Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2110598(TA95-2110598)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, maître de conférences, qui demandait réparation des préjudices moral et financier résultant de la loi du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche. La requérante invoquait une perte de chance d’être recrutée comme professeure des universités en raison de la suppression de la qualification préalable pour ce corps. Le tribunal a constaté que Mme B avait été nommée professeure des universités en mars 2023, postérieurement à l’entrée en vigueur de la loi, et qu’elle n’établissait donc aucun préjudice indemnisable. La solution retenue est fondée sur l’absence de lien de causalité entre la loi et le préjudice allégué, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens tirés de la rupture d’égalité devant les charges publiques ou des principes de sécurité juridique et de confiance légitime.
N° TA95-2316178(TA95-2316178)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale, notamment car M. A ne justifiait pas d'un visa de long séjour, condition requise par l'accord franco-algérien pour l'obtention d'un certificat de résidence en tant que commerçant. Les moyens soulevés, tirés de l'irrégularité de la procédure, de la méconnaissance des accords bilatéraux sur les investissements et de l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2406926(TA95-2406926)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sri-lankaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours suivant la notification de l'arrêté. Le tribunal a appliqué les articles L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2303492(TA95-2303492)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme B, ressortissante angolaise, qui contestait le refus implicite puis exprès de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour. Le tribunal a considéré que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA95-2401458(TA95-2401458)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a également estimé que la procédure suivie par l'OFII était régulière et que le préfet ne s'était pas cru lié par l'avis du collège de médecins. Enfin, le tribunal a conclu que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2413222(TA95-2413222)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge rappelle que, si l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, la condition d'urgence n'est pas présumée pour une première demande de titre de séjour. En l'espèce, Mme B, en situation irrégulière depuis huit ans, n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire un examen prioritaire de sa situation, la condition d'urgence n'étant donc pas remplie. La requête est rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2406445(TA95-2406445)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 3 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant indien entré en France mineur en 2016, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'ancrage familial et professionnel du requérant (parents et frère titulaires de titres de séjour, diplôme obtenu en France). Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" sous deux mois et condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2302194(TA95-2302194)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant de délivrer un certificat de résidence à M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet avait illégalement omis de communiquer les motifs de cette décision implicite, en violation des articles L. 211-2 et L. 234-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais d'instance.
N° TA95-2310944(TA95-2310944)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation de la décision du 30 mai 2023 suspendant son permis de visite au centre pénitentiaire de Liancourt. Mme B avait été trouvée porteuse de 216 grammes de stupéfiants lors d'une visite à un détenu le 12 mai 2023. Le tribunal a jugé que cette décision, fondée sur les articles L. 341-7 du code pénitentiaire et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, était nécessaire, adaptée et proportionnée au maintien du bon ordre et de la sécurité de l'établissement. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2006286(TA95-2006286)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en excès de pouvoir par une ancienne aide-soignante de l'EHPAD Sainte-Emilie, a rejeté ses demandes. La requérante réclamait le versement d’un complément de prime exceptionnelle Covid, des indemnités journalières pour un arrêt maladie lié au Covid-19, et des dommages et intérêts pour harcèlement moral. Le tribunal a déclaré les conclusions relatives aux indemnités journalières irrecevables, jugeant que ce litige, portant sur les droits de la requérante en tant qu’assurée sociale, relève de la compétence des juridictions judiciaires et non de l’ordre administratif, en application des articles L. 142-1 à L. 142-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2406373(TA95-2406373)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA95-2406275(TA95-2406275)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B, ressortissante géorgienne, contre l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que la décision était suffisamment motivée. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du CESEDA et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2406274(TA95-2406274)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse D, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 8 avril 2024 refusant son admission au séjour en qualité de salariée et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que le préfet avait légalement pu lui reprocher d'avoir détourné l'objet de son visa de conjoint de Français, justifiant ainsi le refus de séjour et les mesures subséquentes.
N° TA95-2406257(TA95-2406257)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (3ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante tunisienne, qui contestait l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 24 avril 2024 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a estimé que l’ancienneté de son séjour (six ans) ne constituait pas un motif exceptionnel d’admission, et que sa vie familiale pouvait se reconstituer en Tunisie, son époux n’étant pas en situation régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2314225(TA95-2314225)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, maréchale des logis-cheffe, qui contestait la décision du ministre des armées du 22 septembre 2023 prononçant sa radiation des cadres. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une procédure irrégulière, l'inexactitude matérielle des faits, la méconnaissance du principe "non bis in idem" et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, en se fondant sur le code de la défense et le code des relations entre le public et l'administration, et a jugé que la sanction était proportionnée à la gravité des faits de violence conjugale commis en présence d'un mineur, pour lesquels Mme B avait été condamnée pénalement.
N° TA95-2213764(TA95-2213764)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer un titre de séjour à Mme D, ressortissante égyptienne. L'annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme D dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 000 euros à Mme D au titre des frais de justice.
N° TA95-2312027(TA95-2312027)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, inspecteur des finances publiques radié des cadres suite à une condamnation pénale. Le tribunal a jugé que l'arrêté de radiation était légal, car la condamnation, incluant une interdiction d'exercer un emploi public, privait l'intéressé de ses droits civiques et rendait impossible le maintien en fonction, sans nécessité de motivation ou de procédure contradictoire préalable. Le refus d'indemniser les congés non pris a également été validé, la radiation étant une perte de la qualité de fonctionnaire et non une démission. Enfin, la demande indemnitaire a été rejetée, faute d'illégalité fautive.
N° TA95-2309896(TA95-2309896)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante ukrainienne, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation personnelle, et la violation des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2315365(TA95-2315365)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 9 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de ses liens familiaux en France. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son entrée récente sur le territoire et de l'absence de liens suffisamment stables et intenses. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2303951(TA95-2303951)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant le refus du préfet du Val-d'Oise d’admettre ses deux enfants au regroupement familial. Le préfet avait motivé son refus par l’insuffisance de la superficie du logement de M. B au regard des seuils fixés par l’article R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l’insuffisance de motivation, du défaut d’examen, de l’erreur de droit et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B.