Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411300(TA95-2411300)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également opéré une substitution de base légale, fondant la mesure sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (séjour irrégulier après expiration d'un visa) au lieu du 1° (entrée irrégulière), jugeant cette erreur sans incidence sur la légalité de la décision. Enfin, le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit.
N° TA95-2314430(TA95-2314430)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, ressortissante philippine, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable jusqu’en juillet 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les frais d’instance ont été rejetés.
N° TA95-2315753(TA95-2315753)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de deux ressortissants étrangers contestant des décisions préfectorales de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et de refus de titre de séjour.
N° TA95-2414043(TA95-2414043)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Louvres fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour examiner des immeubles d'habitation présentant des fissures, des chutes de crépis et une cheminée détériorée, afin de déterminer s'ils constituent un danger imminent. L'expert devra se prononcer sous vingt-quatre heures et proposer, le cas échéant, des mesures de sécurité provisoires.
N° TA95-2413075(TA95-2413075)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite de refus d'admission exceptionnelle au séjour et du refus de renouvellement de son récépissé, pris par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la situation de précarité administrative et financière invoquée résultant de l'absence de diligence de l'intéressée pour renouveler son récépissé, et non de la décision attaquée. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2412866(TA95-2412866)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme A, ressortissante ivoirienne, contre la décision du directeur territorial de l'OFII du 26 août 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante contestait ce refus, fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, en invoquant notamment une insuffisance de motivation et une erreur d’appréciation de sa vulnérabilité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l’OFII avait pris en compte la situation de la requérante, sans commettre d’erreur de droit ou d’appréciation au regard des articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2412226(TA95-2412226)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour modifier et liquider l'astreinte assortissant une précédente injonction faite au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une convocation pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Constatant l'inexécution persistante de l'ordonnance du 16 mai 2024, le juge a fait droit à la demande de modification en portant le montant de l'astreinte de 50 à 60 euros par jour de retard à compter d'un nouveau délai de quinze jours. En revanche, le juge a rejeté les conclusions en liquidation de l'astreinte, estimant que cette compétence ne relève pas du référé-modification prévu à l'article L. 521-4.
N° TA95-2403363(TA95-2403363)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait l'annulation de la décision du 17 janvier 2024 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a jugé que, malgré sa situation d'hébergement chez sa mère puis en logement d'urgence, M. B ne justifiait pas remplir les conditions légales pour être reconnu prioritaire au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2405111(TA95-2405111)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise de reloger M. B avant le 1er décembre 2024, sous astreinte de 150 euros par mois de retard. M. B avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation en août 2023, mais le préfet n'a pas démontré que les offres de logement reçues par l'intéressé comportaient l'information requise par l'article R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation. En l'absence de cette information, le refus de la première offre ne délie pas l'État de son obligation de résultat de relogement. La décision est fondée sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et suivants du même code.
N° TA95-2403543(TA95-2403543)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du 12 janvier 2024 de la commission de médiation du Val-d'Oise, qui avait rejeté sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. Le requérant soutenait que la commission avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la menace d'expulsion qu'il subissait. Le tribunal a annulé la décision attaquée, jugeant que la commission ne pouvait pas légalement se fonder sur l'absence de délai d'attente anormalement long pour refuser la demande, dès lors que M. B justifiait d'une menace d'expulsion, situation prévue par l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint au préfet de reloger l'intéressé sous astreinte.
N° TA95-2410969(TA95-2410969)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police portant à 24 mois la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a notamment relevé que M. B s'était maintenu irrégulièrement en France, avait déjà fait l'objet de mesures d'éloignement, et avait été interpellé pour des faits liés aux stupéfiants, sans justifier de liens familiaux ou professionnels stables.
N° TA95-2407581(TA95-2407581)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de reloger M. B A avant le 1er décembre 2024, sous astreinte de 100 euros par mois de retard. M. A avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation en décembre 2023, mais le logement proposé ne lui avait pas été attribué en raison d’un rejet par la commission d’attribution, et non d’un refus de sa part. Le tribunal a jugé que cette proposition non aboutie ne déliait pas l’État de son obligation de résultat, fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2413841(TA95-2413841)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté de mise en sécurité ordinaire du 4 juillet 2024 pris par le maire de Clichy-la-Garenne. Cet arrêté interdisait l'accès et l'occupation d'un immeuble et mettait en demeure les copropriétaires de réaliser des travaux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré d'atteinte grave et immédiate à sa situation, et ayant saisi le tribunal tardivement. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2413813(TA95-2413813)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute pour le requérant de justifier d’un préjudice suffisamment grave et immédiat, malgré sa situation irrégulière prolongée et son intégration personnelle et professionnelle. La décision se fonde sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2413906(TA95-2413906)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou une autorisation provisoire de séjour, afin de pouvoir signer un contrat d'apprentissage. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante n'a pas respecté le délai de dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience.
N° TA95-2410298(TA95-2410298)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un litige concernant le refus du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de délivrer à M. B la carte mobilité inclusion (CMI) avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a rejeté la requête par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que les moyens soulevés étaient irrecevables ou manifestement infondés. La décision rappelle les critères stricts de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique). En l'espèce, M. B n'a pas apporté de précisions suffisantes pour démontrer qu'il remplissait ces conditions.
N° TA95-2410223(TA95-2410223)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 8 mars 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d’Oise a rejeté sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La commission avait motivé son rejet par l’absence de pièces justificatives fournies par le requérant. Le tribunal a rejeté la requête de M. B sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en considérant que les moyens soulevés étaient manifestement infondés ou insuffisamment précis. Cette solution s’appuie sur les dispositions des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2404937(TA95-2404937)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant des indus de primes exceptionnelles de fin d'année (2021 et 2022) réclamés par la CAF du Val-d'Oise. La requérante invoquait un défaut de motivation et une absence de décision préalable de fin de droit, mais ces moyens ont été jugés inopérants. Sur le fond, Mme A n'a pas apporté de précisions suffisantes pour démontrer qu'elle remplissait les conditions d'attribution de ces primes, liées au bénéfice du RSA en décembre 2021 et 2022. La solution s'appuie sur les décrets n° 2021-1657 et n° 2022-1568, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2400887(TA95-2400887)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme C, qui contestait le refus de la CAF des Hauts-de-Seine de lui remettre une dette de RSA de 942,17 euros. La requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai de soixante jours. En conséquence, elle est réputée s'être désistée, et le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2113135(TA95-2113135)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A pour contester la décision du 7 juin 2021 du centre hospitalier Carnelle portes de l'Oise lui retirant le bénéfice de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er septembre 2017. En cours d'instance, l'administration a successivement modifié sa décision pour finalement, par une décision du 25 mars 2024, mettre fin au versement de la NBI uniquement à compter de la notification de cette dernière décision, satisfaisant ainsi la demande de la requérante. Constatant que les conclusions de Mme A avaient perdu leur objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer sur la requête.