Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2312027(TA95-2312027)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, inspecteur des finances publiques radié des cadres suite à une condamnation pénale. Le tribunal a jugé que l'arrêté de radiation était légal, car la condamnation, incluant une interdiction d'exercer un emploi public, privait l'intéressé de ses droits civiques et rendait impossible le maintien en fonction, sans nécessité de motivation ou de procédure contradictoire préalable. Le refus d'indemniser les congés non pris a également été validé, la radiation étant une perte de la qualité de fonctionnaire et non une démission. Enfin, la demande indemnitaire a été rejetée, faute d'illégalité fautive.
N° TA95-2316178(TA95-2316178)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était légale, notamment car M. A ne justifiait pas d'un visa de long séjour, condition requise par l'accord franco-algérien pour l'obtention d'un certificat de résidence en tant que commerçant. Les moyens soulevés, tirés de l'irrégularité de la procédure, de la méconnaissance des accords bilatéraux sur les investissements et de l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2400363(TA95-2400363)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 décembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une vie privée et familiale stable en France. La solution s'appuie notamment sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA95-2400391(TA95-2400391)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 mai 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2401458(TA95-2401458)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a également estimé que la procédure suivie par l'OFII était régulière et que le préfet ne s'était pas cru lié par l'avis du collège de médecins. Enfin, le tribunal a conclu que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2406911(TA95-2406911)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. C, ressortissant congolais, contre un arrêté préfectoral du 19 avril 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter la France. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a fait droit à la demande d'aide juridictionnelle provisoire et, au fond, a annulé l'arrêté préfectoral. La solution retenue est fondée sur l'article 8 de la Convention européenne, le tribunal estimant que la mesure d'éloignement portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. C, compte tenu de son activité religieuse continue en France depuis 2017.
N° TA95-2406924(TA95-2406924)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant sierra-léonais, et l'a obligé à quitter le territoire. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant, l'administration n'ayant pas accordé une attention primordiale à l'intérêt supérieur de l'enfant né de l'union du requérant avec une ressortissante française. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. B dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2406926(TA95-2406926)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sri-lankaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours suivant la notification de l'arrêté. Le tribunal a appliqué les articles L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413360(TA95-2413360)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant ivoirien, qui rencontrait des difficultés pour renouveler son titre de séjour "membre de famille de bénéficiaire de la protection subsidiaire" via la plateforme de l'ANEF, ses demandes ayant été clôturées sans motif. Le juge a fait droit à sa demande en enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer dans un délai de quinze jours pour lui permettre de déposer physiquement sa demande de renouvellement, et de lui remettre, dans l'attente, un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge ayant reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure face à l'impossibilité de déposer la demande en ligne.
N° TA95-2411767(TA95-2411767)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a estimé que ces conclusions étaient irrecevables car elles ne relevaient pas des mesures pouvant être ordonnées dans le cadre de ce référé subsidiaire. Par ailleurs, la demande est devenue sans objet, le préfet ayant délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valant autorisation provisoire de séjour jusqu'au 11 février 2025. Les frais de procédure ont été laissés à la charge de M. B.
N° TA95-2413339(TA95-2413339)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de préemption du 17 mai 2024 prise par le maire de Gonesse, ainsi que du rejet du recours gracieux. Les requérantes, la SAS Pakuni et la SCI MCB, agissant en tant qu'acquéreurs évincés, n'ont pas démontré l'urgence, car l'exercice du droit de préemption les prive de la qualité d'acquéreur et aucun élément ne justifie un risque d'irréversibilité. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut d'avis du service des Domaines, ont été abandonnés en cours d'audience, et les autres moyens n'ont pas créé de doute sérieux sur la légalité des décisions. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 210-1 et L. 213-2 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2401820(TA95-2401820)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 17 janvier 2024 refusant un titre de séjour à M. B D, ressortissant algérien, et l'obligeant à quitter le territoire. La décision méconnaît l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, car l'éloignement du père priverait son fils handicapé, suivi médicalement en France, de sa présence. L'annulation du refus de séjour entraîne celle de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
N° TA95-2400744(TA95-2400744)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a également reconnu une erreur de fait du préfet concernant l'absence de réponse aux demandes de pièces, mais a jugé que cette erreur n'était pas déterminante, le préfet ayant fondé son refus sur l'absence d'intégration professionnelle particulière de l'intéressé, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2412301(TA95-2412301)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C. Ce dernier demandait la réouverture de son dossier et la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que la requête ne présente pas de caractère utile, car le requérant n'a pas communiqué les pièces justificatives de sa situation depuis 2021. En conséquence, la demande est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
N° TA95-2412317(TA95-2412317)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait d'ordonner à la caisse d'allocations familiales de Nanterre de lui verser ses prestations RSA en espèces. Le juge a estimé que la demande faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative de refus de paiement en espèces, ce qui n'est pas permis par cette procédure de référé subsidiaire. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2413522(TA95-2413522)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 17 septembre 2024 obligeant M. A à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 776-16 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant a été placé en rétention au centre du Mesnil-Amelot, situé dans le ressort du tribunal administratif de Montreuil. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier à cette juridiction, compétente pour statuer sur la requête.
N° TA95-2401995(TA95-2401995)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri lankais, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour de deux ans et d'une fixation du pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le préfet n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France.
N° TA95-2212454(TA95-2212454)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme F, rédactrice territoriale, qui contestait le refus du maire de Colombes de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident dont elle s'estimait victime le 3 novembre 2021. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, jugeant que la délégation de signature était régulière et que la signature électronique satisfaisait aux exigences légales. Il a également rejeté le moyen d'insuffisance de motivation, considérant que la décision, qui se référait à l'avis du comité médical, était suffisamment motivée. Enfin, le tribunal a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un lien direct entre ses conditions de travail et l'accident déclaré, et a donc jugé que le maire n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant la reconnaissance de l'accident de service.
N° TA95-2212533(TA95-2212533)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, fonctionnaire territoriale, contestant le refus de la maire de Châtillon de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 4 mars 2021 lors d'un entretien professionnel. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la simple lettre de notification du 12 juillet 2022, cet acte ne faisant pas grief. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté RH 2022-2831 refusant l'imputabilité au service, estimant que l'accident était bien survenu dans le cadre du service et que l'avis favorable du conseil médical n'avait pas été valablement écarté. En conséquence, l'arrêté RH 2022-2832 plaçant Mme B en disponibilité d'office a également été annulé. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux accidents de service.
N° TA95-2411893(TA95-2411893)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci demandait au juge des référés d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour ou de renouveler son attestation de prolongation d’instruction. Le désistement a été motivé par la délivrance, en cours d’instance, d’une attestation de prolongation d’instruction valant autorisation provisoire de séjour. Aucun texte spécifique n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée par un désistement.