Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2309403(TA95-2309403)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 15 juin 2023 refusant son agrément en qualité de gendarme adjoint volontaire. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur des faits matériellement exacts, à savoir une condamnation pour port d'arme blanche et usage de stupéfiants, et que ces faits, malgré leur ancienneté, étaient incompatibles avec les garanties d'exemplarité requises pour les fonctions de gendarmerie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la défense (article L. 4132-1), du code de la sécurité intérieure (article L. 114-1) et de l'arrêté du 19 avril 2022.
N° TA95-2309357(TA95-2309357)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de lui permettre de souscrire un contrat d'engagement comme sous-officier de gendarmerie. Le tribunal a jugé que cette décision de refus n'était pas au nombre des actes devant être motivés, car elle ne constitue ni une sanction ni le refus d'un droit ou d'une autorisation au sens du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le ministre avait légalement pu fonder son refus sur la mise en cause de M. C pour usage illicite de stupéfiants, faits matériellement établis et incompatibles avec les fonctions envisagées, sans que l'absence d'inscription au casier judiciaire n'y fasse obstacle. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 4132-1 du code de la défense et L. 114-1 du code de la sécurité intérieure.
N° TA95-2308581(TA95-2308581)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 24 avril 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur l'usage d’une fausse carte d’identité espagnole ne suffit pas à caractériser une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2307225(TA95-2307225)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 25 avril 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. C, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se fondant uniquement sur l'usage d'une fausse carte d'identité pour caractériser une menace à l'ordre public, sans examiner l'ensemble des circonstances. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois et condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2303951(TA95-2303951)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant le refus du préfet du Val-d'Oise d’admettre ses deux enfants au regroupement familial. Le préfet avait motivé son refus par l’insuffisance de la superficie du logement de M. B au regard des seuils fixés par l’article R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l’insuffisance de motivation, du défaut d’examen, de l’erreur de droit et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B.
N° TA95-2303492(TA95-2303492)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait le refus implicite puis exprès de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour. Le tribunal a considéré que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA95-2302194(TA95-2302194)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant de délivrer un certificat de résidence à M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet avait illégalement omis de communiquer les motifs de cette décision implicite, en violation des articles L. 211-2 et L. 234-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.
N° TA95-2213764(TA95-2213764)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer un titre de séjour à Mme D, ressortissante égyptienne. L'annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme D dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 000 euros à Mme D au titre des frais de justice.
N° TA95-2201521(TA95-2201521)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A, aide-soignante, qui demandait sa réintégration et l'indemnisation de préjudices suite à sa radiation des cadres pour abandon de poste par le centre hospitalier Roger Prévot. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires relatives à l'absence de décision sur sa situation administrative et aux vices de procédure, faute de liaison préalable du contentieux. Sur le fond, il a rappelé qu'une radiation pour abandon de poste nécessite une mise en demeure écrite préalable, et qu'un agent en congé de maladie ne peut être radié sans une mise en demeure spécifique liée à un refus de contre-visite médicale. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais les textes appliqués sont la loi n°83-634 du 13 juillet 1983, la loi n°86-33 du 9 janvier 1986, et le code de justice administrative.
N° TA95-2200968(TA95-2200968)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête indemnitaire de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait 5 000 euros en réparation du préjudice subi faute de rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions, faute pour le requérant d'avoir présenté une demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le courrier du 7 mars 2022 adressé à la préfecture constituait une mise en demeure et non une demande indemnitaire préalable, ce qui n'a pas permis de lier le contentieux. En conséquence, l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA95-2114714(TA95-2114714)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de l'association Musique pour tous contestant le refus de la direction générale des finances publiques de lui octroyer le fonds de solidarité pour les mois de janvier, février, mars et mai 2021, dans le cadre de la crise du Covid-19. Le tribunal a requalifié le recours en excès de pouvoir, rejetant la qualification de plein contentieux. Il a annulé les décisions des 4 août et 13 septembre 2021, en se fondant sur les articles L. 212-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, au motif qu'elles ne comportaient pas les mentions obligatoires (prénom, nom et qualité de l'auteur), ce qui constitue un vice d'incompétence.
N° TA95-2110706(TA95-2110706)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, maître de conférences, qui demandait réparation des préjudices moral et financier qu'elle estimait subir du fait de la loi du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche. Cette loi supprimait l'obligation de qualification préalable pour les maîtres de conférences souhaitant devenir professeurs des universités, ce qui, selon elle, augmentait la concurrence et réduisait ses chances. Le tribunal a constaté que Mme A avait été nommée professeure des universités en 2023, après l'entrée en vigueur de la loi, et qu'elle n'établissait donc aucun préjudice indemnisable. La requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens fondés sur la responsabilité sans faute pour rupture d'égalité devant les charges publiques ou sur la méconnaissance des principes de sécurité juridique et de confiance légitime.
N° TA95-2110598(TA95-2110598)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, maître de conférences, qui demandait réparation des préjudices moral et financier résultant de la loi du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche. La requérante invoquait une perte de chance d’être recrutée comme professeure des universités en raison de la suppression de la qualification préalable pour ce corps. Le tribunal a constaté que Mme B avait été nommée professeure des universités en mars 2023, postérieurement à l’entrée en vigueur de la loi, et qu’elle n’établissait donc aucun préjudice indemnisable. La solution retenue est fondée sur l’absence de lien de causalité entre la loi et le préjudice allégué, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens tirés de la rupture d’égalité devant les charges publiques ou des principes de sécurité juridique et de confiance légitime.
N° TA95-2110510(TA95-2110510)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A B, attachée d'administration de l'État, contestant le classement de son poste dans le groupe de fonctions n° 4 pour le calcul de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) pour la période du 1er janvier 2018 au 30 juin 2019, estimant qu'il aurait dû relever du groupe n° 3. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir relative à la tardiveté des conclusions à fin d'annulation, mais a déclaré irrecevables les conclusions indemnitaires de Mme B, faute pour elle d'avoir justifié de l'existence d'une réclamation indemnitaire préalable auprès de l'administration, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité des conclusions indemnitaires, sans qu'il soit statué sur le fond du litige.
N° TA95-2013373(TA95-2013373)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par les sociétés Briand Construction, venant aux droits des titulaires du macro-lot n°1 d’un marché de construction d’un groupe scolaire à Antony, afin de contester le décompte général et définitif et d’obtenir le paiement de travaux supplémentaires, d’indemnités pour fautes du maître d’ouvrage, d’intérêts moratoires et la réduction de pénalités de retard. La commune d’Antony a conclu au rejet de la requête, tandis que les sociétés Dietmar Feichtinger Architectes et Tempeol ont également demandé le rejet des conclusions subsidiaires dirigées contre elles. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes des sociétés requérantes, considérant que les travaux supplémentaires n’étaient pas établis, qu’aucune faute de la commune n’était démontrée, que les intérêts moratoires avaient été intégrés au décompte et que les pénalités de retard étaient justifiées. La décision s’appuie notamment sur les stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) du marché.
N° TA95-2006286(TA95-2006286)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en excès de pouvoir par une ancienne aide-soignante de l'EHPAD Sainte-Emilie, a rejeté ses demandes. La requérante réclamait le versement d’un complément de prime exceptionnelle Covid, des indemnités journalières pour un arrêt maladie lié au Covid-19, et des dommages et intérêts pour harcèlement moral. Le tribunal a déclaré les conclusions relatives aux indemnités journalières irrecevables, jugeant que ce litige, portant sur les droits de la requérante en tant qu’assurée sociale, relève de la compétence des juridictions judiciaires et non de l’ordre administratif, en application des articles L. 142-1 à L. 142-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2414131(TA95-2414131)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai prise par le préfet des Hauts-de-Seine à l'encontre de M. B, ressortissant égyptien. Le juge a estimé la requête irrecevable car le recours en annulation de l'arrêté, déposé parallèlement, était déjà suspensif en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et avait été jugé au fond. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, pour défaut d'objet.
N° TA95-2414281(TA95-2414281)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 septembre 2024 obligeant M. B à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Trappes (Yvelines) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2413944(TA95-2413944)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant libanais, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour enregistrer sa demande de changement de statut vers la mention « salarié ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute pour le requérant de démontrer une impossibilité concrète d’obtenir un rendez-vous auprès de la préfecture compétente. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans astreinte ni frais.
N° TA95-2414243(TA95-2414243)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la demande de retrait de la décision préfectorale faisait obstacle à son exécution et ne relevait pas des mesures pouvant être ordonnées sur ce fondement subsidiaire, cette voie n’étant pas ouverte pour contourner les procédures de référé suspension ou liberté. La solution retenue repose sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du bien-fondé des moyens soulevés.