Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411767(TA95-2411767)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de travail. Le juge a estimé que ces conclusions étaient irrecevables car elles ne relevaient pas des mesures pouvant être ordonnées dans le cadre de ce référé subsidiaire. Par ailleurs, la demande est devenue sans objet, le préfet ayant délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valant autorisation provisoire de séjour jusqu'au 11 février 2025. Les frais de procédure ont été laissés à la charge de M. B.
N° TA95-2413231(TA95-2413231)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant brésilien, qui demandait le transfert de son dossier de renouvellement de titre de séjour vers la sous-préfecture de Sarcelles et la délivrance d’un document provisoire. Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une décision implicite de refus de transfert née du silence de l’administration, ce qui faisait obstacle à l’usage des pouvoirs du juge des référés. La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence, en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2400903(TA95-2400903)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B, ressortissante marocaine, contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante soutenait notamment une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation, arguant du sérieux de ses études d'ingénieur. Le tribunal a jugé que Mme B, ayant validé ses années académiques et poursuivant des formations complémentaires (TOEIC et certificat professionnel), pouvait être regardée comme ayant la qualité d'étudiante. En conséquence, il a annulé l'arrêté préfectoral, en application des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2400745(TA95-2400745)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé en droit et en fait. Il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA95-2413339(TA95-2413339)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de préemption du 17 mai 2024 prise par le maire de Gonesse, ainsi que du rejet du recours gracieux. Les requérantes, la SAS Pakuni et la SCI MCB, agissant en tant qu'acquéreurs évincés, n'ont pas démontré l'urgence, car l'exercice du droit de préemption les prive de la qualité d'acquéreur et aucun élément ne justifie un risque d'irréversibilité. Les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut d'avis du service des Domaines, ont été abandonnés en cours d'audience, et les autres moyens n'ont pas créé de doute sérieux sur la légalité des décisions. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 210-1 et L. 213-2 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2413223(TA95-2413223)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant gambien, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident en qualité de réfugié. En cours d'instance, M. B s'est désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, désistement dont il a été donné acte par l'ordonnance. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle, mais a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2401800(TA95-2401800)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, un ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 17 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation étant régulière, et a jugé la décision de refus suffisamment motivée. Sur le fond, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-malien de 1994 ne faisant pas obstacle à l'application de ce texte.
N° TA95-2400743(TA95-2400743)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 décembre 2022 refusant un titre de séjour à M. C, ressortissant nigérian, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cet arrêté méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En effet, M. C justifiait d'une relation affective et d'un investissement continu auprès de son jeune fils placé à l'aide sociale à l'enfance, ce que le préfet n'avait pas suffisamment pris en compte. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation des stipulations conventionnelles précitées.
N° TA95-2413300(TA95-2413300)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de l'exécution de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de fait, l'erreur de droit, l'erreur manifeste d'appréciation ou la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2413289(TA95-2413289)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la révocation de M. A, agent hospitalier, prononcée par le centre hospitalier Simone Veil. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la privation de traitement consécutive à la révocation ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation financière du requérant, ce dernier percevant une allocation pour perte d'emploi. En conséquence, la requête en suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2401995(TA95-2401995)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri lankais, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour de deux ans et d'une fixation du pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le préfet n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France.
N° TA95-2412367(TA95-2412367)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C A B. Ce dernier demandait la suspension de la décision implicite de la commission de médiation du Val d'Oise rejetant le caractère prioritaire de sa demande de logement. Le juge a estimé que la requête, dépourvue de pièces justificatives, ne permettait pas de justifier de l'urgence nécessaire à l'octroi d'une mesure de suspension. Par conséquent, l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA95-2412361(TA95-2412361)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A C B qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d’utilité, dès lors que l’intéressé avait déjà obtenu un enregistrement de sa demande et une attestation de prolongation d’instruction. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence.
N° TA95-2412418(TA95-2412418)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d’urgence, requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, car l’intéressé avait lui-même créé la situation d’urgence en se maintenant irrégulièrement en France pendant seize ans. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2412382(TA95-2412382)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B tendant à la suspension de la décision du préfet du 5 août 2024 lui refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas la perte imminente de son emploi, son employeur l'ayant maintenue dans ses effectifs malgré l'absence d'autorisation de travail. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA95-2412357(TA95-2412357)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour "étudiant" de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute pour le requérant de produire des éléments probants récents sur la régularité de ses études. La requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
N° TA95-2414009(TA95-2414009)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation familiale ou à la scolarité de son enfant. La requête a été rejetée sans examen des moyens de fond.
N° TA95-2414023(TA95-2414023)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 9 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine refusait le renouvellement du titre de séjour pour soins de Mme A, ressortissante ivoirienne. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée en raison du refus de renouvellement et que les moyens soulevés, notamment l’irrégularité de l’avis du collège de médecins de l’OFII et la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L’exécution de l’arrêté a donc été suspendue jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la requête en annulation.
N° TA95-2414029(TA95-2414029)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Noisiel (Seine-et-Marne) à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2414036(TA95-2414036)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui demandait des mesures pour faire cesser une atteinte grave à ses libertés fondamentales en raison du défaut de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas d'une situation suffisamment imminente ou précaire nécessitant une intervention dans un délai de 48 heures. En conséquence, les conclusions principales et subsidiaires visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'une atteinte manifestement illégale. Les textes appliqués sont les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.