Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411081(TA95-2411081)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant brésilien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant soutenait que son séjour était régulier en vertu de la convention de Schengen, mais le tribunal a jugé qu'il n'avait pas souscrit la déclaration obligatoire d'entrée en France prévue par l'article 22 de cette convention et les articles L. 621-3 et R. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'arrêté n'est pas entaché d'erreur de fait et la demande d'annulation est rejetée.
N° TA95-2300623(TA95-2300623)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement de l'Association habitants et riverains de la ZAC du bac d'Asnières à Clichy, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Clichy-la-Garenne. L'association n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par la présidente de la formation de jugement, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par une ordonnance du 4 octobre 2024.
N° TA95-2207668(TA95-2207668)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision du président de l’université Paris Nanterre prononçant son ajournement en master 2. Le tribunal a constaté que cette requête constituait un doublon d’une précédente requête, déjà jugée le 28 mai 2024. En conséquence, il a ordonné la radiation de la requête n° 2207668 des registres du greffe, sans examiner le fond. Cette décision s’appuie sur le principe de l’autorité de la chose jugée et les règles de procédure administrative.
N° TA95-2412875(TA95-2412875)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonne l'expulsion de Mme B du logement universitaire qu'elle occupe sans droit ni titre. Le juge constate que le CROUS de Versailles a abrogé son titre d'occupation le 21 mars 2024 et que Mme B s'est maintenue dans les lieux malgré une mise en demeure, ce qui constitue une contestation sérieuse absente. L'urgence est caractérisée par la nécessité de libérer le logement pour un autre étudiant, assurant ainsi le bon fonctionnement du service public. La solution retenue applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et le règlement intérieur des résidences universitaires du CROUS.
N° TA95-2413439(TA95-2413439)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de solution différente dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413365(TA95-2413365)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait les arrêtés du préfet de police du 15 décembre 2023 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le juge a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne révélaient aucun défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2314694(TA95-2314694)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de M. C, candidat à l’École de l’air et de l’espace, qui sollicitait une expertise médicale pour contester son inaptitude à la formation d’élève officier pilote de l’aéronautique navale, fondée sur une exophorie majeure. Le juge a estimé que la mesure d’expertise n’était pas utile, dès lors que M. C avait déjà bénéficié de plusieurs expertises médicales militaires convergentes, réalisées par des médecins du service de santé des armées, et que les certificats médicaux civils produits ne suffisaient pas à remettre en cause ces avis spécialisés. La décision s’appuie sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les arrêtés du 22 juillet 2021 et du 21 avril 2022 relatifs à l’aptitude médicale du personnel navigant et militaire.
N° TA95-2405541(TA95-2405541)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 4 octobre 2024, du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci demandait l'annulation de la décision du 24 octobre 2023 par laquelle la commune de Colombes avait retiré une décision tacite favorable relative à une déclaration préalable de travaux. Le désistement étant intervenu après que la commune eut conclu au non-lieu à statuer, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n'a été mise à la charge des parties.
N° TA95-2412965(TA95-2412965)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour de trois ans. Le juge a retenu que M. B, ressortissant marocain et néerlandais, relevait du régime spécifique applicable aux citoyens de l'Union européenne et aux membres de leur famille (livre II du CESEDA). En application des articles L. 200-1, L. 251-1 et L. 233-2 du CESEDA, le préfet ne pouvait fonder sa décision sur l'article L. 611-1 du même code, réservé aux étrangers non européens, ce qui a entaché l'arrêté d'un défaut de base légale.
N° TA95-2410817(TA95-2410817)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la faible durée de son séjour et de l'absence d'attaches familiales significatives en France.
N° TA95-2413123(TA95-2413123)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités suisses, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant invoquait des craintes en cas de retour en Suisse et des moyens tirés de la méconnaissance des articles 3, 5, 13 et 17 du règlement, de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation liée à son état de santé. Le tribunal a jugé que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement avait été régulièrement mené avec l'assistance d'un interprète, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision a donc confirmé la légalité de l'arrêté de transfert.
N° TA95-2410980(TA95-2410980)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement prise sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413437(TA95-2413437)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait son état de santé (VIH) et la nécessité de soins en France, mais n'a pas démontré que la Croatie ne pourrait assurer une prise en charge adaptée ni que son transfert entraînerait un risque grave pour sa santé. Le tribunal estime que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La décision est fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2406269(TA95-2406269)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C épouse E, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a également jugé que la requérante ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, car les conditions d'admission au séjour des Algériens sont exclusivement régies par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA95-2215865(TA95-2215865)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir sollicité la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de preuve d'une présence continue et stable en France et du caractère récent ou non établi de ses attaches familiales.
N° TA95-2401529(TA95-2401529)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante égyptienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 2 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était régulier et que le préfet avait bien examiné sa situation. Sur le fond, le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2315850(TA95-2315850)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A épouse B, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation de sa situation privée et familiale. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la délégation de signature régulière, la motivation suffisante, et l'absence d'insertion sociale ou professionnelle notable ne permettant pas de caractériser une erreur d'appréciation au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA95-2413237(TA95-2413237)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine avait exécuté l’ordonnance du 7 juin 2024 en convoquant Mme C épouse A le 7 octobre 2024 pour enregistrer sa demande de titre de séjour. La requérante contestait l’imprécision de l’objet de la convocation, mais le juge a estimé que cette exécution rendait sans objet ses conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l’État à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2406428(TA95-2406428)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A épouse C, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation, de défaut de communication de l’avis de la commission du titre de séjour, de défaut d’examen et d’erreur de droit. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2406420(TA95-2406420)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure d'avis du collège de médecins de l'OFII était régulière. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives aux frais de justice.