Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2011474(TA95-2011474)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2013 et 2014. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation de la proposition de rectification concernant des revenus de capitaux mobiliers. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification, établie selon la procédure de taxation d'office, était suffisamment motivée au regard de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.
N° TA95-2414009(TA95-2414009)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation familiale ou à la scolarité de son enfant. La requête a été rejetée sans examen des moyens de fond.
N° TA95-2414023(TA95-2414023)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 9 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait le renouvellement du titre de séjour pour soins de Mme A, ressortissante ivoirienne. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée en raison du refus de renouvellement et que les moyens soulevés, notamment l’irrégularité de l’avis du collège de médecins de l’OFII et la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L’exécution de l’arrêté a donc été suspendue jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la requête en annulation.
N° TA95-2414029(TA95-2414029)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Noisiel (Seine-et-Marne) à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2414036(TA95-2414036)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui demandait des mesures pour faire cesser une atteinte grave à ses libertés fondamentales en raison du défaut de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas d'une situation suffisamment imminente ou précaire nécessitant une intervention dans un délai de 48 heures. En conséquence, les conclusions principales et subsidiaires visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte manifestement illégale. Les textes appliqués sont les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2409058(TA95-2409058)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence "vie privée et familiale". Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement infondée. Il a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs. Les moyens tirés de l'erreur de droit au regard de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et de la violation de l'article 8 de la CEDH ont été écartés, la requérante n'établissant pas que sa vie familiale ne pourrait se poursuivre en Algérie.
N° TA95-2316335(TA95-2316335)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l’arrêté du préfet du Val-d’Oise rejetant sa demande de titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le requérant, célibataire et sans charge de famille, ne justifiait pas d’une intégration professionnelle ou sociale suffisamment ancienne et stable pour bénéficier d’une admission exceptionnelle au séjour. Il a également rappelé que la circulaire du 28 novembre 2012, invoquée par le requérant, est dépourvue de valeur réglementaire et ne peut être utilement opposée. La décision a été fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2316413(TA95-2316413)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. F, qui avait subi des complications graves après une prise en charge au centre hospitalier Beaujon en 2012. La juridiction a jugé la mesure utile pour évaluer les préjudices, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expertise sera confiée à un collège d'experts en neurochirurgie et neuroradiologie interventionnelle, sans opposition de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. La demande de consignation a été rejetée, la procédure n'y étant pas soumise.
N° TA95-2314430(TA95-2314430)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, ressortissante philippine, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable jusqu’en juillet 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les frais d’instance ont été rejetés.
N° TA95-2411300(TA95-2411300)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également opéré une substitution de base légale, fondant la mesure sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (séjour irrégulier après expiration d'un visa) au lieu du 1° (entrée irrégulière), jugeant cette erreur sans incidence sur la légalité de la décision. Enfin, le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit.
N° TA95-2413519(TA95-2413519)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 22 août 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les décisions d'éloignement, d'interdiction de retour et de fixation du pays de renvoi, en raison de l'application des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui organisent une procédure de contestation spécifique avec un effet suspensif automatique. Le juge a également estimé que la condition d'urgence n'était pas établie pour la décision de refus de séjour, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité.
N° TA95-2305533(TA95-2305533)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet du Val-d'Oise à M. A, ressortissant malien. Le juge a retenu que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La délivrance d'un simple récépissé de demande de titre de séjour n'a pas fait perdre son objet au litige. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
N° TA95-2211736(TA95-2211736)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet des Hauts-de-Seine à Mme B, ressortissante ghanéenne. Le tribunal a retenu que l'administration n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette annulation est fondée sur un vice de procédure, sans examen des moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la demande d'injonction de délivrance d'un titre de séjour, estimant que le motif d'annulation retenu n'impliquait pas une telle mesure.
N° TA95-2314345(TA95-2314345)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 26 septembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. C B, ressortissant congolais, au motif que sa présence constituait une menace pour l'ordre public en raison d'une usurpation d'identité. Le tribunal a jugé que ce fait, isolé et relativement ancien, ne justifiait pas à lui seul un tel refus, en application de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. C B au titre des frais de justice.
N° TA95-2310158(TA95-2310158)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant nigérian. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2315753(TA95-2315753)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de deux ressortissants étrangers contestant des décisions préfectorales de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et de refus de titre de séjour.
N° TA95-2314424(TA95-2314424)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise était saisi par M. et Mme A, ressortissants philippins, de recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites du préfet des Hauts-de-Seine refusant de leur délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En cours d'instance, le préfet a délivré à Mme A une carte de séjour temporaire et à M. A un récépissé en vue de la remise d'une telle carte. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet, et a rejeté la demande de frais de justice.
N° TA95-2012552(TA95-2012552)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B tendant à la décharge des pénalités de 40% pour manquement délibéré appliquées sur le fondement de l'article 1729 du code général des impôts, au titre des années 2014 et 2015. Le requérant contestait ces pénalités en soutenant ignorer le caractère taxable des sommes issues de son compte courant débiteur dans la SCI JCM, considérées comme des revenus distribués selon l'article 111 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve du manquement délibéré, en raison de l'importance et du caractère répétitif des omissions, des fonctions de dirigeant et associé de M. B, et du remboursement tardif des avances après la proposition de rectification. La requête a été intégralement rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
N° TA95-2411295(TA95-2411295)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'accord franco-algérien de 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'accord franco-algérien était insuffisamment précisé et que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, faute d'éléments probants sur ses attaches en France. La décision a donc été confirmée.
N° TA95-2410695(TA95-2410695)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 14 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait obligé M. A, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La solution retenue est fondée sur le défaut de réexamen de la situation de l'intéressé par le préfet, notamment au regard de son état de santé, après l'annulation d'une précédente obligation de quitter le territoire par le tribunal administratif de Paris le 29 mai 2024. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent au préfet de statuer à nouveau sur le droit au séjour avant toute nouvelle mesure d'éloignement.