis ou non assortis de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, applicable aux recours manifestement infondés.
N° TA95-2111818(TA95-2111818)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 19 juillet 2021 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique par la SAS UNISYS France. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de l'absence de menace sur la compétitivité, et de la méconnaissance de l'obligation de reclassement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail, en particulier l'article L. 1233-3, et confirme la légalité de l'autorisation administrative de licenciement.
N° TA95-2414347(TA95-2414347)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant à Mme A B épouse D, ressortissante tunisienne, le renouvellement de son titre de séjour avec changement de statut vers la mention "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante sollicitait un changement de fondement de son titre de séjour et ne justifiait pas de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2403725(TA95-2403725)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F E, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 février 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen personnalisé, l'irrégularité de la procédure médicale, et la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le tribunal estimant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées.
N° TA95-2111820(TA95-2111820)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, salariée protégée, qui contestait la décision de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif économique par la SAS UNISYS France. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, de l'absence de menace sur la compétitivité, et du défaut d'obligation de reclassement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail, en particulier l'article L. 1233-3, et confirme l'appréciation de l'administration quant à la réalité du motif économique au niveau du secteur d'activité du groupe en France.
N° TA95-2405199(TA95-2405199)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant turc, et l'a obligé à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour pour avis, en méconnaissance de l'article L. 412-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B.