Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2314291(TA95-2314291)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 9 450 euros à M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en juin 2022, en raison de l'absence de proposition de logement dans le délai de six mois. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué les troubles dans les conditions d'existence subis par M. A et sa famille, logés chez un particulier dans des conditions précaires, à 300 euros par mois pour la période de janvier 2023 à octobre 2024.
N° TA95-2212048(TA95-2212048)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de l'inspecteur du travail autorisant le transfert de son contrat de travail. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la décision attaquée, jointe au dossier, était illisible et n'a pas été régularisée malgré une demande en ce sens. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
N° TA95-2314856(TA95-2314856)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence, d'une demande d'indemnisation de 17 250 euros pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que le requérant a droit à une indemnisation pour les troubles dans ses conditions d'existence, évaluée en fonction de la durée de la carence et de l'inadaptation de son logement. Le tribunal a ainsi condamné l'État à verser à M. B une somme de 5 000 euros, assortie des intérêts au taux légal capitalisés.
N° TA95-2213448(TA95-2213448)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société IL PAPAGALLO contestant un titre exécutoire de l'Agence de services et de paiement (ASP) pour le reversement de 55 569,38 euros. La société soulevait des moyens d'incompétence de l'autorité ayant pris la décision de retrait d'aide, de défaut de motivation et de procédure contradictoire, ainsi que de disproportion de la sanction. Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la légalité de la décision de retrait d'activité partielle étaient inopérants dans le cadre du contentieux du recouvrement du titre exécutoire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants ou manifestement infondés.
N° TA95-2314290(TA95-2314290)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 2 000 euros à M. B pour le préjudice de troubles dans ses conditions d'existence, résultant de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du Val-d'Oise le 9 septembre 2022. La carence fautive de l'État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, le préfet n'ayant pas exécuté l'injonction de relogement dans le délai imparti. Le tribunal a rejeté la demande de dommages et intérêts pour le surplus, estimant que le préjudice était suffisamment réparé par cette somme, et a mis à la charge de l'État 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2401136(TA95-2401136)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a rejeté la requête de M. A. Ce dernier, reconnu prioritaire par la commission de médiation des Hauts-de-Seine en juillet 2023, demandait à être logé par l’État, estimant que son logement actuel à Asnières-sur-Seine constituait un simple hébergement temporaire en raison d’un bail d’un mois renouvelable. Le tribunal a considéré que, malgré les clauses contestées du contrat, M. A était locataire d’un logement conventionné, ce qui faisait disparaître l’urgence à le reloger. La solution s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2213755(TA95-2213755)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction au ministère des armées de réétudier son classement indemnitaire et son groupe de fonctions. La requête a été jugée manifestement irrecevable, d'une part car les conclusions à fin d'injonction sont irrecevables dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir, et d'autre part car M. B étant détaché au ministère de la transition écologique, c'est à ce dernier qu'il revient de fixer son indemnité de fonctions (IFSE) en fonction du poste occupé. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2213914(TA95-2213914)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, ressortissante marocaine, dirigée contre le refus implicite de titre de séjour du préfet du Val-d'Oise. La requête était devenue sans objet car le préfet avait pris une décision expresse de refus le 29 septembre 2023, retirant implicitement la décision implicite antérieure. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, a également rejeté les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
N° TA95-2313865(TA95-2313865)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable, qui demandait réparation pour l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité, car aucune proposition de logement n'a été faite malgré une injonction judiciaire. Il a condamné l'État à verser 5 000 euros à M. B pour les troubles dans ses conditions d'existence, en application de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. La somme demandée de 15 000 euros a été réduite, le tribunal estimant que les préjudices invoqués n'étaient pas tous établis.
N° TA95-2313864(TA95-2313864)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A, reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) par la commission de médiation des Hauts-de-Seine en 2019, pour carence fautive dans son relogement. La requérante, toujours hébergée chez sa mère, n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal en 2020. Sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a jugé que l'absence de relogement dans le délai légal engageait la responsabilité de l'État. Il a accordé à Mme A une somme de 3 000 euros en réparation de son préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence, et a mis à la charge de l'État 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2413195(TA95-2413195)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. G E, ressortissant togolais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 6 septembre 2024 du préfet du Val-d'Oise l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance des articles R. 732-5 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). La solution s'appuie sur les dispositions du CESEDA relatives à l'assignation à résidence des étrangers faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.
N° TA95-2217659(TA95-2217659)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait le versement d’une pension de réversion suite au décès de son ex-épouse. Le juge a constaté que M. B était toujours marié au moment du décès, ce qui, conformément à l’article 47 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003, lui interdisait de prétendre à cette pension. L’argument de l’absence de vie commune avec son épouse actuelle a été jugé inopérant. La requête a donc été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2307135(TA95-2307135)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné les requêtes de M. B contestant deux décisions de la CAF des Hauts-de-Seine du 4 mars 2023 lui réclamant le remboursement de primes exceptionnelles de fin d'année pour 2021 et 2022 (320,14 € chacune). Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a rejeté les demandes de M. B, qui n'a pas établi avoir formé une demande préalable de remise de dette auprès de la CAF, rendant ses conclusions irrecevables. La solution s'appuie sur les règles de procédure administrative contentieuse et le code de l'action sociale et des familles.
N° TA95-2307354(TA95-2307354)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la préfecture de police la plaçant en congé de maladie ordinaire avec impact sur sa rémunération. Le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, Mme A est réputée s’être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA95-2312253(TA95-2312253)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation des préjudices moral et financier résultant d’informations erronées communiquées par Pôle emploi (devenu France Travail) concernant ses droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que le litige, relatif à une prestation d’assurance chômage relevant du régime conventionnel, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail.
N° TA95-2404937(TA95-2404937)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant des indus de primes exceptionnelles de fin d'année (2021 et 2022) réclamés par la CAF du Val-d'Oise. La requérante invoquait un défaut de motivation et une absence de décision préalable de fin de droit, mais ces moyens ont été jugés inopérants. Sur le fond, Mme A n'a pas apporté de précisions suffisantes pour démontrer qu'elle remplissait les conditions d'attribution de ces primes, liées au bénéfice du RSA en décembre 2021 et 2022. La solution s'appuie sur les décrets n° 2021-1657 et n° 2022-1568, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2316273(TA95-2316273)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en juin 2019 et une injonction du tribunal en septembre 2020. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à M. A une somme de 7 000 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence, incluant son hébergement prolongé dans une chambre d'hôtel inadaptée avec sa famille.
N° TA95-2316118(TA95-2316118)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus du centre d'accueil et de soins hospitalier (CASH) de Nanterre de revenir sur sa démission. La requête, qualifiée de « demande de rendez-vous », se bornait à un rappel chronologique des faits sans exposer aucun moyen juridique, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.
N° TA95-2401907(TA95-2401907)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir. Le requérant s'est désisté par un mémoire enregistré le 17 septembre 2024. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate qu'aucun obstacle ne s'oppose à ce désistement.
N° TA95-2317274(TA95-2317274)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A B, reconnue prioritaire et devant être relogée d'urgence par une décision de la commission de médiation du 4 septembre 2019, suivie d'une injonction de relogement du tribunal en décembre 2020. Constatant l'absence de proposition de logement malgré ces décisions, la requérante a demandé la condamnation de l'État à lui verser 106 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l'État en raison de sa carence à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai imparti, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a ainsi condamné l'État à indemniser Mme A B pour les préjudices subis du fait du maintien de sa situation de logement précaire.