Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2316118(TA95-2316118)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus du centre d'accueil et de soins hospitalier (CASH) de Nanterre de revenir sur sa démission. La requête, qualifiée de « demande de rendez-vous », se bornait à un rappel chronologique des faits sans exposer aucun moyen juridique, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2312253(TA95-2312253)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation des préjudices moral et financier résultant d’informations erronées communiquées par Pôle emploi (devenu France Travail) concernant ses droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que le litige, relatif à une prestation d’assurance chômage relevant du régime conventionnel, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2211677(TA95-2211677)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A A, qui contestait plusieurs décisions du préfet des Hauts-de-Seine relatives à sa demande de titre de séjour et sollicitait une indemnisation. Le juge a constaté que les messages litigieux, informant la requérante de la nécessité de clôturer une demande antérieure ou de déposer son dossier sur une plateforme adaptée, ne constituaient pas des décisions administratives faisant grief. Par conséquent, les conclusions en annulation et indemnitaires ont été rejetées comme manifestement irrecevables sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA95-2313873(TA95-2313873)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de loger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation en janvier 2022, avant le 1er décembre 2024. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 150 euros par mois de retard, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a constaté que l'État n'avait pas respecté son obligation de résultat en n'offrant aucun logement adapté au demandeur dans le délai légal de six mois.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxNON_LIEU

N° TA95-2407301(TA95-2407301)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du recours DALO, a examiné la requête de M. B qui demandait son logement sous astreinte après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation des Hauts-de-Seine le 26 juillet 2023. Le préfet a soulevé un non-lieu à statuer, arguant que M. B avait été relogé le 5 juillet 2024. Le tribunal a constaté que M. B s’est vu attribuer un logement de type T3 à Villeneuve-la-Garenne, sans contester son caractère adapté, et a donc jugé que l’État s’était acquitté de son obligation de relogement. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-5 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxANNULE

N° TA95-2202329(TA95-2202329)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A, infirmière de bloc opératoire, contestant le refus implicite de l'Hôpital Antoine-Béclère (AP-HP) de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 13 points majorés depuis 2017. En cours d'instance, l'AP-HP lui a accordé cette NBI avec effet rétroactif au 1er octobre 2017 et versé les rappels correspondants. Mme A s'est alors désistée de ses conclusions principales (annulation, injonction, condamnation pécuniaire), désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Statuant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'AP-HP à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2410971(TA95-2410971)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. C, ressortissant ivoirien, contre les arrêtés du préfet de police du 10 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour 24 mois. Le requérant contestait la légalité de ces décisions, invoquant notamment l'incompétence de l'auteur, un défaut de motivation, et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'auteur disposait d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des mesures d'éloignement, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412968(TA95-2412968)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant un arrêté préfectoral du 8 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était régulière et fondée sur les articles L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et de restriction de liberté, sans violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA95-2312327(TA95-2312327)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'assurer le relogement de Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 1er mars 2023. La requérante avait refusé une offre de logement inadaptée à son handicap (fauteuil roulant), motif reconnu impérieux par le préfet. Le tribunal a ordonné le relogement avant le 1er décembre 2024, sous astreinte de 200 euros par mois de retard, en application des articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-2 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2413159(TA95-2413159)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à suspendre la décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) du 5 juillet 2024 lui retirant sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le juge a reconnu l'urgence, caractérisée par la perte d'emploi du requérant et l'absence d'autres sources de revenus pour son foyer. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision de retrait a été ordonnée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413006(TA95-2413006)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 5 août 2024 l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable. Le tribunal a considéré que l'assignation à résidence était fondée sur une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant, conformément à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que M. C ne démontrait pas contribuer à l'éducation et à l'entretien de ses enfants français, ni justifier d'une insertion professionnelle, et que son éloignement demeurait une perspective raisonnable. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414032(TA95-2414032)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par Mme A C. Le juge a considéré que la requête était irrecevable, la décision de clôture de sa demande de titre de séjour pour défaut de justificatifs d'études ne constituant pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir. Il a relevé que la requérante n'avait pas déposé de nouvelle demande après avoir obtenu une inscription postérieure au classement de son dossier. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414066(TA95-2414066)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour pour dossier incomplet. Le juge a estimé que cette décision de classement sans suite, prise après que le requérant n'ait pas fourni les pièces complémentaires demandées, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête au fond étant irrecevable, la demande de suspension a été rejetée comme mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2403366(TA95-2403366)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a annulé la décision du 31 janvier 2024 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait rejeté comme irrecevable le recours de Mme A visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission ne pouvait opposer un défaut de production de pièces justificatives, dès lors que les demandes de complément avaient été envoyées à une adresse électronique erronée, différente de celle fournie par la requérante sur son formulaire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-14, qui imposent à l'administration d'informer correctement le demandeur de l'incomplétude de son dossier.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2410787(TA95-2410787)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 11 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les vices de procédure et de motivation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge estimant que la décision préfectorale était légale au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414040(TA95-2414040)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie, le titre de séjour étant expiré depuis plus de dix jours et le contrat d'apprentissage déjà suspendu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414039(TA95-2414039)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine portant retenue du passeport de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant été mise en possession d'un récépissé et d'une autorisation provisoire de séjour, et n'établissant pas avoir vainement sollicité la restitution de ses documents. La solution retenue écarte ainsi la présomption d'urgence invoquée par la requérante, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2410709(TA95-2410709)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, relevant que le préfet avait notamment mentionné son activité professionnelle non autorisée, son signalement au fichier des empreintes digitales pour vol aggravé et son non-respect d'une précédente mesure d'éloignement. Il a également jugé infondé le moyen d'erreur manifeste d'appréciation, la décision étant légalement fondée sur l'article L. 611-1 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de justification d'une entrée régulière en France. La requête a donc été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2313811(TA95-2313811)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du Val-d'Oise en janvier 2020, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Il demandait la condamnation de l'État à lui verser 20 000 euros pour les préjudices subis du fait de cette carence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a accordé à M. A une indemnité de 3 000 euros, en tenant compte de la durée de la carence et des troubles dans ses conditions d'existence liés à la sur-occupation de son logement.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2410693(TA95-2410693)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 27 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, considérant que la requête était bien dirigée contre l'arrêté du 27 juin 2024. Sur le fond, il a rejeté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière, et a estimé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA